PMA-GPA : elles exigent des enfants sans rencontre avec l’autre sexe !

Publié le 23 septembre 2019 - par - 1 commentaire - 577 vues
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Notre amie Christine Tasin nous a habitués à beaucoup mieux que cet article sur la PMA/GPA qui est à la fois provocateur et très peu convaincant.

https://ripostelaique.com/si-je-navais-pas-pu-avoir-denfants-jaurais-utilise-pma-et-gpa-avec-enthousiasme.html

Manifestement produit à la va-vite, sur la conviction de détenir la Vérité, sans souci de produire une analyse étayée du pour et du contre. En lieu et place, quelques jets agressifs pour ceux qui sont « contre ». Et un « MOI-JE » qui fait office de passage en force du « pour ».

La fameuse sentence de Bossuet s’applique parfaitement à Christine. Gauchiste libertaire impénitente sur le plan des mœurs, elle déplore les effets dont elle chérit les causes… 

En toute inconscience, elle embouche en effet sans sourciller la jargonnante « progressiste », « sociétale», positivant au passage l’euthanasie…

On attend donc un prochain laïus de Christine sur le « mourir  dans la dignité » appliqué aux handicapés de la glande, aux bas-du-moral et autres peines-à-jouir incapables d’intégrer pleinement cette belle société libre et progressiste qui vient.

Bien sûr, elle fait usage des commodes acronymes qui permettent à  nos « gouvernances » de jeter un pudique écran  de technicité administrative sur les productions discutables du camp du Bien libéral-libertaire : les SDF, la PMA, GPA, etc…  j’en passe et des meilleurs.

En l’occurrence, la procréation médicalement assistée et la location du ventre des pauvres, pour satisfaire les fantasmes d’engendrement d’individus non stériles qui refusent de passer par la rencontre avec l’autre sexe.

Autrefois, quand on éprouvait un malaise dans sa vie sexuelle, on allait chez le psychanalyste.

Maintenant, les soixante-huitards désenchantés de la libération sexuelle, leurs enfants  gâtés tenants du « progressisme » libéral-libertaire, envoient au diable toute espèce d’auto-examen. Ils ne veulent plus rien assumer de leurs malaises et frustrations intimes. En lieu et place, ils délèguent à la société toutes leur responsabilités. Ils exigent d’elle qu’elle se transforme jusqu’au déni de réalité – en l’occurrence l’altérité sexuelle – qu’elle amende ses normes hétérosexuelles pour s’ajuster à leurs fantasmes.

Une attitude qui comporte de nombreuses similitudes avec celle des « diversitaires » qui affectent aux « Blancs » toutes les responsabilités. Façon commode de détourner le regard de leurs propres faiblesses, d’échapper à cet effort intellectuel élémentaire qu’est l’auto-critique.

Cette « liberté sans limite », portée comme un étendard de la société « progressiste » libérale-libertaire, loin de conduire à une société apaisée, délivrée de la culpabilité, des contraintes et complexes – qui relève du fantasme – est au contraire un vecteur de chaos social que nous voyons se développer à grande vitesse sous nos yeux.

Victor Hallidée 

Lire également :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/jean-pierre-le-goff-la-filiation-n-est-pas-a-la-discretion-du-gouvernement-20190916

Jean-Pierre Le Goff: «La filiation n’est pas à la discrétion du gouvernement»

Par Guillaume Perrault

– Le projet de loi sur la bioéthique, qui autorise la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, sera débattu la semaine prochaine dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Figure importante de la vie intellectuelle française, Jean-Pierre Le Goff réfute le caractère d’évidence que revêt la réforme aux yeux de ses partisans. Le philosophe et sociologue* s’inquiète de voir toutes les objections balayées au nom du principe d’égalité.

LE FIGARO. – Comment le projet de loi sur la bioéthique, qui comporte l’autorisation de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, est-il perçu dans l’espace public?

Jean-Pierre LE GOFF. –Le risque est que cette loi apparaisse comme une réforme parmi d’autres, voire secondaire dans la mesure où elle ne concerne qu’une minorité de personnes si on la compare aux réformes de l’assurance-chômage et des retraites. Les lois dites sociétales peuvent se trouver intégrées et diluées dans une rhétorique du changement et du nouveau monde qui mélange les genres en les plaçant tous sous le signe de la modernisation et du progrès.

Face à toute tentative de banalisation, il faut le rappeler: la loi qui permet la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes n’est pas une réforme adaptative comme les autres, dans la mesure où elle met directement en jeu une conception de la condition humaine, de la procréation et de la filiation. On sort du registre thérapeutique pour satisfaire les exigences d’une minorité et bricoler la filiation ; on flirte avec l’idée que «tout est possible» et que l’individu est roi.

