Piratage de TV5-Monde : les conséquences de l'infiltration islamiste

Guerreoccident1Europe 1 déclare ce matin 9 avril 2015 : « Jamais une attaque de cette ampleur n’avait touché une chaîne de télévision. Ce piratage a empêché la chaîne de diffuser ces programmes pendant plusieurs heures. »
Cette nouvelle a, de toute évidence, surpris désagréablement tant l’Entreprise TV5 que les autorités nationales …
Pourquoi cette surprise ?
Alors, que ce type d’action de guerre était non seulement probable mais prévisible depuis de nombreuses années ! Les contre-mesures destinées à la neutralisation ou à la prévention de telles actions auraient dû être mises en place depuis longtemps !
Les activités que j’ai exercées voici un plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information, puis dans la Guerre de l’Information me permettent cette affirmation.
Cette action de guerre impliquant des systèmes d’information (et non uniquement des systèmes informatiques) venant de se produire à TV5 Monde, n’est qu’une première tentative, réussie, mais sans grande conséquence pour la nation. D’autres actions du même type auront lieu, elles concerneront des systèmes d’information – civils ou militaires – d’une sensibilité bien supérieure à celle d’une chaîne de télévision.
Sur le plan technique, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un acte de guerre utilisant l’arme système-informatique sur des cibles étant elles-mêmes des systèmes-informatiques, afin d’atteindre des systèmes d’information vitaux pour la nation.
Cet aspect de la guerre du XXIe siècle est traité dans les pages 188 et suivantes de « Guerre à l’occident – Guerre en occident », chapitre 8 Armes utilisées et utilisables – Armes non conventionnelles. L’utilisation de ces armes par destination doit être associé au mode d’action subversif (Chapitre 7).
En 2008, suite à la publication du « Rapport d’information sur la cyberdéfense » j’avais adressé à monsieur le Sénateur ROMANI un message dans lequel je l’informais de ma prise de connaissance du « Rapport d’information sur la cyberdéfense ».
La lecture de ce document m’avait laissé quelque peu pantois, voire très inquiet !
Elle mettait en évidence que, globalement, tout restait à faire dix ans après mes travaux : effrayant … Je m’étais bagarré pendant des années, c’est tout juste si je ne passais pas pour un « dangereux fou », et de nombreuses inimitiés en avaient découlé … « le premier qui dit la vérité … ».
Je terminais mon message en reconnaissant que ce rapport, qui décoiffait quelque peu, s’il était suivi d’effets et qu’enfin les Responsables, à tous les niveaux, comprennent où se trouvait l’intérêt du Pays, marquait un changement de cap radical, alors que des officiers français qui avaient essayé de contribuer à la Défense de leur Pays avaient été ignorés, parce que dérangeants et inébranlables quant à leur mission.
Le jeudi 19 juillet 2012 au matin, le Sénateur BOCKEL est intervenu sur la radio Europe-1, le thème de l’entretien était un nouveau rapport … « Rapport d’information sur la Cyberdéfense ».
Les propos tenus lors de l’entretien et la lecture du document m’ont laissé quelque peu pantois et, même, très inquiet !
En effet, quatre ans après, il apparaissait que, le « Rapport d’information sur la Cyberdéfense » n’était – au fond – guère différent du Livre blanc publié en 2008. Et, sa cible était exclusivement technique !
Ce qui, si rien n’était modifié, constituait un verrouillage dangereux du processus de réflexion, et une réduction du champ des études et des programmes à entreprendre pour la construction d’une Cyberdéfense à l’échelle du Pays !
En effet, le domaine des technologies de l’information est très important et ne peut pas être mis de côté. Mais, il importe de traiter surtout et en priorité les aspects humains, les aspects organisationnels, les aspects réglementaires, qui sont ceux qui conditionnent (comme dans tout système de défense, quel qu’il soit) une défense efficace des systèmes d’information. Il ne pouvait être question de se focaliser sur les systèmes informatiques (sous-ensembles des systèmes d’information).
Les attaques des systèmes d’information, militaires, civils, … si elles se répétaient, mettraient en cause la survie, les intérêts vitaux de notre nation.
Par ailleurs dans ce document il n’y avait nulle mention de l’association, absolument vitale, du Renseignement – Action, à la Cyberdéfense …
Quand bien même des études sérieuses avaient été entreprises, associant les Organismes de la Défense, de l’Administration et des Entreprises spécialisées, des ébauches de solution avaient déjà été élaborées, « Rapport d’information sur la Cyberdéfense » laissait à penser que tout restait à faire !
Cela, malgré le courage et les compétences de tous ceux œuvrant pour la défense des systèmes d’information !
Si, demain des systèmes d’information tels que ceux des Banques, des Établissements financiers, du SIT (Système Interbancaire de télécompensation, traitant 100% des 15 milliards d’opérations interbancaires annuelles), des Caisses de retraites, de la CPAM, de l’EDF, de l’INSEE, … étaient attaqués :
– non pas par des hackers mais par des islamo-terroristes infiltrés (comme il est hautement probable que ce soit déjà le cas ), maîtrisant les technologies de l’information, contrôlant – de gré ou de force – plus particulièrement les ingénieurs-systèmes ou les ingénieurs en télécommunications ;
– alors qu’une grande partie des logiciels utilisés sont sous-traités dans des pays étrangers, dans le cadre de contraintes uniquement commerciales, et que ces pays peuvent parfaitement être pénétrés par les islamistes ou favorables à leurs thèses … (les pétro-dollars sont d’excellents outils de persuasion).
Ce serait le CHAOS !
Laissons la parole au « camarade » Wladimir Illich, dit LENINE, qui déclarait :
« Il est indispensable de recourir à toutes sortes de stratagèmes, manœuvres et procédés illégaux, de manière à pénétrer les syndicats et de s’y maintenir, en y développant des activités communistes, quel qu’en soit le prix ».
L’auteur, référence permanente des dirigeants de l’ex U.R.S.S., ne nous en voudrait sûrement pas d’adapter son texte à notre époque …
« Il est indispensable de recourir à toutes sortes de stratagèmes, manœuvres et procédés illégaux, de manière à pénétrer les systèmes d’information des nations occidentales et de s’y maintenir en y développant des activités subversives, quel qu’en soit le prix, afin de rétablir le grand Califat ! »
Jean-François Cerisier

image_pdf
0
0