Pigasse : un exemple probant de la collusion Finance-Gôche-Presse…

Vladimir Pigasse est l’un des coactionnaires du « Monde », la sérénade quotidienne de la bien pensance mondialiste, formatée multiculturalisme militant sous couvert d’objectivité informative…

Ah, oui… Le prénom a été changé, l’officiel fleurant bon « l’évangélisme chrétien », ce qui , on l’avouera, ne convient nullement au bonhomme.

Ainsi donc, Vladimir « Ilitch » Pigasse – ben quoi, il ne se dit pas « de gôôôche » ? – officie dans la presse après avoir débuté dans les cabinets ministériels de Strauss Kahn (un modèle multifonctions…) et de Fabius (auquel le sang contaminé ne suffit pas, au point qu’il veut y ajouter celui du peuple syrien qu’il voudrait allègrement bombarder…). Et être passé par le monde de la finance internationale (qu’il représente toujours, et à quel niveau !) en occupant les plus éminentes fonctions au sein de la banque d’affaires (grandes et petites, secrètes comme publiques) franco-américaine Lazard, digne composante de ce que l’on peut appeler « les oligarchies financières mondialistes ».

C’est vrai, qu’en matière de presse, il est né sous les meilleurs auspices : grand-père, père, oncle, frère, soeur, cousins… tout ce petit clan n’a pas passé des jours tranquilles à Clichy, mais a participé au monde de l’édition et du journalisme de la plus intense et fructueuse manière (1)… C’est que, chez ces gens-là, on sait où est son intérêt propre… propre, enfin, si on veut.

Aussi retrouver ce banquier millionnaire en euros à la tête des « Inrockuptibles » puis du « Monde » après avoir oeuvré avec Edouard de Rothschild lors de l’achat de « Libération » par ce dernier (36% du capital), fait des affaires avec Arnaud Lagardère, conseillé Murdoch, soutenu financièrement les sites « Rue 89 » et « Médiapart »… n’est nullement étonnant, tant le bonhomme sait l’importance pour la finance internationale comme pour les pouvoirs politiques de maîtriser ce qu’on appelle par antiphrase « l’information », qui n’est, en fait, que « manipulation » au profit des « puissants »… D’ailleurs, si la rumeur récente le dit prêt à investir dans « Libération » (à la place, peut être, des héritiers de l’éditeur italien Carlo Caracciolo…) – dont le directeur Nicolas Domorand est un de ses proches-, c’est qu’on ne prête qu’aux riches, comme dit l’adage bien connu.

Il y a, sans doute, quelque malignité à faire remarquer ici que le sieur Pigasse ressemble, comme deux gouttes d’eau , à ce banquier d’affaires, député, propriétaire du journal fictif « La Vie Française » que Guy de Maupassant dépeint dans « Bel Ami » et qui porte témoignage de ce que, dès son développement de masse grâce aux techniques d’impression, grâce aux réseaux de communication, grâce au recul de l’analphabétisme, la presse n’a été qu’un moyen d’action et de domination par l’information contrôlée, dirigée, manipulée, de ceux qui avaient les pouvoirs (économique et politique) pour les conserver et les renforcer.

Le regard de clinicien porté par Maupassant sur le monde glauque, amoral, pourri par l’argent, de la finance, de la presse, de la politique étroitement mêlées découpe , comme au scalpel, le corps social pour en laisser voir les chairs putrides des « élites dominantes » dont le seul souci est de se reproduire sans laisser la moindre place à ceux qui n’en sont pas.

Et le « Monde » d’aujourd’hui, comme tous ses semblables du matin et du soir, donne asile et pouvoir aux Walter de la finance, aux folliculaires à la « Saint Potin », aux chroniqueurs des « dîners en ville » à la Rival, aux valets de plume à la Forestier, aux concubines d’alcôves à la Madeleine Forestier, aux ambitieux sans scrupules ni valeurs à la Georges Duroy…

Aussi peut-il se permettre – sans crainte d’être remis dans son caniveau- de taire, de modifier, de minimiser toute réalité qui irait à l’encontre de ce à quoi il est destiné… qui n’est pas d’informer, on l’aura compris!

Ce qui reste surprenant, c’est que le lectorat de ce journal, qui se qualifie volontiers de cultivé et d’intellectuel, et qui a lu aussi bien Maupassant que Balzac et Zola, donne l’impression de bien savoir ce qui a été montré par ces grands auteurs…et d’ignorer parfaitement que c’est toujours la même chose qui se déroule sous son nez… et dont il s’abreuve quotidiennement!

A moins que cela relève d’une lâcheté de confort, de postures intéressées ou du suivisme moutonnier de ce qu’il faut lire, faire ou penser pour être bien « en Cour ».

Empédoclatès

1 – voir M. Pigasse in « Wikipédia ».

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