Pierre Serne ne peut être qualifié de fellateur, sauf s’il a changé de sexe

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Notre site Riposte Laïque, une nouvelle fois attaqué, a fait l’objet d’un procès en appel, après avoir été condamné en première instance par la 17e chambre, pour « propos injurieux tenus à l’encontre de Pierre Serne ». Ce dernier, ancien conseiller régional écologiste d’Ile-de-France, aujourd’hui magistrat financier à la Chambre régionale des comptes des Hauts-de-France, avait en effet fait l’objet d’un article de Paul le Poulpe, auteur de Riposte Laïque, qui l’avait traité « d’islamo-fellateur ».

Loin de moi l’idée de faire le procès de l’islamisme dans ces lignes. Après tout, chacun est libre d’avoir la religion qu’il veut. C’est un droit constitutionnel. Pas plus que de traiter Pierre Serne de « fellateur » (nous ne sommes pas suffisamment intimes pour que je m’y risque) ; encore moins de faire de l’homophobie, parce qu’une fois encore chacun est libre de faire ce qu’il veut avec son cul (du moins à huis clos). Non, je souhaiterais simplement que nous nous interrogions sans arrière-pensées ni sous-entendus, sur l’aspect « technique » de cette dénomination de « fellateur » qui a été jugée « homophobe » par la 17e chambre.

Par ailleurs, Me Pichon, avocat de Riposte Laïque, soulève un point intéressant dans ses conclusions du 7 septembre : « L’auteur Paul le Poulpe affirme que Monsieur Pierre Serne serait non seulement un « islamo-fellateur »(… ) Si ces propos font référence à des comportements particuliers qu’attribue l’auteur à Monsieur Pierre Serne, il ne s’agit pas d’une référence à un fait précis, étant donné que leur réalité ne peut être établie ».

En effet, Me Pichon pose là la bonne question : un homme, au sens biologique du terme, peut-il être considéré comme un « fellateur » si la réalité n’a pas été clairement établie, à savoir si ce dernier n’a pas fait la démonstration de son talent en la matière ? Par conséquent, intéressons-nous à la chose si vous le voulez bien et établissons les faits, tout d’abord d’un point de vue historique. Ensuite nous débattrons du contenu et du contenant et de l’art et de la manière…

Les études préhistoriques ne démontrent en rien que les homos sapiens pratiquaient la fellation. Variété de singes, il est plus que probable qu’ils se contentaient de simuler classiquement la reproduction.
Par contre, les récits sur papyrus de l’Egypte antique sont très clairs sur le sujet, précisant même pour certains que « les prostituées ayant pour spécialité la fellation portent du rouge à lèvres ». Intéressant non ?
La fellatrice la plus connue reste Cléopâtre, surnommée « grande bouche ». Réputée pour être une experte en la matière qui, si l’on en croit l’excellent ouvrage de Thierry Leguay « La fabuleuse histoire de la fellation », aurait même goûté aux parties intimes de centaines de ses gardes.
Gourmande va !

Entre le Ve et le XIe siècle, le catholicisme étant passé par là, le coup de langue était passible de 3 à 15 ans de prison chez les catholiques irlandais. La fellation étant devenue un motif de condamnation religieuse très sévère, les hommes devaient alors se tourner vers les prostituées plutôt que leur femme pour recevoir cette gâterie. N’oublions pas que l’Eglise obligeait les épouses à trois Pater et deux Ave entre chaque étreinte. (Et après vous vous demandez pourquoi ces frustrées sont devenues féministes).

Plus proche de nous, Bill Clinton, grand expert du sujet si l’on en croit le procès retentissant que cela lui a valu nous indique que : « la fellation ne peut être qualifiée de véritable rapport sexuel (du moins lors du « Monicagate »), cet acte impliquant qu’une bouche et un pénis possèdent un caractère sexuel évident ». Je vous interdis de rire !

Il semble que cette pratique soit désormais rentrée dans les mœurs lors des rapports intimes, que ce soit en Europe, en Amérique du Sud ou encore en Australie. La Russie reste une inconnue puisqu’il semble qu’aucun auteur n’y ait mené d’enquête, et nous n’avons pas voulu interroger nos amis Russes qui hébergent notre site de crainte de les offusquer. Si néanmoins ils désirent apporter leur contribution dans les commentaires, leurs avis seront les bienvenus !

Le sexologue Philippe Brenot dans son ouvrage « Les femmes, le sexe et l’amour« , réalisé en collaboration avec l’Observatoire international du couple, souligne que les femmes apprécient fort la chose. Et c’est bien là que je veux en venir… les femmes ! Car de tous temps et à travers les âges se sont les femmes qui ont pratiqué l’art de la fellation, les femmes et que nenni les hommes.

Alors ? Peut-on considérer que Pierre Serne est un « fellateur » et que ce propos est homophobe dans la mesure où la fellation a toujours été attribuée aux femmes ? Certes pas d’un point de vue purement historique et… biologique (à moins que ce dernier n’ait changé de sexe sans nous en informer…).

Que penser de la fellation ?

N’en déplaise aux féministes de tous bords, ma foi, que du bien dès lors qu’elle est consentie. L’acte en lui-même n’est ni dévalorisant, ni humiliant, et soyons honnête l’auteur peut même y prendre du plaisir sachant qu’à ce moment là une femme se met uniquement dans cette position pour contenter un homme sur lequel elle a… une totale emprise ! Eh oui, n’en déplaise à certains, dans ces cas-là, c’est la femme qui vous tient messieurs. J’en veux pour preuve l’oubli total de certains d’entre vous qui se damneraient pour cela toute honte bue.

