Philippe de Villiers, un homme du passé qui donne espoir en l'avenir

Villiers2Le Suicide Français, d’Eric Zemmour, établissait, à partir d’événements spécifiques, comment on avait déconstruit la France en tant que Nation souveraine, mue par une identité propre. Mais il parlait du dehors, n’ayant jamais été élu ou membre d’un gouvernement, même s’il fréquentait les arcanes du pouvoir.
Tel n’est pas le cas de Philippe de Villiers, dont le parcours, depuis ses études jusqu’aux différents postes qu’il a occupés, aurait dû en faire un pur produit de la République. Mais sa nostalgie d’une France rayonnante l’a assez vite dessillé face au spectacle trompeur de la politique, dont il connaissait parfaitement l’envers du décor : « Un empilement d’univers corruptibles, loin des gens qui voudraient savoir, loin des yeux qui voudraient voir. »
De Villiers parle donc avec un dégoût manifeste – on le serait à moins devant ce fatras de circonvolutions mensongères qu’on nous fait avaler jusqu’à l’étouffement ! Dans tout le livre surnage une mélancolie que les esprits forts en gueule – et juste en gueule ! – qualifient commodément de passéiste pour ne pas en mesurer la douleur. Autrement dit, le bonheur obligatoire du déracinement mondial ne se discute pas : la mondialisation, tu l’aimes ou tu la quittes ! C’était à peu près le sens de ce que lui signifiait jadis, à lui et à d’autres, le technocrate Jacques Delors en ces termes : « Ces gens-là devront quitter la politique. Il n’y a plus de place pour eux dans notre démocratie. »
Comme il n’y avait déjà plus de place pour les soldats tombés en Indochine, dont certains membres de la CGT caillassaient les cercueils à leur retour post-mortem sur le sol pour lequel ils avaient donné leur vie. Il y avait, cependant, toute la place pour Georges Boudarel, célébré pour services rendus au Vietminh en s’improvisant chef d’un camp de prisonniers français, dont beaucoup moururent sous ses coups. Ce même Boudarel ne fut jamais condamné pour ses crimes et finit gentiment sa vie en France, cette France qu’il avait torturée, nous explique amèrement de Villiers.
C’est là que ce recueil de souvenirs résonne douloureusement : il pointe notre propension, aidée par un lavage de cerveau savamment orchestré depuis les bancs de l’école, à nous haïr sans complexe.
Et même s’il faut parfois tempérer les ardeurs de l’auteur, lequel ne digérera jamais la Révolution, oublieux de ses causes – la tyrannie monarchiste d’alors –, la probité de ce dernier force le respect, là où d’autres se sont vautrés dans les malversations et les petits arrangements avec des multinationales leur demandant très généreusement de ne pas entraver la marche irrésistible de l’économie sans frontières.
On croise ainsi ces personnages qui ont marqué les dernières décennies : l’inénarrable Chirac, dont le sens de l’Histoire semble s’arrêter à la bière 1664 ; le roué Mitterrand, autocrate sournois et conscient de l’être ; Soljenitsyne, l’homme brisé qui ébranlera dangereusement les convictions de ces communistes de salon refaisant le monde entre deux gorgées de champagne millésimé. Toute cette farandole d’hypocrites affairistes, de Villiers les a côtoyés. On croise aussi des briscards comme Charles Pasqua, exagérément caricaturé par d’autres de son vivant, et ici brossé sans concession mais avec une certaine affection.
Témoignage donc, et verdict sans appel, hélas : il y a quelque chose de pourri dans la République de France, nous dit en substance ce texte. A cela, l’auteur oppose sa terre, la Vendée, et son porte-drapeau, ce parc que le monde semble nous envier, évoluant en dehors du consumérisme obsessionnel : le Puy-du-Fou, rempart mémoriel qui, à sa façon, raconte ce que c’était que la France du temps où on l’appelait encore Madame en se découvrant sur son passage…
Depuis, il y a eu la « grande broyeuse », l’Europe promise au Marché mais pas aux peuples, ces arriérés sans vision d’avenir, se disent sûrement ces décideurs de Bruxelles – où « l’essentiel de ce qui se fait ne se voit pas » – qui n’ont cure de nos avis, occupés qu’ils sont à se faire flatter la croupe par les lobbyistes, et dont l’auteur nous apprend que ces derniers claquent environ trois milliards d’euros par an pour convaincre les élus européens que le business est l’avenir de l’Homme.
On peut renâcler sur les idées de Philippe de Villiers, c’est notre droit – notamment sa vision figée du christianisme –, mais on ne peut lui reprocher d’avoir cédé au système et servi sa carrière. Les faits montrent même que s’il avait courbé l’échine comme nombre de ses coreligionnaires, il tutoierait aujourd’hui les cimes du pouvoir, ce qui ne fut pas le cas.
Ce qu’il a vu c’est ce que, à condition d’observer un minimum notre environnement, nous pouvons voir : le délitement des valeurs multiséculaires, forcément suspectes, accompagné d’une destruction méthodique de ce qui fut notre identité, mot terrible ! La partie est gagnée pour les adversaires farouches de la conscience nationale : la consommation nous a rendus dociles. Ou quand l’I-Phone réussit là où toutes les dictatures ont échoué : faire taire le peuple avec son libre consentement !
Certes, ses avis tranchants sur l’IVG ainsi que sur la question de l’euthanasie, bien que je partage ses craintes sur la tentation eugéniste que cela sous-tend, sont excessifs, voire dangereux. Villiers est en ce sens un homme d’un autre âge, viscéralement attaché à la permanence des choses : or, les choses changent, c’est une loi humaine qui dépasse les convictions. Ces changements doivent seulement être tempérés par la morale, autre mot terrible pour les progressistes sans retenue !
Voilà peut-être pourquoi il ne fut jamais aux commandes du pays : il rappelait trop ce que nous avions combattu, avec une violence inouïe accumulée par des siècles de servitude, elle aussi inouïe. Mais à la différence de politiciens calculateurs, dont les convictions fluctuent au rythme de leurs intérêts, de Villiers est demeuré toujours le même, ce qui mérite le respect. Comment d’ailleurs ne pas partager certains de ses combats, tel celui contre les pesticides qui ruinent lentement mais sûrement notre terre physique ?
Vient inévitablement la question de l’islam, religion qui se nourrit de notre « faillite spirituelle » en s’y substituant avec une violence inouïe et incompatible avec notre histoire, et dont le caractère exclusif nous ronge peu à peu.
Le texte s’achève sur la Russie, honnie par des sorciers infantiles qui se perdent – et nous perdent ! – dans leurs macabres jeux politiques inconséquents : les Etats-Unis, créateurs du monstre qui vient d’ensanglanter Paris, ce 13 novembre (Daech). La Russie, bien plus solide et lucide qu’on nous la vend en Europe, qui a, comme l’auteur, compris que « l’identité est toujours la sœur siamoise de la souveraineté. »
La conclusion, pleine d’espoir, nous dit que la France peut retrouver son chemin historique, redevenir elle-même et non demeurer un vulgaire marché économique. Ce sera dur, mais : « La souffrance permet toutes les rédemptions à ceux qui luttent contre elle. »
Charles Demassieux

