Plaidoyer pour une Apostasy Pride de Nation à République

Publié le 9 avril 2012 - par - 544 vues
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Alors que la plupart des religions acceptent qu’un de leurs fidèles les quitte publiquement et volontairement, l’islam n’accepte toujours pas la liberté de conscience et interdit à tout membre de quitter la religion musulmane. Il y a peut-être un moyen de forcer cette intolérance.

L’homo islamicus, né en terre musulmane, de parents musulmans, grandit dans le giron d’une mosquée où il est endoctriné religieusement par l’imam puis gavé jusqu’à l’indigestion de livres de tafsîr (exégèse) et de tawhid (unicité divine), de hadiths, de culture islamique, de fikh (droit islamique), d’histoire, civilisation et politique islamiques, d’études sociales, de textes islamiques, de géographie du monde musulman etc … L’endoctrinement se poursuit dans la mosquée par les prêches d’imams dont la seule science est de connaître sur le bout de la langue, le Coran, une multitude de hadiths et tous les gestes de la vie du prophète que chacun doit imiter tout au long de sa vie. Cet enseignement est valable pour tous les temps, en tout lieu et pour tous les gestes de l’existence. Ainsi la religion perfuse le musulman qui peut ainsi faire face à toutes les circonstances de sa vie : comment se coucher, comment se lever, comment faire ses besoins, comment coïter, comment et quand se laver, quelle viande manger, etc … La religion anéantit son esprit, détruit sa raison. Son cortex cérébral n’est qu’un film lissé par un obscurantisme issu du 7e siècle.

L’homo islamicus, même s’il est né en Europe, suit le même cursus d’endoctrinement qui le conduit à abhorrer toute référence au pays qui l’a accueilli, lui ou ses parents,  ou qui l’a vu naître (1). Dès qu’il quitte la mosquée ou la domus familiale,  il est confronté au monde occidental qui est à mille « années Lumières » de l’enseignement qu’il a reçu. Quel choc alors ! Si, malgré une personnalité programmée, il se pose des questions sur ce qu’il a ingurgité pendant des années et sur la civilisation qu’il ne peut pas simplement côtoyer sans y prendre part, que doit-il faire ?

Cet homo islamicus voit en effet, en face de lui, pointer deux chemins pavés d’embûches. Il peut :

  •   soit rester dans sa communauté, tout en reniant  dans son for intérieur tout ce qu’il a appris  et tout ce qui l’a façonné. Car l’islam n’exige pas d’être croyant pour faire partie de la communauté. Situation hypocrite. L’islam classe lui-même ses membres  en musulmans (mouslim) et en croyants (mou’min). C’est le subterfuge  facile qu’emprunte la majorité de ceux qui ne veulent pas affronter les tenants de la doctrine. Ces faux musulmans, que l’islam qualifie d’hypocrites (mounafikoun منافقون) et qui vivent en Occident, veulent donner l’impression qu’ils représentent « un islam de l’Occident »,  un soi-disant « islam des Lumières ». Cet islam n’existe qu’à travers leur lâcheté et leur donne bonne conscience. Ils restent malgré tout musulmans.
  •   soit – c’est la voie qu’empruntent les plus courageux – quitter l’islam avec  éclat et sortir au grand jour au risque d’y perdre la vie. En effet, l’islam n’accepte pas la liberté de conscience et refuse catégoriquement le départ de tout « adepte ». Par cette contrainte très grave, il garde ainsi un maximum de « fidèles » : le sang d’un apostat est licite et c’est un devoir pour tout musulman de passer à l’acte meurtrier, sans fatwa préalable. Cela fait réfléchir, évidemment, beaucoup de futurs apostats (2). Les quelques courageux qui se sont déclarés apostats vivent cloîtrés ou sous protection comme Salman Rushdie, Ibn Warraq, Joseph Fadelle, Ayan Hirsi Ali, Wafa’ Sultan, Irshad Menji, Taslima Nasreen, Rifqa Bary, et  bien d’autres hommes ou femmes.

Posons-nous donc les deux questions suivantes :

  • Combien de musulmans sont croyants ? Combien non croyants et dans quelle proportion ? On peut, sans se tromper, donner la réponse suivante : ils sont légion ceux qui ne croient pas. Cette question-réponse, évidemment,  s’applique aussi aux autres religions, mais seule la religion musulmane refuse l’apostasie et appelle à tuer les apostats.
  • L’islam, face à des milliers ou à des millions d’apostats qui se déclareraient  publiquement, serait-il en mesure d’embrigader une armée pour assassiner, exécuter ce nombre considérable d’apostats ? Cela est impossible. 

Afin donc d’en finir avec l’hypocrisie régnante, ne serait-il pas temps d’organiser une « Apostasy Pride » qui affronterait sans pudeur les tenants d’un islam rigide, intolérant et monolithique et qui libérerait à jamais tous les musulmans, menottés, muselés, bâillonnés, harcelés, décérébrés et les rendrait  à la modernité, à la vie et à leur liberté ?

Si, de Nation à République, dans une Apostasy Pride, se rassemblaient plusieurs centaines de milliers d’ex-apostats, d’apostats et de tous les défenseurs de la liberté de conscience et de la liberté d’expression, alors, il en serait fini de cette dictature de la pensée et la vie de tous serait totalement ouverte à la liberté de conscience.

Bernard DICK 

(1) Un jeune rappeur né en France, de parents turcs, a déclaré tout récemment à un journal de province : « Je me sens 100% turc »

(2) http://ripostelaique.com/lettre-aux-faux-musulmans.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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