D’ailleurs, si l’on en croit les statistiques (et c’est bien connu les chiffres ne mentent pas) 87 % des femmes déclarent faire des fellations de manière régulière à leur partenaire.

Des femmes, toujours des femmes et encore des femmes, nous avons eu beau chercher et retourner le problème dans tous les sens, rien sur… les hommes ! Visiblement, les hommes ne peuvent pas par conséquent être considérés comme des fellateurs ! Il n’y a donc aucune diffamation à traiter un homme de « fellateur« , « puisqu’il ne s’agit pas d’une référence à un fait précis et qu’aucune réalité ne peut être établie », seulement une erreur technique dans le terme…

Donc, après le contenu et le contenant, intéressons-nous si vous le voulez bien à l’art et la manière…

Soyons honnête, la fellation c’est tout un art et comme tout art, cela demande de la maîtrise, de la patience et… de l’expérience.

Commençons par examiner l’aspect de la « chose ». Arrêtez messieurs de bassiner vos compagnes avec la « taille », quand on est si près du délit la taille est le cadet des soucis de la dame. Et à moins que la nature ne vous ait fait la farce de vous doter d’un pénis d’âne, aucune femme n’y regardera de si près. La seule chose qui intéresse la dame dans ces moments-là c’est… l’odeur ! Eh oui, nous avons le nez délicat. Pensez-y avant de râler, car quand on est avec la personne désirée, faire une fellation n’est pas si désagréable mais l’hygiène, elle, est incontournable. De même, on n’éjacule pas sur le visage de sa partenaire sans demander la permission. Ce n’est pas une crème Chantilly donc… on fait attention. Pensez également qu’une femme a besoin de respirer et que seules les championnes olympiques tiennent 8 minutes en apnée. C’est une fellation pas une course d’endurance, donc contentez-vous d’apprécier et évitez d’étouffer la dame si vous voulez qu’elle s’occupe de vous en beauté. Aussi, arrêtez de perpétrer le mythe selon lequel la totalité du pénis doit entrer dans la bouche pour que ça vaille le coup. Et puis, si vous voulez quelque chose dites-le ! Les femmes ne sont pas médiums. Elles ne peuvent pas deviner ce que vous avez dans la tête, si tout au moins il s’y trouve quelque chose, parce que dans ces moments-là, on peut se poser la question, croyez-moi !

Après l’art, la manière…

Donc la question est posée, Pierre Serne pourrait-il être un fellateur ? Car la fellation ce n’est ni plus ni moins qu’une stimulation avec la bouche, la langue mais aussi les lèvres (et surtout pas les dents). Encore faut-il être souple de ce côté-là. Cela demande du soin, ce n’est pas une mécanique durant laquelle on essaie de penser à autre chose (bien que !). Le but du jeu est de rendre fou son partenaire au point qu’il en redemande donc… du doigté ou plutôt de la langue.

Point trop n’en faut, un homme serait-il capable de lécher reculer, puis de revenir tout en délicatesse sur le chérubin… de s’éloigner de ce gland si bien décalotté sur lequel sa langue va venir se promener en une promesse de délices inavoués jusqu’à le rendre fou, à votre merci ? Aurait-il suffisamment d’imagination pour ajouter quelques glaçons bien ronds à la chose… ou encore quelques bulles de champagne qui viendront titiller le bigorneau, agacer la frétillante, au point qu’il en redemandera ? De laisser son imagination voguer dans les tréfonds les plus obscurs du plaisir jusqu’à en terminer « bien au chaud » ?
Demandons son avis Jean Schultheis, expert visiblement en la matière…


https://www.youtube.com/watch?v=fEtxlfvhjXg

Un homme pourrait-il arriver à ce degré de maîtrise ? Permettez-nous d’en douter. La fellation est historiquement un art féminin. Par conséquent, Pierre Serne ne peut pas être considéré comme un « fellateur », et donc ce propos qui ne concerne que la gent féminine n’a rien d’homophobe, n’en déplaise à Pierre Serne lui-même et à la 17e chambre !

Valérie Bérenger

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8 Commentaires

  1. Serne, si on te dit « tu es un enc… » tu vas me trainer au tribunal? Parceque sur mon site je me gêne pas pour employer des mots tendres avec toi mais j’ai jamais reçu de plainte, bizarre non? Ou c’est tout simplement la vérité, tu aimes te faire mettre par ton William?

    Tu vois, je ne t’ai pas traité de fiotte ni de pédale, ce serait homophobe, quelle horreuuuuur!! Allez mon chou, à un de ces 4!

    Léon

  2. Chère Valérie,
    Seriez vous une… connaisseuse gourmande en la matière ? Si oui, heureux sont les hommes qui ont eu le plaisir de passer entre vos mains…

    Avec toute ma respectueuse considération !

    Lee & Colbert

    • « Les » !?! Au risque de vous paraître vieux jeu ou de vous décevoir « un » a suffit à mon bonheur. Il est des êtres tellement exceptionnels que tous les autres à côté vous paraissent bien pâlots et bien peu digne d’intérêt. Mieux vaut vivre avec des souvenirs heureux plutôt que de voguer de déceptions en déceptions !Après, chacun est libre de ses choix.

  3. Tout fellateur vit aux dépens de ceux qu’ il a fellatés
    Le bureau de Clinton , le sucé , s’appellait le bureau « avale »

  4. On a effectivement du mal à comprendre le lien logique entre le terme de fellateur, employé ici allégoriquement, et l’homophobie…

    La Justice se déshonore en prêtant une fois de plus la main à des persécutions idéologiques et politiques dont elle se fait la complice en racontant n’importe quoi pour justifier une condamnation arbitraire et prévue d’avance.

Les commentaires sont fermés.