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17 Commentaires

  1. À lire absolument et si vous n’avez pas envie de tirer la chasse sur le pot lithique, vous pouvez toujours voter pour les traîtres qui nous asservissent et détruisent nos nation.

    • je suis étonnée de ne pas voir aparaitre mon commentaire après celui-ci il n’était pourtant pas véhément il appeleait de ses voeux MONSIEUR PHILIPPE DE VILLIERS AUX MANETTES DE NOTRE FRANCE CA VOUS ENNUIE ,

  2. en effet à la lecture de son ouvrage – je dis bien ouvrage – je reprends ESPOIR que notre FRANCE redeviendra LA FRANCE QUE NOUS CHERISSONS Monsieur de VILLIERS nous vous attendons comme le MESSIE, vous portez une grande responsabilité mais avec VOUS nous irons fièrement porter HAUT ET FORT NOTRE CIVILISATION JUDEO CHRETIENNE ET DE CULTURE GRECO ROMAINE et non MUSULMANNE AVEC SON CANCER LE CORAN, nous avons besoin d’un CHEF DE GUERRE AUX MAINS PROPRES et nonlavées AUX PETRODOLLARS DE CEUX QUI ARMENT LE JIHAD SURSUM CORDA

  3. J’ai toujours voté pour lui et ai toujours regretté qu’il ne soit pas à la place de J.M. LePen à la tête d’un parti qui aurait fusionné.

  4. Article nul, qui dénonce la haine de soi, mais qui s’y vautre par la haine de nos Rois ! Qui n’aime pas nos Rois n’aime pas la France !