On ne peut évacuer la question: en quoi, dans une démocratie libérale, l’État et la politique sont-ils fondés à intervenir de cette façon dans le domaine de la procréation et de la filiation qui n’est nullement comparable au champ économique, social et politique? Ce projet de loi engage directement des conceptions philosophiques, anthropologiques, religieuses qui sont transversales aux clivages partisans. La promesse de campagne d’Emmanuel Macron et la victoire aux élections donnent-elles à la majorité un blanc-seing et une bonne conscience pour voter une loi de cet ordre? L’honnêteté politique dans ce domaine me paraît être la liberté individuelle totale de vote.

Quelle tournure va prendre, selon vous, le débat sur la «PMA pour toutes»?

Des partisans inconditionnels et des journalistes militants ne manqueront pas de rejouer la énième version des progressistes contre les conservateurs, des modernes contre les passéistes, des individus sains d’esprit contre ceux atteints de «phobies» diverses. Mais, en même temps, le président et le gouvernement veulent se démarquer de l’attitude arrogante dont le pouvoir socialiste avait fait preuve lors de la loi sur le «mariage pour tous» et l’adoption des enfants par les couples homosexuels, et éviter un conflit trop marqué. Et ce, au moment même où Emmanuel Macron tient désormais à «réconcilier les Français» après la grave crise des «gilets jaunes». Même si la réforme des retraites apparaît comme un thème plus explosif et mobilisateur, le gouvernement ne tient pas à envenimer les choses. Et comme cela ne concerne qu’une minorité, les pouvoirs publics peuvent espérer que cette loi ne suscitera pas trop de remous.

» LIRE AUSSI – PMA: la loi qui va bouleverser la filiation

On crée une commission spéciale à l’Assemblée nationale, on consulte des chercheurs, des médecins, des représentants des différentes religions et des courants de pensée. Il s’agit de «faire vivre» le débat au Parlement et dans la société dans un «esprit de sérénité» et de «respect mutuel». Tout en sachant que c’est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron qu’il s’agit de tenir et que la liberté de conscience et de vote des députés de la majorité a quand même des limites…

Autoriser la «PMA pour toutes» les femmes participe-t-il de la lutte contre les inégalités?

Le passage opéré initialement par la gauche de l’égalité citoyenne et de la lutte contre les inégalités du plan économique et social au plan anthropologique me paraît une aberration dont nous n’avons pas fini de subir les effets. Dans cette nouvelle conception de la lutte contre les inégalités, les différences sexuelles dans le processus de procréation, le fait de pouvoir ou non porter et mettre au monde un enfant peuvent être considérés comme une inégalité fondamentale entre les femmes et les hommes, entre les lesbiennes et les homosexuels, sans parler des «trans» et des «bi». À la limite, certains pourraient penser qu’une procréation, une gestation et une naissance qui seraient totalement désincarnées mettraient tout le monde sur un même plan d’égalité. En attendant cette situation hypothétique, comment les homosexuels pourraient-ils faire des enfants sans recourir à la GPA? Dans cette nouvelle lutte indéfinie pour l’ «égalité», la revendication de la GPA paraît cohérente.

 Le remboursement de la PMA par la Sécurité sociale en espérant que cela ne coûtera pas trop cher aux organismes sociaux et à l’État me paraît typique de cet évitement des questions de fond. Encore s’agirait-il de savoir si on ne change pas à cette occasion le rôle de la Sécurité sociale en remboursant des pratiques qui vont au-delà d’une optique de soins.

Les amendements récents du texte initial -«reconnaissance anticipée devant notaire» de l’enfant né d’une PMA pour les couples de femmes comme pour les couples hétérosexuels non mariés, non distinction des deux «mères» qu’elles portent ou non l’enfant, pas de mention de la PMA dans l’acte de naissance à la différence des couples hétérosexuels recourant à cette technique ni de titre spécifique dans le code civil – vont dans le même sens: ils effacent tout ce qui, de près ou de loin, est le signe d’une différence, désormais assimilée à une «rupture d’égalité» et à une discrimination. Les députés n’en ont pas fini avec le texte, qui donnera lieu à des débats complexes, pour tenter de réguler une égalité devenue folle sur fond de déstructuration.

Quels sont les bouleversements qui vous paraissent provoqués par le changement de nature de la PMA?

Ils ont été soulignés dans vos colonnes: effacement de la figure du père, brouillage de la filiation, glissement de la finalité thérapeutique de la médecine vers une logique de prestation de service des désirs individuels, risques d’eugénisme et de marchandisation… J’ajouterai que le fait de pouvoir désormais «faire un bébé toute seule» permet d’éviter la rencontre charnelle et la confrontation à toute altérité. Il renforce l’individualisme autocentré et le règne du narcissisme. L’alliance de ce type d’individualisme avec le développement des techniques de procréation réactive un fantasme de toute-puissance en le faisant passer pour une simple évolution des mœurs et du progrès.

