Pierre Tevanian invente le marxisme-islamisme pour mieux combattre la laïcité

Publié le 6 mai 2013 - par - 1 018 vues
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Déjà, quand il s’agissait de la bouillie idéologique de son gendre Paul Lafargue et de son alter ego Jules Guesde (tous deux chefs du Parti Ouvrier Français), Karl Marx déclarait, je cite : « non, désolé, je ne suis pas marxiste ».

Si Marx avait connu l’idéologie totalitaire du « socialisme en un seul pays » et la « pensée Mao » du petit livre rouge du « grand timonier » de Pékin, qu’aurait-il dit, pour se démarquer du brouet empoisonné confectionné par des idéologues hostiles, -dans les faits-, à l’émancipation du prolétariat et de la société dans son ensemble?

En 1968-1969, c’est Lénine que les Tchèques et les Slovaques appelleront au secours, quand déferleront les centaines de milliers d’hommes de troupes du Pacte de Varsovie accompagnés des nouveaux « référents » qui ouvriront tous grands les chemins boueux des prisons et des asiles psychiatriques spéciaux, en plus des licenciements et des persécutions multiples et variées, aux animateurs du « printemps de Prague » (le « socialisme à visage humain » opposé au « socialisme réel » de la bureaucratie totalitaire et parasitaire).

En 2013, ce sont des « universitaires », des personnages prétentieux et verbeux, qui ont pris la place des idéologues du Guépéou. Ils pontifient toujours, inventant une nouvelle idéologie. Comme les précédentes, cette idéologie est opposée à la démocratie politique, qualifiée par elle de « libertés formelles » et aussi de…« racisme républicain ».

Ils inventent un nouveau brouet infect. Ils réquisitionnent Marx, pour leur servir de caution, en reprenant certains mots ou formules de ce dernier, pour défendre cette autre idéologie totalitaire aliénant des millions d’hommes et de femmes..

Parmi ces esprits torturés, choisissant de valoriser un nouveau système totalitaire, un ancien de la LCR/NPA, qui fut élève de l’école normale supérieure (l’ENS de Saint-Cloud).

Pour ces « universitaires » apologistes de l’extinction des libertés des « lumières »,- parce qu’elles seraient « racistes », parce qu’elles seraient « néocolonialistes » et stigmatiseraient une population d’anciens colonisés-, nous trouvons un certain Pierre Tevanian.

http://oummatv.tv/16468/haine-de-religion-latheisme-devenu-lopium-peuple-de-ga

Avec ce patronyme, on aurait pu penser que ce diplômé de l’université française eusse entendu parler des massacres à répétition d’Arméniens.

On aurait pu se dire : qu’il était au courant des  tueries qui commenceront en 1864, – peu de temps après qu’aient cessé de couler les flots de sang répandus par la riposte du califat ottoman cherchant à s’opposer au soulèvement national grec. Un universitaire devrait savoir que les tueries d’Arméniens de l’empire ottoman se sont poursuivies pendant toutes les années de la seconde partie du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème, pour s’achever dans le génocide de 1915, qui fit en quelques mois plus d’un million de victimes civiles désarmées et pacifiques.

Un universitaire aurait pu avoir manifesté une curiosité bien naturelle pour l’Histoire de cette vieille nation arménienne : nation ségréguée pendant des siècles par les strictes normes du pacte d’Omar ; si ancienne nation constamment humiliée, puis objet de massacres pendant presque six décennies, au nom des droits de l’islam, puis génocidée par et pour les exigences combinées du « nationalisme turc » et de la haine religieuse fanatique ; nation privée des trois-quart de son territoire national (la partie annexée à la Turquie).

Manifestement, notre diplômé semble n’avoir jamais entendu parlé de l’Histoire arménienne, qui jette une ombre indélébile sur l’idéologie totalitaire qu’il s’emploie à soutenir et à amalgamer à ce qu’il ose appeler « marxisme ». Il a du tiré son patronyme dans une pochette surprise pour ce livrer à ce grotesque et odieux exercice.