  5. Cher monsieur Demassieux, j’aime beaucoup vos articles, mais aujourd’hui, une petite phrase me gêne: « …la tyrannie monarchique d’alors… »! Quelle tyrannie ? Qu’il y ait eu des fautes et des erreurs, voire des crimes, de la part de la monarchie, personne ne le nie. Mais je vous rappelle, d’abord, que les rois n’auraient jamais permis ce que nous vivons en ce moment et qu’en 1300 ans, ils ont fait la France et que c’est grâce à eux que le seul nom de France rayonne encore sur le monde ! Ensuite, l’évolution se fait lentement. Certaines choses qui étaient normales à l’époque, ne le sont plus aujourd’hui. L’Angleterre, l’Espagne,ont conservé leurs monarchies et pourtant, elles étaient bien moins éclairées et avancées que la monarchie française. Lisez donc « mes relations de voyage en France », d’Arthur Young, publié à Londres en janvier 1789 et vous comprendrez ! Lisez les ouvrages d’historiens qui ont vraiment fouillé aux Archives nationales et vous comprendrez ! Paul et Pierrette Giraud de Coursac, par exemple, (editions F.X de Guibert) Ou les ouvrages de G. Lenôtre. Ne vous arrêtez pas sur les clichés haineux d’historiens gauchos qui ont approuvé la révolution, car, en ce qui concerne « la tyrannie »…pardon ! N’oubliez pas, entre autres horreurs, que ce bon citoyen Fouquier Tinville avait exigé 400 têtes par décade !!! Il y aurait tant de choses à dire ! Tiens ! Lisez aussi le livre remarquable de Arnaud Aaron Upinsky intitulé « vous aurez tous la tête coupée ou la parole coupée » Ed. de l’Oeil. Et vous verrez comment, déjà, les révolutionnaires ont retourné tout le sens des mots ! Extraordinaire ! Upinsky est d’une telle intelligence, qu’il faut le suivre ! Vous savez, ce n’est pas être automatiquement monarchiste que de défendre la monarchie, mais, comme l’a dit le Christ « on reconnait un arbre à ses fruits « . C’est tout simplement être amoureux de la glorieuse Histoire de notre pays.

    • « Puisse le sang ne jamais retomber sur la France »
      LOVIS XVI Roy de France et de Navarre

  6. Les français intelligents ne sont pas dupes, De Villiers comme Dupont Aignan sont des leurres au service du système destinés à enlever des voix au FN et plus le FN monte, plus ces agents du pouvoir UMPS sont actifs. De Villiers a toujours fustigé et insulté le FN comme son ami Dupont Aignan.

    • il ne vous viendrez pas à l’esprit de constater que le FN a choisi d’abandonner la vraie droite identitaire et libérale en libérant ainsi un créneau que d’autres vont prendre tels de villiers, Bompard, de Lesquen, chauprade et tant d’autres indésirables au FN
      Comme me le disait un mariniste ce w end, en se plaignant du sectarisme, « que les cathos et les identitaires foutent le camp on les remplacera avantageusement par plus de gens de gauche » dont acte
      Par ailleurs éviter d’étendre à tous le positionnement particulier de DLF.

      • @essylu
        Il ne vous viendrait pas à l’esprit que le FN est une étape obligatoire par laquelle il faudra passer avant quelque chose de plus radical. Vous pouvez continuer à voter pour les leurres si ça vous chante et ainsi enlever des voix au FN mais dans ce cas je crains que vous n’attendiez très longtemps le changement que vous espérez.

