Plenel va-t-il faire chanter la classe politique encore longtemps ?

Publié le 24 mars 2014 - par - 2 502 vues
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Ri7Pleynel portraitOn sait que Edwy Plenel, dit « frère Krasny » est un disciple de la LCR, qu’il n’a jamais quittée (car parait-il c’est pour la vie…), et que par conséquent, en bon adepte des pratiques ‘rouges’, il semble qu’aucun procédé ne le dérange dès lors qu’il est « à son profit », et qu’il lui permet de se placer en Torquemada de « sa » propre justice (ou de celle de Médiapart, ce qui revient au même…).

http://books.google.fr/books?id=baQUGOlz5sQC&pg=PP23&lpg=PP23&dq=edwy+plenel+frere+krasny&source=bl&ots=YvDU2JdL20&sig=rr5UUHfqyIowXtth4tn9nl5teM4&hl=fr&sa=X&ei=XG0sU9PmNvTZ0QWN9ICIDA&ved=0CEMQ6AEwAw#v=onepage&q=edwy%20plenel%20frere%20krasny&f=false

Ce qui compte, c’est d’habiller chaque action tordue d’un vernis de pseudo légalité (souvenez-vous, du film de Costa Gavras « l’Aveu », ou après des semaines d’interrogatoires éprouvants, un juge dit à Yves Montand : « vous avez signé ça » en lui désignant une pile de procès-verbaux, relatant tous ses aveux) de pseudo justice, dans tous les cas de pseudo morale et, comme on le verra, de verrouiller psychologiquement toute velléité de contestation.

Alors que Mediapart était en infraction flagrante des règles fiscales, au regard du taux de TVA qu’il appliquait (2,1% au lieu de 19,6%), Edwy Plenel avait osé affirmer avec un aplomb qui laissait pantois, que « la loi est en retard sur le droit », alors que pourtant en France, le droit, c’est la loi (en tout cas, c’est comme ça pour vous et moi…).

http://www.enquete-debat.fr/archives/edwy-plenel-estime-que-mediapart-ne-fraude-pas-le-fisc-96302

Bref, il prétendait qu’il convenait d’appliquer des principes de droit communautaire en matière de presse (qui justement, n’assimilent pas la presse Internet à la Presse papier, car les services internet permettent l’enrichissement de l’information par des liens internet multiples, et des documents joints, et aussi parce que la presse internet ne mérite pas de régime de faveur, puisqu’elle fait justement l’économie journalière de milliers d’euros de frais d’impressions papier, et de frais de distribution), auxquels des textes de droit interne français auraient été non conformes.

Il revendiquait une étude du Spiil  (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne), dont Médiapart était co-fondateur, comme une autorité faisant foi, alors que ce syndicat créé pour l’occasion n’a pourtant aucune autorité pour légiférer (donc, ça veut dire en gros, que je crée moi-même une « autorité » (qui n’en est pas une au sens légal du terme…), qui me défendra, soit une sorte de « juge et partie », ce qui est déjà dérangeant, mais le devient encore plus, lorsque cette autorité « s’impose » de fait comme un législateur privé qui est écouté, et dont les avis sont pris en considération).

Lorsque « l’affaire » de la TVA de Médiapart a été révélée, et que donc, un redressement menaçait clairement, sinon sa survie, à tout le moins altérait sensiblement son équilibre financier, Edwy Plenel avait dit « ils n’oseront pas ».

En gros, il savait que les politiques n’oseraient pas le tuer car il détient apparemment trop de sales petits secrets les concernant…(il dira probablement ‘non, ils n’oseront pas assassiner la liberté, les soldats de la vérité !)

Les faits lui ont donné raison. Il semble que l’Etat a abandonné la dette de TVA à l’encontre de Mediapart, que le problème est réglé, que la loi est changée, et que donc cette question d’application de la loi, qui aurait nécessairement méritée d’être débattue devant les tribunaux ne le sera pas (en tout cas, pas avec Mediapart).

http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/180114/tva-une-victoire-pour-toute-la-presse-et-pour-ses-lecteurs

En gros, Mediapart et Edwy Plenel ont échappé à la justice des tribunaux, alors qu’ils se placent régulièrement en procureurs autoproclamés, et réclament des jugements et surtout des condamnations judiciaires pour tout le monde, sauf pour eux (vieille habitude de la gauche…).

Si ils étaient si sûrs d’eux et de leur argumentaire juridique, pourquoi ont-ils craint le verdict du tribunal administratif, et ont œuvré politiquement pour ne jamais y arriver ? Un beau jugement leur donnant raison, aurait enlevé tout doute sur le bienfondé de leur argumentation. Il arrive en effet que la loi fiscale soit modifiée à la suite d’une décision de justice, mais rarement ‘avant’ que soit constatée une non-conformité du droit interne à des principes européens.