Ou s’il est au courant de ces événements ottoman récurrents, il fait comme nous faisaient il y a quarante ans, Georges Lukacs et tous les « marxistes » de l’école stalinienne et/ou stalinisante. C’étaient des  « marxistes » niant les crimes staliniens, ou les réduisant à peu de choses quand ils les reconnaissaient, ou les prétendant nécessaires, voire inévitables*…

Notre ancien élève de l’école normale supérieure de Saint-cloud, formé ou formaté dans un milieu longtemps (peut-être encore) marqué par le « marxisme » structuraliste althussérien et sa rupture épistémologique entre « le jeune Marx» des « manuscrits de 1844 », (adversaire résolu de l’aliénation de l’homme à son produit) et le « Marx de la maturité » ; althusserisme qui était l’idéologie obligatoire dans ces « écoles ».

Notre ancien normalien appelle Karl Marx à son secours, pour s’opposer -au nom du marxisme et d’une doctrine de l’émancipation économique et morale- aux normes de la Laïcité en tant que cadre légal.

Notre ancien normalien reprend la formule marxiste concernant la religion, qualifiant de : « soupir de la créature souffrante », «d’ opium du peuple », l’aliénation par laquelle l’homme s’assujettit à sa création mentale pour se forger les barreaux d’une prison intérieure, plus solides que ceux d’acier d’une geôle de pierres et de béton.

Sauf que, sauf que pour cet ancien du NPA*, l’opium du peuple ce n’est plus la religion. Pour le normalien Tevanian, un « universitaire » paraît-il, l’opium moral, ce serait…la laïcité.

En outre, cet opium laïcité serait aussi : l’idéologie d’un « racisme républicain »…

Il fut une époque où les Tévanian qui gravitaient dans l’orbite du Guépéou traitaient de réactionnaires, d’anticommunistes primaires, de fascistes, d’agents de la bourgeoisie et de l’impérialisme, d’individus à double face, d’hitléro-trotskistes ou de stalinophobes n’ayant pas à se plaindre s’ils se faisaient casser la gueule, tous ceux qui ne se résignaient pas au système de lâcheté politique sartrien ; un système consistant à ne pas vouloir « désespérer Billancourt », en ne dénonçant pas les crimes et les trahisons de la bureaucratie affirmant mensongèrement édifier le socialisme.

Pour tous les Tévanian de ce début de siècle, « l’édification socialiste », leur « Billancourt », c’est l’islam et ses activistes revendiquant le refoulement des normes de la Laïcité accusée d’être un nouvel opium du peuple.

Tous ceux qui sont les fidèles de cet activisme s’opposant à ce nouvel opium, par conviction, par habitude, par résignation ou par crainte, doivent être préservés d’une critique publique qui, par essence, serait  néo-colonialiste  et raciste.

Pour résumer : Pierre Tevanian complète Al Qaradawi et tous ceux qui appellent au meurtre des impies et des apostats

Il leur apporte la caution de Marx, qu’il transforme en justification scientifique de l’aliénation à l’idéologie totalitaire.

Pour cet ex « trotskiste », -de la variante LCR/NPA : haro sur la démocratie politique, feu sur le jacobinisme ramenant le culte dans les bornes des lois d’ordre public, feu sur le jacobinisme qui jettera des feux brûlants quand il ira chercher le Pape à Rome pour le placer en résidence surveillée au Château de Fontainebleau, stop au jacobinisme qui brillera encore dans les éclairs des baïonnettes des grenadiers français forçant les serrures des cellules de l’inquisition espagnole pour briser cette institution qui ne s’en remettra jamais.

Voici désormais l’ennemi : c’est la laïcité accusée d’être un opium du peuple

En d’autres termes et pour faire simple : la Démocratie politique serait à combattre.

Elle serait à traquer, en tant que forme politique institutionnalisée d’un nouvel opium du peuple, à savoir : la liberté de penser ; la liberté d’exprimer tout haut sa pensée ; la liberté de conscience ; la liberté d’adopter ou de rejeter une religion ou une autre !

Alon Gilad

 

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