  7. A tous les lecteurs, sans développer plus avant sur vos objections, que je respecte sauf quand elles étalent une « haine de soi » – il se trouve que je lis beaucoup et sait reconnaître les apports des rois de France, dont Saint Louis pour qui je confesse une certaine admiration -, je me suis vertement planté en adressant à Riposte laïque ce texte dont la destination était un site de critique littéraire. Le texte que vous auriez dû lire, le voici:
    « Il n’y a plus ni précaution à prendre, ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. » écrit Philippe de Villiers en introduction de son essai politique , se souvenant des événements et des hommes qui ont défait la France en tant qu’entité culturelle et politique, qu’il a côtoyés de très près. Abandonnant son roman des figures historiques de la Nation (Charette, Saint Louis (1) et Jeanne d’Arc), de Villiers plonge les mains dans le cambouis et raconte ce qu’il a vu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas très beau à voir.
    Il commence par raconter comment les journalistes, accrédités à salir tout ce qui sent la France enracinée, se sont précipités sur lui, la bouche pleine d’accusations déguisées. De Villiers est fils de résistant déporté et torturé, mais cela n’empêchera pas un Ivan Levaï – héraut des contempteurs de notre passé – de lui poser cette question sournoise dans une émission : « Monsieur, en quoi vous distinguez-vous du maréchal Pétain ? » Accusation facile, mais qui marche à tout coup. Parce que ce nouveau monde, sans identité ni frontière, n’aime pas le temps jadis. Et chez les de Villiers on sert la France tout en préservant ses racines.
    Avant d’arpenter les plateaux de télévision, de Villiers a emprunté la voie royale de la réussite politique, à savoir l’ENA et Sciences Po. A défaut de s’y plaire, il concevait parallèlement un projet que beaucoup de comiques façon Canal + ont fustigé et qui, ironie du destin, fait envie au monde entier, à commencer par les Américains et les Russes. J’ai nommé le Puy du Fou, parc où le consumérisme outrancier a été sommé de céder la place au spectacle intelligent de l’Histoire. Alors il est légitime, le Vendéen, à dire que l’ENA, « Ecole Nationale de l’Arrogance », « a pour but de produire des individus conformes, dociles et policés ». Policés dans le sens d’une négation complète de l’identité nationale.
    Et d’égrener les portraits de ces produits, de l’ENA et d’ailleurs, qui, ensemble et malgré leurs différences idéologiques de façade, ont tous convergé vers la même idéologie mondialiste : Chirac, Giscard, Cohn-Bendit, Sarkozy, Hollande, autant de « fidèles à la religion du Divin Marché ». Dès lors, nous n’existons plus en tant qu’êtres : nous sommes devenus des consommateurs. Telle est la nouvelle antienne que ressassent ces politiciens de carrière à défaut de conscience. Parmi eux, il y a bien sûr Mitterrand, dont l’auteur reconnaît autant la culture impressionnante – ce qui le rend doublent impardonnable au vu de ses actions malfaisantes à la tête de l’Etat – que la rouerie.
    Puis il y a la terre, victime silencieuse de cette course à la surproduction ; il y a ces paysans forcés d’assassiner leur outil de travail pour produire toujours plus et finalement tout perdre. Le paysan « ne travaillera plus la terre, il l’exploitera », écrit l’auteur, ajoutant : « toutes les promesses se sont envolées », tuant au passage les abeilles, dont de Villiers se fera un défenseur ardent, partant en croisade conte les multinationales du pesticide, ce lent poison qui détruit le sol aussi sûrement que BHL détruit la France en voulant « la condamner, la mettre au ban de la civilisation ». Ce BHL qui semble avoir fait sienne une confidence du dissident Soljenitsyne à l’auteur : « Pour détruire un pays, il faut détruire ses racines. » La politique de la table-rase.
    Triste et révélateur, les défenseurs de cette France chérie, de Villiers les rencontre en dehors des frontières : « Quand une société ne peut plus enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner. » Et c’est un roi du Maroc – Hassan II – qui cite Péguy pour signifier l’importance du roman national français ! Parce qu’en France, depuis la Libération, on marche la tête à l’envers : on célèbre Mao, Hô Chi Minh, et l’on crache sur les cercueils de soldats tombés en Indochine, comme de Villiers nous le rappelle cruellement. On célèbre même un bourreau de soldats nationaux, un français traître à son pays : Georges Boudarel, qui jouira jusqu’à sa mort de la mansuétude d’un pays qu’il a torturé !
    Tout est mensonge et fausseté dans cette Nation qui semblait autrefois un phare, jusqu’aux sondages, machines à truquer les opinions, apprend-on.
