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Plaidoyer pour une Europe des nations

Avec les élections européennes qui arrivent, moi qui ai vécu et fait des affaires dans plusieurs pays européens, parle plusieurs langues, qui suis bien europhile, je ne me reconnais pas dans cette gouvernance de l’UE.

Comme je l’avais prédit il y a 2 ans, la situation économique et sociale de la France ne s’est pas améliorée et s’est même détériorée malgré une conjoncture internationale plutôt positive.

Comme de coutume à la veille d’échéance électorale, la propagande gouvernementale bat son plein, les fausses nouvelles (fake news) ou l’info partisane et biaisée est diffusée à grande échelle.

Le taux de chômage moyen de l’UE est à 6,5 % contre près de 9 % en France, à comparer avec 3,6 % aux USA, 2,4 % en Suisse et 2,5 % au Japon qui sélectionne rigoureusement son immigration.

Le ratio dette/PIB frise les 100 % alors qu’il ne devrait pas dépasser les 60 % selon le traité de l’UE.

Le déficit budgétaire de la nation s’est encore creusé de 40 milliards en 2 ans et la France fait bien pire que ses voisins.

https://www.lopinion.fr/edition/economie/deficit-l-etat-s-est-aggrave-83-milliards-d-euros-en-2018-174618

L’inflation spolie les épargnants puisque les banques ne la couvrent même plus à cause des taux zéro de la BCE, créant des bulles financières par ailleurs, notamment l’immobilier qui fait que les gens doivent s’endetter plus que de raison pour se loger…

Les dettes et les déficits ne sont pas des concepts abstraits mais ils sont détenus par chacun d’entre nous par l’intermédiaire des banques, des assurances (sociales, vie) et des systèmes de retraite, cette incapacité de l’État de réduire son train de vie ne pourra se finir que par de fortes coupes dans les dépenses.

https://la-chronique-agora.com/un-mensonge-et-deux-arnaques/

Le fait qu’à l’heure de la numérisation et de la robotisation croissante de l’économie, ce gouvernement continue de promouvoir l’invasion de populations majoritairement sous-qualifiées, voire analphabètes, incapables chez elles de produire plus qu’elles ne consomment qui est la règle de base de la prospérité (pourquoi le feraient-elles chez nous ?), qui ne payent pas ou très peu d’impôts mais qui profitent à plein des systèmes sociaux, ne peut qu’aggraver les dettes et les déficits, sans compter les problèmes de cohésion sociale que cela engendre comme dans toute société « multiculturelle » donc multi-conflictuelle et que dans le même temps il fait fuir les cerveaux avec une fiscalité confiscatoire.

https://www.atlantico.fr/rdv/3565015/immigration–theme-majeur-des-prochaines-elections-europeennes-et-tabou-central-du-grand-debat-national-alexandre-del-valle

Les technocrates supranationalistes qui veulent laisser aux nations moins d’autonomie qu’aux cantons suisses ou qu’aux états des USA au profit d’un super-état fédéral et s’autoproclament « progressistes » alors que leur programme de toujours  plus de régulation, d’uniformisation et de taxes en tous genres est contraire à la diversité qui fait le génie européen, conduit à l’asservissement des peuples avec la doxa médiatique et à la régression sociale par la mise en concurrence des travailleurs et des entreprises avec des juridictions qui ne sont pas du tout soumises aux mêmes règles sociales, fiscales et environnementales, mais que pour eux ils veulent un monopole administratif et fiscal qui ne peut conduire qu’à une hausse  des prélèvements obligatoires et moins de liberté, comme tout pouvoir qui n’a pas de limites tend à s’accroître.

Quand on sait que l’actuel ministre des Finances de l’UE a été membre de la ligue communiste révolutionnaire jusqu’à 27 ans avant de faire de l’entrisme au parti socialiste, que l’actuelle ministre des Affaires étrangères de l’UE a été membre du parti communiste italien, que l’ex-président de l’UE Barosso a été maoïste… donc des gens qui soutiennent ou ont soutenu les dictatures communistes qui ont fait et continuent à faire tant de mal aux peuples, il y a de quoi être inquiet.

Quand on critique la politique de l’UE pour ces résultats médiocres voire mauvais, ou simplement quand on émet des doutes sur son bien-fondé, on est accusé d’être europhobe, ce qui devrait être réservé aux gens qui haïssent les Européens et qui les assassinent, populiste alors que c’est surtout du bon sens, voire nationaliste au lieu de souverainiste, que les grands médias emploient de manière péjorative pour dénigrer les patriotes, bien que tous les grands personnages de l’histoire de France, de Clovis à de Gaulle en passant par Charles Martel, Napoléon et tous les mouvements de libération nationale de par le monde sont tous souverainistes, pendant que les bien-pensants socialo-communistes, convertis en sociaux-démocrates ou « écologistes », qui de l’invasion des pays baltes dès 1918 par l’Armée rouge en passant par le dépeçage de la Pologne avec leur alliés nationaux-socialistes, l’occupation du Tibet, l’agression du Vietnam en 1979  (pourtant un pays « frère ») jusqu’aux menaces d’invasion et de dictature pour 20 millions de Taïwanais par les camarades chinois… sont difficilement crédibles quand on parle de paix, de liberté et de démocratie.

L’histoire démontre bien que ces mastodontes totalitaires n’ont apporté ni la paix ni la prospérité, et contrairement à ce que certains prétendent, la paix en Europe de l’Ouest depuis 1945 n’est pas due à l’UE mais principalement à l’acquisition par la Grande-Bretagne et la France de l’arme atomique et du parapluie nucléaire des USA, qui fait  qu’un conflit engendrerait trop de pertes.

Par conséquent, que l’on doive coopérer sur tout ce qui est nécessaire oui, mais avec respect des singularités de chaque nation, pas de coercition qui est l’apanage des dictatures et sans l’intransigeance et l’aveuglement d’extrémistes qui ont poussé les Britanniques à choisir de reprendre leur indépendance.

Le supranationalisme exalte l’État, le règlement, la servitude, l’irresponsabilité, l’intolérance ; le libéral-souverainisme exalte l’homme, la liberté de penser, d’entreprendre, la responsabilité, la tolérance.

Frank Hayek