PMA pour toutes : enfant cherche père désespérément !

Publié le 2 octobre 2019 - par - 455 vues
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« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Cette citation extraite du Pantagruel de Rabelais est plus d’actualité que jamais. Les délires des apprentis sorciers progressistes vont nous conduire tout droit à l’eugénisme.
Avec le projet de révision des lois de bioéthique actuellement en discussion devant le Parlement, c’est un pas de plus vers la déstructuration de la société qui va être franchi. Vendredi dernier a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale – seuls 75 députés sur 577 étaient présents. Où étaient donc les autres ? – l’article 1er de cette loi qui donne la possibilité aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires d’avoir un enfant par insémination artificielle ou fécondation in vitro (FIV).

Une procréation médicalement assistée (PMA) qui était jusque-là réservée aux couples hétérosexuels infertiles. Pour les tenants du progressisme et les associations féministes, il s’agissait d’une discrimination à l’égard des femmes qui n’avaient pas d’homme. Un véritable scandale ressenti comme une inégalité entre couples hétérosexuels et homosexuels. Pour flatter les 3 % de LGBTQ+ que compte notre pays, Macron en avait fait une promesse de campagne.
Conséquence inéluctable du « mariage pour tous » voté en 2013, la PMA sans père est saluée comme « une chance et même un privilège pour notre société » par Agnès Buzyn, ministre de la Santé qui a annoncé que la PMA sans père serait remboursée par la Sécu. Comme si c’était une maladie. On n’arrête pas le progrès, si l’on peut dire !
Quelle sera la prochaine étape ? car si l’adoption de la PMA pour toutes les femmes était la mesure phare du projet de loi bioéthique, d’autres sujets très sensibles vont être débattus dans les prochains jours. Il s’agit notamment de la filiation et de l’accès aux origines.

Rupture anthropologique majeure

Tout le monde n’est pourtant pas d’accord avec ce projet de loi et l’Académie nationale de médecine a tenu à le faire savoir le 21 septembre, soit deux jours avant le début des discussions à l’Assemblée nationale.
« La conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant » estiment ces experts avant d’ajouter que « de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales, la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent les pédopsychiatres, psychiatres et psychologues ».

Un avis autorisé de spécialistes reconnus dans leur domaine que la très progressiste ministre de la Santé a balayé avec sa superbe habituelle. « Considérer qu’il y a un lien direct entre défaut de construction de l’enfant et famille monoparentale est faux » a-t-elle tranché. Grossière erreur ! Les statistiques n’indiquent-elles pas que 75 % des jeunes délinquants en France sont issus de familles monoparentales ? Essentiellement des mères qui élèvent seules leurs enfants !

Quelle société voulons-nous pour demain ? D’une société où les désirs deviennent des droits ? Où l’être humain sera réduit à l’état d’objet de consommation ? Car l’ouverture de la PMA à toutes les femmes va entraîner une augmentation de la demande de gamètes dont la collecte est déjà insuffisante et donc leur marchandisation. La GPA (gestation pour autrui) qui découlera automatiquement de l’adoption de la PMA pour toutes – bien que le gouvernement s’en défende – va encore aggraver cette marchandisation du corps de la femme. Et notamment des femmes des pays pauvres ! Et l’enfant dans tout cela, qui s’en préoccupe ?
Il est temps qu’en France, pays de la raison, nos dirigeants retrouvent la sagesse et le bon sens qu’on est en droit d’attendre d’eux. Mais ces mots ont-ils encore un sens, ne sont-ils pas devenus ringards dans ce monde déboussolé ?

Inquiétantes dérives

Le professeur René Frydman, qui s’est rendu célèbre pour avoir donné naissance en 1982 à Amandine, le premier bébé-éprouvette français, ne cache pas son inquiétude. Bien qu’il se déclare à titre personnel favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, il constate d’inquiétantes dérives dans les pays qui ont adopté la PMA. « Il y a beaucoup d’excès, confie-t-il au JDD. En Espagne les prix s’envolent avec des promotions pour les FIV comme au supermarché ou des quasi- ventes forcées d’examens génétiques inutiles. Aux États-Unis, un scientifique promet des embryons à gros QI, et la couleur des cheveux peut être choisie sur catalogue. »

Voilà où un illusoire progrès scientifique pourrait nous mener. La possibilité demain pour tout un chacun de choisir le sexe de son enfant, la couleur de ses yeux, de ses cheveux, et même son quotient intellectuel. On entre de plain-pied dans l’univers décrit par Aldous Huxley dans son roman « Le meilleur des mondes ». À moins que les paranoïaques au pouvoir n’éprouvent une fascination inavouée pour l’Allemagne nazie et ses lois eugéniques permettant d’euthanasier les handicapés et de stériliser les personnes souffrant de maladies considérées comme héréditaires ou congénitales.

Et comment ne pas songer au projet « Lebensborn » destiné à augmenter la population de type aryen au sein du troisième Reich… Mis en œuvre par Himmler dès 1935, il était destiné à repeupler l’Allemagne de petits blonds aux yeux bleus. Et le chef de la SS n’a pas lésiné sur les moyens pour atteindre cet objectif. D’abord en favorisant les relations entre les jeunes filles blondes et les officiers SS, les bébés nés de ces unions étant ensuite confiés à des familles membres du parti nazi. Mais comme cela ne suffisait pas, Himmler fit rafler des bambins blonds dans la Pologne annexée ainsi qu’en Norvège afin de les germaniser.

Or des problèmes allaient bientôt apparaître chez ces enfants. Privés de père et de parents naturels, nombre d’entre eux devinrent autistes ou débiles malgré les soins attentifs qui leur étaient prodigués. Un précédent historique qui devrait faire réfléchir ceux qui nous gouvernent !

Que sont donc devenus les droits de l’enfant ? Qui se soucie de la « déclaration des droits de l’enfant » adoptée le 20 novembre 1959 par l’Assemblée générale des Nations unies à l’unanimité de ses 78 membres dont on bafoue sans vergogne les principes ?

Le temps est venu de s’opposer à la folie criminelle de ces apprentis-sorciers. L’histoire n’est pas écrite d’avance. Il faut se mobiliser et exprimer son opposition à cet invraisemblable projet de révision des lois de la bioéthique. Une grande manifestation nationale aura lieu dimanche prochain 6 octobre à Paris. Le rendez-vous est fixé à 13 h sur la place Edmond Rostand (6e). Le ministère de l’Intérieur attend 200 000 personnes. Il y en aura sans doute d’avantage si chacun de nous prend conscience de la menace pour l’avenir de la société française. Le grand saint Augustin nous a averti : « À force de tout supporter, on finit par tout tolérer. À force de tout tolérer on finit par tout accepter. À force de tout accepter on finit par tout approuver ».

Alain MARSAUGUY

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