De plus, ce qui reste gênant au regard de cette « grande victoire du droit » (sic !), et qui est passé sous silence, c’est le fait que, à supposer que la loi soit modifiée pour l’avenir, l’infraction pour le passé, reste une infraction, puisque c’est justement la loi de l’époque des faits qui doit s’appliquer. En principe, la loi n’est pas rétroactive, sauf si elle est plus douce et uniquement dans la matière pénale (mais il s’agit ici de droit fiscal…et à notre connaissance, il n’y avait pas de procédure pénale fiscale parallèle de lancée…ce qui ne signifie d’ailleurs pas qu’il n’était pas envisageable de la mettre en œuvre).

Après cette victoire du droit (lequel ?) sur la loi (laquelle ?) selon les termes consacrés par Médiapart (qui fait donc désormais office de référence légale…il faudra vous y faire…), il est clair que Frère Krasny doit jubiler (je ferais de même à sa place…) mais aussi qu’il ne peut plus refuser grand-chose à ceux qui lui ont ‘offert’ cette victoire, et qui veulent flétrir Nicolas Sarkozy, qu’il a également en horreur.

C’est pourquoi, Mediapart, est fier de « délivrer » les écoutes de Nicolas Sarkozy sur son site, et, comme à son habitude, semble sûr de son impunité.

Edwy Plenel a défendu avec fierté cette méthode sur Canal +: «Nous (à Médiapart), a-t-il affirmé on travaille en amont, on lance les affaires dont la justice s’empare après (…) contrairement à un journalisme un peu facile qui consiste à attendre les PV des juges».

Or, si il y a souvent eu des atteintes au secret de l’instruction, c’est dû au fait, que malgré ce secret de principe pour certains des intervenants à un dossier, de nombreuses personnes ont accès à des informations, et certaines d’entre elles ne sont pas tenues par ce secret.

Par exemple, dans un procès pénal, l’avocat de la partie civile (victime) comme celui de la défense ont le droit à une copie du dossier et, sur autorisation du juge, l’avocat peut remettre une copie de sa copie à son client (la partie civile ou le mis en examen). Or ni la partie civile ni le mis en examen ne sont tenus au secret de l’instruction.

Par ailleurs, parties civiles, mis en examen et avocats peuvent remettre à des tiers la copie d’un rapport d’expertise en vue de solliciter un avis technique.

La multiplicité des intervenants, liés ou non par le secret de l’enquête ou de l’instruction, augmente donc la réalisation de fuites, éventuellement vers la presse.

Or, au cas présent, et c’est bien ce qui gêne le plus, dans le ou les dossiers d’instructions d’où ont été prises les écoutes que Mediapart a publiées (le dossier d’allégations d’un financement libyen en faveur de Nicolas Sarkozy pour sa campagne de 2007, et une possible tentative de trafic d’influence), il n’y a semble t-il, pour l’instant personne de mis en examen, ni de partie civile, ni d’avocats pour les assister.

Par conséquent, il n’y aucun « canal de légalité » disponible, pour avoir des informations confidentielles, et toute utilisation de ces informations qui n’avaient pas vocation à être révélées et utilisées au stade actuel de la procédure, s’apparente à du recel d’informations obtenues illégalement.

En clair, si il n’y a pas, à l’heure actuelle, de « dossier » ouvert, pas de partie civile, pas d’accusé, toutes les personnes qui auraient pu transmettre ces informations sont tenues au secret le plus absolu.

Dès lors, s’il y a eu fuite, il y a nécessairement eu infraction, puisque la fuite ‘légale’ par quelqu’un de non soumis au secret qui permettrait de l’expliquer n’est pas possible. Cela n’a rien à voir avec le secret des sources revendiqué par les journalistes, puisque juridiquement, il ne peut pas y avoir de source. Ce n’est pas un simple fait, c’est sanctionné par la loi.

Techniquement, les enregistrements, ne peuvent provenir que des personnes qui y ont eu accès, à savoir, les policiers qui les ont effectués, ou des magistrats qui les ont ordonnés.

Les policiers font ce que leur demande leur hiérarchie et il est douteux, qu’ils prennent l’initiative d’agir d’eux même en communiquant avec la presse dans ce type d’affaire. Les juges risquent également très gros pour leur carrière s’ils s’aventurent à bafouer certains des principes fondamentaux du droit pénal.

Alors évidemment, on vous dira que c’est pour « la vérité », et que le rôle de la presse est de la faire éclater.

Comme pour la TVA, cette vertu affichée et clairement revendiquée de quête absolue de la vérité et de la justice sent la vaseline…

Ce qui est gênant, ce n’est pas le fait que la presse, cherche effectivement à révéler des scandales si ils existent, c’est le fait qu’elle se pense intouchable, au-dessus des lois, de tous les principes, de toute éthique (et notamment des principes de respect de la vie privée, du respect du secret des correspondances, du respect du secret professionnel des avocats pour ne citer qu’eux) qu’elle applique « sa propre loi », et surtout « sa propre politique » qui est largement sélective…bref, qu’elle se prend pour un quatrième pouvoir de droit divin, alors qu’elle n’est pas élue, ni nommée par une autorité républicaine compétente et à la légitimité incontestée.

