Pierre Cassen paraît encore rêver au sursaut d’une gauche qui n’existe plus depuis trente ans !

Publié le 27 avril 2012 - par - 639 vues
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Ce courrier s’adresse plus particulièrement à Pierre Cassen pour sa dernière communication en réaction au premier tour de la présidentielle. Je regarde régulièrement vos communications et les suis avec intérêt.

Néanmoins, j’ai été étonné par votre analyse dans la dernière video concernant la « gauche ». Vous parlez de « gauche molle », celle de Hollande et en développant ensuite sur Mélenchon, vous concluez que la France a la « gauche la plus bête du monde ». Je crois que cette position est une illusion, cette « gauche » ou plutôt cette fausse gauche n’est pas le moins du monde bête, encore moins molle, elle s’est convertie depuis des lustres à l’ultralibéralisme et elle mène donc la politique qui est la sienne. L’étiquette « gauche » est un mensonge et n’a aucun lien avec le contenu, c’est un peu comme une bouteille de vin de Bordeaux qui ne l’est que par la mention sur l’étiquette alors que par la chimie qui est propre à ce produit, cela n’a plus rien à voir avec le vin a fortiori avec un Bordeaux.

Ces gens sont donc des ultralibéraux, en lien avec le MEDEF, avec les puissances financières, les banques, le grand patronat, la Commission européenne et tout ce qui contribue à nous détruire. Il suffit de regarder le nom de ceux qui fréquentent Le Siècle, la French American Foundation, le Cercle des Industriels, pour y voir figurer en bonne place dans le le cas de la French American Foundation un Montebourg par exemple qui se la joue « démondialisation » et qui en fait est repéré par les milieux atlantistes comme faisant partie de l’élite à soigner.

Par conséquent, à mon sens il n’y a plus de gauche, tout simplement si on veut encore entendre par « gauche » la défense des gens modestes.

Quant à Mélenchon, franc-maçon, sénateur à 35 ans (cela en dit long sur son niveau de subversion et de dangerosité !), il était pour Maastricht en 1992, il était au PS en gros pour affaiblir les chevènementistes plus à « gauche » que lui, il a toujours été un bon petit mitterrandien et son rôle a consisté à phagocyter le Parti communiste, le parti de Georges Marchais, d’ailleurs il n’a pas eu trop de mal car ce sont les bureaucrates du PC qui lui ont donné les clefs de la maison pour espérer encore par des tractations conserver des postes d’élus en tout genre. Mélenchon n’est pas de gauche, c’est à mon sens un enfumeur chargé de rabattre des voix pour Hollande en drainant le mécontentement de ceux qui s’aperçoivent que le PS est ultralibéral.

D’autre part, Mélenchon n’est pas et n’a jamais été un défenseur de l’école de la République, car quand il appartenait au gouvernement Jospin comme sous-ministre à l’enseignement professionnel, il appartenait à un gouvernement qui sabotait l’école publique (voir la réforme des cycles de Jospin dès 1989) et tout le monde sait, Jean-Ckaude Michéa le démontre très bien que la « gauche » a fait encore plus de mal à l’école publique que la « Droite » elle-même en détruisant les programmes et en instituant le laxisme et le ludique aux dépens de la transmission des connaissances.

Par conséquent, vous semblez nostalgique d’une « gauche » qui ne l’est plus depuis plus de 30 ans et vous lui donnez trop  de valeur en ne l’identifiant pas à ce qu’elle est objectivement : le soutien le plus actif et peut-être le plus dangereux (parce que c’est la « gauche » dans la tête des gens), le soutien à l’oligarchie ploutocratique qui nous opprime.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je risquerais d’être trop long dans un courrier électronique et de lasser.

Cordialement,

Alexandre Dunois

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