Pierre Mauroy n’était pas un fils du peuple, et il n’a passé que 18 mois devant des élèves

Hollande a dit  que Mauroy était un « homme du peuple ». Il est dit : « son grand père était bûcheron »  :  de fait il était petit exploitant forestier, avec des aides. dans le Bois de Saint-Amand-le-Eaux.

Du côté de sa mère, famille Bronne de Boulogne-sur-Helpe, situé aux confins de l’Aisne, du Coté de la Capelle, Le Nouvion en Thiérache. Bronne ramassait du lait dans les fermes du côté de Cartignies avec des bidons pour cette laiterie de Boulogne, où on fabriquait du beurre en priorité, du fromage en annexe. C’était donc un petit patron, avec des employés de laiterie.

Le jour du mariage à Petit-Fayt de Henri Mauroy qui deviendra le père de Pierre Mauroy, il était déclaré comme directeur de laiterie.

Les deux grands-parents de Pierre Mauroy n’étaient pas du tout du peuple, surtout du
côté des Bronne.

Les frères Mauroy seront par la suite des gérants de la Laiterie coopérative de Petit Fayt, Pierre Mauroy lui-même y interviendra, d’après la presse locale (lancement avorté d’un produit appelé « Boum »), utilisation d’un avion (Pierre Mauroy avait même un brevet de pilote).

La gestion désastreuse entraînera la faillite du  » Crédit Agricole Mutualiste du Cambrésis » de Cambrai qui cautionnait les activités. Ceci dans les années 1960.

Pierre Mauroy ne restera pas très longtemps  dans l’ Enseignement technique : devant les élèves, il n’aurait passé que 18 mois à Colombes, en région parisienne. Le reste en tant que « détaché », membre fondateur du Snetaa, au sein de la FEN, créée en 1947, fondateur de l’Association Léo Lagrange, dont il a récupéré l’idéal, car Léo Lagrange était un
vrai laïque, lui.

Aux élections Municipales de de 1971, qui permirent à Mauroy d’être élu à Lille, il y avaient des élus SFIO qui l’accueillirent et qui étaient restés Adjoint au Maire, avec Augustin Laurent comme Maire qui continuait son mandat.

En 1973, Mauroy devint Maire. En 1976, ses Adjoints SFIO, qui avaient manifesté un désaccord politique avec Mauroy qui avait signé le « programme commun », furent virés de leur mandat d’adjoint au Maire, et remplacés les dames cléricales que Mauroy avaient
fait entrer au Conseil Municipal.

On est donc bien loin de l’image de fils du peuple, homme de terrain, enseignant dans le technique et vrai laïque qu’on a essayé de nous vendre, ces derniers jours, pour rendre hommage à celui que Pascal Olivier appelait un homme de droite déguisé en socialiste.
Martine Chapouton

 

 

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