    Il y a aussi les lobbies, ces vautours qui planent au-dessus des têtes élues du Parlement européen et des technocrates de Bruxelles. De Villiers, ancien eurodéputé, nous révèle – à moi en tout cas ! – que ces lobbies dépensent la coquette somme de trois milliards d’euros par an pour infléchir les votes en faveur de leur « chapelle » (finance, tabac, agro-alimentaire, etc.). Vous pensiez que l’Europe c’était la démocratie ?!
    Mais il n’y a pas que les entreprises qui font du lobbying : LGBT est par exemple l’un des lobbies les plus puissants, et ce qu’il vend c’est un renversement des mœurs, pas moins dangereux pour la santé que des pesticides : voir le ventre des femmes à louer, selon les vœux de Pierre Bergé ! L’immigration massive c’est aussi un truc de Bruxelles, et à l’heure où j’écris ces lignes le pavé parisien boit encore le sang versé par des enfants de l’immigration…passons !
    Déraciner économiquement l’Homme et le rendre sexuellement indéterminé, c’est le duo gagnant pour cette Europe de Bruxelles : « Un empilement d’univers corruptibles, loin des gens qui voudraient savoir, loin des yeux qui voudraient voir. » Le vieux rêve américain d’un marché européen, et rien qu’un marché, sans substance identitaire, est enfin réalisé : consommons et dénaturons-nous !
    Philippe de Villiers est peut-être excessif dans sa condamnation de l’IVG ou l’euthanasie des personnes gravement malades et sans possibilité de rémission, mais on est forcé de l’écouter lorsqu’il pointe un possible eugénisme derrière tout ça. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les hymnes composés à la gloire du jeunisme et du bien-être, où l’on exalte un corps dynamique et sain, à défaut d’un esprit sain, rendu assez vide pour adorer des abrutis médiatiques, tel un Karl Lagerfeld invitant à la maigreur. De Villiers s’égare aussi dans sa condamnation sans nuance de la Révolution française, quand bien même celle-ci a le sang de milliers de victimes innocentes sur les mains, dont ces Vendéens exterminés sans distinction d’âge et avec une cruauté sans nom. Pour autant, il défend la vie, on ne peut le lui reprocher, quand, sur notre sol, d’autres proclament la mort des infidèles.
    La transition est toute trouvée pour évoquer Tariq Ramadan. De Villiers le rencontrera au cours d’un débat télévisé, et ce qu’il en dit me semble d’une implacable exactitude : « Il paraissait lisse comme un galet qui roule dans le Nil en crue. Sans aspérités, sans agressivité apparente, il disait le contraire de ce qu’il avait écrit et proclamé naguère. » De Villiers découvrait la taqiya. Il ajoute une phrase qui, ces jours-ci, fait résonner le tocsin de la honte pour nos élites : « Nous sommes dans une inversion logique absolue : à chaque fois que l’islamisme frappe, nos élites déclarent l’urgence pour prendre des mesures contre ‟l’islamophobie”. Tariq Ramadan peut rire sous cape. Le fruit est mûr. »
    Il reste un espoir, c’est la Russie, cette « opportunité remarquable sur le plan économique comme sur le plan moral […] Elle peut donc nous aider à nous libérer nous-mêmes de nos dérives idéologiques, quelles qu’elles soient. » A condition de ne pas y perdre notre souveraineté, déjà dévorée par l’Europe !
    Optimiste, l’auteur conclue que le peuple silencieux a commencé à se révolter. Optimisme que je ne partage pas entièrement car, je le crains, un ver est dans le fruit, et il a un appétit d’ogre, ce ver Croissant !
    Il faut donc lire le livre de Philippe de Villiers pour sa pertinence et son style, deux denrées devenues rares.
    Maintenant, et je m’adresse directement à l’auteur :
    « Monsieur, vos analyses sont fines, vos chagrins sincères et votre amour de la France indéfectible, mais, je vous en prie, ne vous commettez pas dans une entreprise dissidente en reformant un parti, comme j’ai pu l’entendre çà et là. Vous nous feriez perdre un temps précieux en divisant les électeurs de la seule candidate capable de nous rétablir dans nos droits de Français, et cela, en dépit des objections que nous sommes tous en droit de lui opposer. Marine Le Pen n’est pas parfaite, sans doute. Cependant, son parti s’est assez renforcé pour nous permettre d’y croire. Vous inviter dans une éventuelle candidature présidentielle ferait immanquablement, et dramatiquement, tout capoter, et nous sombrerions à nouveau dans les griffes de ce Janus de la droite-gauche, avec les conséquences que cela impliquerait. Libre à vous de conseiller Marine Le Pen, de faire valoir vos objections, mais laissez-la faire. Songez que les Français sont fatigués, c’est-à-dire capables du pire et de se laisser aller à des colères que la noblesse d’avant 1789 n’a pas voulu voir. Ce serait le glas de la voix démocratique. Participez à notre renaissance, ne la tuez pas dans l’œuf.
    Votre très respectueux lecteur. »
    Charles Demassieux
    (1) J’ai autrefois chroniqué ce livre consacré au roi chevalier : http://fr.novopress.info/159188/philippe-villiers-roman-saint-louis-passe-remede-negation-memes/