Or Médiapart n’est pas ma religion…et je ne souhaite pas adhérer à l’axiome suivant : Je peux tout faire tant que c’est pour moi, car tout ce qui est bon pour moi (traduire ‘bon pour mon égo, pour mes convictions politiques’) est bon pour vous (en plus c’est bon pour l’égo, de se sentir aussi héroïque que Robin des Bois, et Edwy Plenel adore ça)…Vous voyez la manip ?

Par conséquent si vous êtes contre moi, vous êtes contre vous-même puisque vous vous privez sciemment de la vérité, de la justice, et de votre droit de savoir ce que moi Superman je vous apporte. Je vous délivre de votre état d’asservissement, de mouton de la société et d’esclave des puissants. Vous n’allez quand même pas agir contre vous-même ?

Cette double contrainte morale vis-à-vis de l’autre (je n’aime pas balancer celui qui (prétend) me faire du bien, me révèle la vérité dont je profite et qui a l’air sincère), et surtout vis-à-vis de soi (je n’aime ni me faire du mal, ni me punir, ni avouer mes faiblesses, mon voyeurisme, ma petite lâcheté, mes petits travers, mes erreurs, ou tout ce qui peut me rendre coupable), qui « verrouille » la révolte éthique d’une personne normale qui se laisse « dépasser » par sa volonté de savoir ou sa curiosité malsaine, est la caractéristique même du mécanisme de la perversité gauchiste qui permet de surcroît de laver plus blanc que blanc.

En effet, cette « technique » de l’implication émotionnelle a l’avantage de dire en gros, « soyez les complices de mes infractions, comme ça, si je vous mouille, je serais couvert, car vous aussi devrez rendre des comptes sur votre comportement et je sais que vous n’en avez pas envie ». CQFD. (Cela s’explique aussi par le fait que quand on n’est pas gauchiste, on ne passe pas tout son temps à essayer de manipuler les autres, et à leur chercher des poux dans la tête pour les mettre en porte à faux, pour mieux les soumettre. On essaye de construire des choses, concrètes, positives et d’avancer. De plus c’est bien connu, seuls les gauchistes, ‘ont le droit’ demander des comptes aux autres…et par cette technique, ils évitent qu’on leur en demande à eux….il manquerait plus que ça d’ailleurs… !!!).

Seules l’honnêteté, des valeurs morales fortes et une éthique rigoureuse permettent de démonter ce stratagème pervers pour répondre que :

1) On ne leur a rien demandé,

2) On aime que ceux qui prétendent donner des leçons démontrent leur légitimité pour justifier de leur imperium moral,

3) On aime que le principe du contradictoire soit respecté par simple honnêteté intellectuelle et on se passe des « petits procureurs justiciers » autoproclamés et auto absous de tout péchés ;

4) Notre morale n’est pas la leur, ils ne nous font pas du bien, ne nous apportent rien d’intéressant, et on est assez grand pour décider tout seul de ce qui est juste et bon pour nous et penser par nous-mêmes ;

5) La ‘Vérité’ qu’ils nous proposent, sent le frelaté et le moisi, ce n’est que « leur vérité », ils ne doivent pas la tenir pour universelle et se prendre pour Dieu. Un peu d’humilité leur ferait le plus grand bien…

6) Ils ne pensent en fait qu’à eux, à leurs idéaux qui ne sont pas les nôtres et qu’ils méprisent, à leur ego surdimensionné, et veulent se servir de nous pour assouvir leur besoin névrotique de toute puissance ;

7) On ne veut pas couvrir des saloperies avérées que certains utilisent pour révéler les prétendues saloperies que d’autres font. Ce n’est d’ailleurs pas à nous, ni à eux, d’en être juge, mais à la justice lorsqu’elle est saisie.

8) On ne veut pas être complice d’infractions, ni s’y laisser entraîner ;

9) Si on apprécie la vérité et la justice, on n’aime ni la rumeur, ni les corbeaux.

10) On n’aime pas être manipulé, ni être pris pour des cons.

Dès lors, d’où vient la fuite ? Des juges ou des policiers, ou…de quelqu’un qui est situé plus haut, à savoir au sein de leur ministère de tutelle.

C’est ce que devra permettre d’identifier la plainte de Me Herzog.

Compte tenu des « mœurs incestueuses » qui semblent appliquées, dans cette affaire juridico politique, il reste à savoir si cette plainte aboutira…ou si pour ‘rendre service’ à « Frère Krasny », Médiapart, et à tous ceux à qui cela profite, elle finira perdue dans les arcanes d’un dossier d’instruction, avant d’être classée en 2048.

Qui vivra verra… !

Stéphane HADDAD

 

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