Pierre Overney-Remi Fraisse : quand on joue à la guerre, parfois on meurt…

Le 25 février 1972, devant les usines Renault de Billancourt, le militant maoïste Pierre Overney, par ailleurs licencié de l’entreprise automobile quelques temps auparavant, vient haranguer les ouvriers pour les inviter à participer à la commémoration des morts de Charonne, dix ans plus tôt. Le commando gauchiste cherche à rentrer dans l’usine. Il y a des blessés chez les gardiens. Pierre Overney avait une barre de fer à la main, et un responsable de la sécurité de chez Renault, ancien militaire, Antoine Tramoni, lui tirera dessus, et le tuera.

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Quelques jours plus tard, 200.000 personnes honoreront la mémoire du militant révolutionnaire, jurant de venger la mort de leur camarade.

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Le vigile sera condamné à 4 ans de prison. A sa sortie, il sera exécuté par un commando se réclamant de la mémoire du militant maoïste.

Mais ce que tout le monde a surtout retenu de la mort de Pierre Overney est qu’elle mit fin à la violence révolutionnaire qui habitait la France, depuis mai 1968, et que tous les petits bourgeois gauchistes qui faisaient semblant de jouer à la guerre comprirent qu’à ce jeu là, parfois, on peut mourir…

N’y a-t-il un parallèle a faire avec la fin tragique de Remi Fraisse ? Comment ne pas se dire, quand on voit de telles images, que toute une génération a été éduquée dans le sentiment qu’on peut casser du flic, et éventuellement du gendarme mobile, en toute impunité, et surtout sans le moindre autre risque de respirer de temps en temps une grenade lacrymogène, ce qui pique le nez et les yeux, et est très désagréable, mais ne représente pas un gros risque physique.

Cela nous fait penser à cet autre fait divers tragique. Il fut un temps où les prétendus écologistes avaient pris l’habitude de se coucher sur les rails, pour protester contre les convois de chemin de fer transportant des déchets nucléaires. En général, cela se passait bien, et le train s’arrêtait toujours à temps… sauf une fois, où un malheureux de vingt ans perdit ses deux jambes. Depuis, les écolos ont mis fin à ce genre d’actions…

Casser du flic au nom de l’écologie, ou du gauchisme, cela a forcément, un jour ou l’autre, des conséquences, et il est malvenu de pleurnicher. Ces jeunes gens sont tout de même fort étonnants. Ils qualifient, de manière par ailleurs grotesque, de fascistes les personnes qui aiment leur pays, et quand un Clément Méric reçoit un coup de poing, alors qu’il allait agresser par derrière Estéban, ils pleurent tous, comme si la « guerre » qu’ils prétendent mener contre « la bête immonde » devait être sans risques. C’est pareil avec les gaucho-écolos, qui, à Notre-Dame des Landes ou à Sivens, se croient autorisés à jouer à la guerre contre « l’Etat fasciste », avec tenue de gauchiste des Galeries Lafayette, et gémissent que le-dit état fasciste (tu parles !) puisse, de temps, par ses forces de l’ordre, juste répliquer un tout petit peu, quand on les agresse à coup de cocktails Molotov !

Clemenceau, dont se réclame certaines hautes personnalité de ce régime, aurait-il toléré le centième de ce qui se passe en France, depuis trente ans, que les agressions viennent des racailles, des islamistes ou des gauchistes, à l’encontre des forces de l’ordre ? Poser la question, n’est-ce pas y répondre ?

Paul Le Poulpe

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