  8. Merci pour votre réponse, monsieur Demassieux. Et je partage, là encore votre conseil à Ph. De Villiers. Surtout qu’il ne se représente pas! En aurait-il l’intention ? Dans son livre, il dit être parti de la politique avec le dégoût ! Par ailleurs, c’est un homme que j’estime beaucoup.

    • Il a laissé planer le doute lors d’une rencontre avec des journalistes de Valeurs actuelles.

  9. Moi perso je tire mon chapeau à Philippe de Villiers … On a besoin de lui pour rétablir la grandeur éternelle de la France et expulser les islamerdes qui passent leurs heures à salir notre terre.

  10. Que de clichés chez vous d’ habitude si mesuré, posé et serein!
    J’ en commente trois…
    La tyrannie monarchiste d’ alors… au delà du fait que les monarchistes ne pouvaient être des tyrans et n’ étaient pas forcément royalistes, la prétendue tyrannie monarchique ou royale à laquelle vous voulez faire croire était bien plutôt un régime de très grande liberté politique, publique et privée! Avec le premier droit indispensable à tout Français d’ être armé… au point que pour entrer au domaine royal de Versailles, il fallait être armé et, si on ne l’ était pas, on se voyait remettre une épée et son baudrier afin de pouvoir entrer… essayer d’ entrer à l’ Elysée avec un simple Laguiole! Sous les Bourbons, aucune plainte n’ aurait été déposée contre Riposte laïque, ses contributeurs et ses dessinateurs!!! Les rois étaient tenus de respecter non seulement les Lois fondamentales du royaumes mais aussi toutes les chartes et libertés ainsi que tous les privilèges dont jouissaient les Français, les villes, les échevinages, les bastides et leur consulat et les corps constitués.
    Passons sur Alexandre SOLJENNITSYNE dont l’ âme russe nous est étrangère et incompréhensible par manque d’ ouverture d’ esprit… vous niez à Philippe de VILLIERS le droit d’ être contre l’ avortement qui serait donc pour vous un immense progrès… celui d’ assassiner des innocents sans défense… il ne vous manquait plus qu’ à rappeler qu’ il est aussi contre le mariage des sodomites et le mariage des gouines ainsi que contre la pma et la gpa… et on aurait compris que vous lui prêtiez une vision figée du Christianisme… alors pour faire bonne mesure, moi aussi, j’ ai une vision figée du Christianisme à Saint Pie V et Saint Pie X… cela vous fera les pieds.
    Alors vous revenez à la charge avec des siècles de servitude… or, comme déjà rappelé au sujet de la prétendue tyrannie royale, depuis Clovis au moins, au Ve siècle, la liberté des Français était bien plus étendue que celle des Français sous la coupe réglée de la république! Mais je vais aborder un détail de l’ Histoire: les Serfs. Les Serfs des domaines seigneuriaux ont été affranchis à la Renaissance; les derniers Serfs du domaine de la Couronne ont été affranchis par Louis XVI bien avant 1789… et ils y étaient opposés car ils voulaient rester Serfs du Roi et ils croyaient que leur maître ne les aimait plus! Serfs du Roi dans le domaine de la Couronne ou Serfs des domaines seigneuriaux, ils n’ étaient la propriété de personne: ils étaient seulement attachés à une terre d’ où ils ne pouvaient être chassés ce qui était une excellente garantie économique contre le chômage et la pauvreté mais ils bénéficiaient tous de la plus grande liberté qui soit et bien plus que les Français sous la coupe réglée de la république. Vous nous expliquerez au passage quelle est la liberté d’ un chômeur réduit à la misère et crevant de faim…
    Pour ne pas être exclusivement à charge et faire preuve d’ objectivité, je vous donne acte que vous mentionnez [les républicains ont combattu avec une] violence inouïe lors de la révolution s’ entend… au demeurant en tous points semblable à celle des nazislamistes du prétendu état islamique… Avec plus de 30 millions de Français assassinés entre 1789 et 1815 dont la moitié entre 1789 et 1799, c’ est le minimum qui puisse être dit… cf le Génocide des Populations des Bocages de l’ Ouest de la France sur http://www.midiassurancesconseils.com/GenocidePopulationsBocagesOuestFrance.htm
    Vous comprendrez pourquoi au Cercle Légitimiste de France, notre objectif est de détruire la république et sa secte noire maçonnique satanique mondialiste liberticide génocidaire islamophile, islamisante et islamique afin de remettre la France à sa place de royaume du Fils aîné de l’ Eglise avec le roi légitime sur le trône et sous la couronne en sa qualité de Lieutenant de Dieu en France.
    FCDC Cercle Légitimiste de France fcdc@bbox.fr Tél.: 06 04 08 46 36

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