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Plus de 160 journalistes signent une tribune anti-Zemmour, sans le nommer !

« Journalistes, nous ne serons pas complices de la haine », tel est le titre de ce pamphlet désopilant, publié dans le Club de Mediapart, un blog, « espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction ».

Certains des signataires sont peut-être des célébrités de l’entre-soi, dont Gaspard Glanz… mais pas du grand public. Aspirent-ils par leur virulence à accéder à davantage de notoriété ?

« Nous, journalistes respectueux des valeurs démocratique, considérons qu’il n’y a pas débattre avec les personnes prônant des idées fascistes, racistes, xénophobes, sexistes, homophobes et négationnistes mais seulement à les combattre et/ou les invisibiliser ».

Un seul de leurs confrères cumulant autant de tares, il est facile à repérer. Tout comme cette introduction permet de savoir que nous avons affaire à 160 bien-pensants, leur jargon subtil se déclinant en écriture inclusive… et charabia du moment.

C’est en fait un texte très banal, toutefois assez indigeste… qui peut se résumer en un petit florilège de verbiage wokiste.

« Idées nauséabondes et contraires au respect des droits humains », « personnalités publiques vomissant leur haine de l’autre. Personnalités dont l’une a déjà été condamnée par la justice pour provocation à la haine raciale »,  « la montée du fascisme, du racisme, de l’antisémitisme, des LGBTQIphobies et de la misogynie », « idéologies haineuses », « diatribes hideuses »,  « les mensonges portés par vos champions instillent un climat aussi anxiogène que dangereux »…

Cet appel se veut réveiller les consciences assoupies et interpeller aussi les : « grand-es patron-nes de médias, directeurs et directrices de rédaction, animateurs et animatrices, chroniqueur-ses, confrères et consœurs qui ont créé ce gouffre professionnel et éthique, cette insulte au métier, en toute connaissance de cause, jouent délibérément un rôle dans la montée du fascisme ».

Invectiver les décideurs et les puissants est un  moyen habile et efficace de les convaincre. Il s’agit d’un groupuscule de diplomates…

« Nous, journalistes, choisissons de nous placer du côté des droits humains, des droits de toustes les humain‧e‧s ». Ils ne veulent pas sauver la planète mais presque :  « Nous assumons notre subjectivité et nous plaçons donc du côté des personnes précaires, des personnes persécutées, opprimées et marginalisées, des personnes LGBTQI+, des travailleur-ses du sexe, des personnes racisées, des juif·ve·s et des musulman·e·s de France, des migrant·e·s, des personnes victimes de violences policières ».

 Il faut avoir beaucoup de talent pour rédiger des phrases très longues. N’est pas Proust qui veut. L’on en viendrait presque à douter que  ces signataires soient journalistes… Dans la forme, cette tribune s’avère éprouvante. Elle est aussi très révélatrice des circonvolutions de cerveaux bien bouleversés, cependant distrayants. C’est Éric qui a dû se marrer.

Aux curieux et amateurs de fatras idéologisés, nous ne pouvons que conseiller la lecture  des verbeux combattants de « ces idées rances et dangereuses ».

Daphné Rigobert