Le gouvernement tente de minimiser la portée de ces bouleversements en insistant sur la mise en place de garanties et de garde-fous, alors que le projet en lui-même a déjà franchi les limites et ouvert la boîte de Pandore. Le droit et la technique doivent suivre en essayant tant bien que mal de limiter les dégâts. Tels me paraissent être le paradoxe et l’aspect insensé de ce projet de loi.

» LIRE AUSSI – Chantal Delsol: «Les droits de l’homme sont-ils sans limite?»

Dans ces conditions, le débat ne peut manquer de donner lieu à des discours tournicotants pour «accompagner» des évolutions sociétales problématiques et tenter de rassurer l’opinion publique. Les sophismes et les dénégations du genre: «On n’a pas droit à l’enfant, mais la PMA est un droit» ne manqueront pas. En l’état, ce projet risque de diviser un peu plus les Français en ajoutant une fracture culturelle aux fractures sociales qui minent le pays.

La possibilité d’avoir accès à ses origines n’est-il pas le signe d’une prise en compte de ce besoin de filiation?

Ce qu’on appelle l’«accès aux origines», à savoir la possibilité pour un individu de connaître le «géniteur» dans des conditions précises (âge de la demande, autorisation ou non du donneur) s’effectue sur fond d’un réductionnisme biologique qui ne peut tenir lieu de filiation qui implique un récit signifiant. On gomme la figure paternelle au profit d’un donneur de sperme alimentant des «stocks de gamètes» pour répondre à une «demande», en prenant soin de préciser qu’on veillera à bien gérer le stock existant pour faire face à une possible diminution en cas de levée de l’anonymat. Face à cette gestion technicienne où la figure du père est absente, l’évitement de «parent 1» et «parent 2» par l’insertion de «mère» et «mère» dans l’acte de naissance m’apparaît comme une manière paradoxale et pathétique d’essayer d’introduire une touche d’humanité dans un projet culturellement déstructurant. On aboutira à une modification du code civil et de la santé publique nécessitant de longs discours pour expliquer tant bien que mal qu’on a pris les dispositions nécessaires pour encadrer une prise de risque anthropologique dont la légitimité est hors de doute pour nos gouvernants. Les députés auront fort à faire pour tenter de démêler cet imbroglio.

Pour autant, la revendication de la «PMA pour toutes» ne rencontre-t-elle pas un certain succès dans l’opinion?

Le «principe de précaution» qui s’applique à la faune et la flore ne paraît pas de mise quand il s’agit des enfants qui demeurent, quoi qu’en disent certains, des êtres fragiles et dont la structuration impliquait, jusqu’à présent, l’insertion dans une filiation qui n’effaçait pas la figure du père. Au nom de quoi peut-on prendre le risque de l’embrouiller un peu plus? Au vu des difficultés que connaissent nombre de familles monoparentales ou recomposées, pourquoi en rajouter?

Mais la prudence n’est pas de mise pour ceux qui veulent être modernes à tout prix. «Circulez, nous disent-ils, il n’y a rien à voir ou si peu. D’autres pays pratiquent la PMA pour toutes. C’est une évolution inéluctable. En fin de compte, cela ne concernera pas grand monde et sera vite oublié.» Ce qu’on aurait qualifié, il y a quelques années encore, de cynisme ou d’opportunisme devient la marque d’un «progressisme» comme une assurance pour ne pas être étiqueté «conservateur» et ostracisé par des groupes de pression.

Le plus frappant est la façon dont certains partisans de la «PMA pour toutes» vous assènent avec un ton décontracté et assuré qu’il n’y a rien de grave en l’affaire et qu’on peut leur faire confiance, comme s’ils disposaient des clés du fonctionnement du psychisme et de la filiation qu’on pourrait bricoler sans grand dommage apparent. Ils donnent l’image d’un nouveau monde transparent et fonctionnel où la technique et l’État se doivent de satisfaire les désirs individuels, où les dilemmes et le tragique de l’existence sont considérés comme les marques d’esprits chagrins et passéistes. Les désirs et les sentiments n’ont plus rien d’opaque et d’ambivalent ; ils sont sans ambiguïtés et transparents. Le mal ne se mêle plus au bien. Pour paraphraser une phrase de Blaise Pascal «Qui veut faire l’ange» ne fait plus la bête. La référence à l’authenticité des bons sentiments, à l’«amour» peut faire taire tous les arguments.

L’angélisme apparent et le sourire déconcertant de certains partisans de la «PMA pour toutes» font froid dans le dos. Leur fuite en avant irresponsable me paraît ouverte sur un «meilleur des mondes» des plus inquiétants. Mais les députés n’ont aucune obligation de les suivre et leur rôle n’est pas de jouer les apprentis sorciers.

 

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Notifiez de
kabout

elles veulent des gosses sans pére ? pour quoi faire…..se déclarer a la CAF »mére isolée » ou  » mére isolée » pour percevoir une des 5 allocations reservées a ces cas ?