Poitiers : une école catholique  victime de messages hostiles

Un tract diffamatoire menaçant de brûler leur école accuse l’établissement sous tutelle congréganiste de « sexisme », d’« homophobie » ainsi que de « transphobie ».

«Les établissements comme l’Union Chrétienne de Poitiers font grossir les rangs de l’extrême droite : BRÛLE L’USINE À FACHO (sic) ».

Mardi dernier, tôt dans la matinée, Sœur Marie-Vianney Ressegand, supérieure de la congrégation, a trouvé cette affiche placardée sur les portes de la chapelle de son école, un établissement privé catholique sous contrat regroupant 1000 élèves de la maternelle au lycée. «Nos élèves nous ont rapporté que lés mêmes affiches avaient été collées un peu partout en centre-ville », raconte-t-elle.

Ce notamment sur les murs du presbytère ou de la chapelle du collège Henri-IV. « Ces affiches, en plus d’être diffamatoires, sont menaçantes.

« Elles troublent nos élèves, qui ont appris que certains souhaitent brûler leur école », dénonce Sœur Marie-Vianney Ressegand, encore sous le choc.

Les auteurs de ce tract accusent l’établissement sous tutelle congréganiste et dont certains des professeurs sont aussi des religieuses, de « sexisme », d’« homophobie » ainsi que de « transphobie ».

Parmi les critiques avancées, celle du règlement intérieur, jugé « strict ».

À cela, Soeur Marie-Vianney Ressegand répond : «Nous n’imposons rien aux élèves et nous accueillons tous ceux qui se présentent. Nous dispensons l’enseignement de l’Église dans le cadre d’un cours de catéchisme qui fait partie de notre programme pédagogique. Nous veillons à le préciser lors de l’inscription afin qu’il n’y ait pas de .surprise. Les élèves athées ou d’une confession différente voient cela comme un apport de culture générale. »

La mairie condamne ces actes

Christian Brun, président de l’association dès parents d’élèves de l’Union chrétienne, dénonce un « texte calomnieux dont la tonalité traduit la pensée unique progressiste hostile aux catholiques».

Il ajoute :

« Concernant les attaques sur le genre, la spécificité de l’Union chrétienne est qu’elle organise des interventions autour de l’éducation affective. Les sujets tournent autour de l’amour ou du danger de la pornographie. C’est très bienveillant. »

Le tract affirme par ailleurs que les «lectures douteuses» seraient interdites aux élèves. «C’est abusif. Il n’y a pas de descente dans les internats ni de fouille des sacs pour voir ce que chacun lit. Cela relève de la sphère privée », réfute Christian Brun.

L’établissement a porté plainte ainsi que l’association des parents d’élèves. La municipalité de Poitiers, elle, a immédiatement fait retirer les affiches et «condamne fermement ces actes. Les lieux d’éducation doivent rester un sanctuaire. »

Le parquet de Poitiers quant à lui confirme qu’ « une enquête a été ouverte concernant l’apposition de ces affiches comportant, outre des propos pouvant être considérés comme diffamatoires, une menace ». Et de préciser : «Aucun auteur n’a pu être identifié et aucun soupçon ne peut être porté sur tel ou tel collectif. »

Selon une source policière proche du dossier, les sites dépendant de l’Union chrétienne ont été placés sous surveillance : «Ces affiches viennent visiblement de groupes se proclamant défenseurs de la communauté dite LGBT.

Nous prenons cela très au sérieux : inciter à brûler une école est inquiétant. »

«Je souhaite que les choses s’apaisent pour nos élèves », confie Sœur Marie-Vianney Ressegand en précisant que ce n’est pas la première fois que l’établissement est attaqué. «En fin d’année scolaire dernière, des tags ont été découverts sur les murs de l’école maternelle. On pouvait lire : « La Vierge Marie a eu recours à la PMA. » » ■

Thierry Michaud-Nérard

Source : CLAIRE CONRUYT Le Figaro

 

 

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7 Commentaires

  1. Le silence des « politiques » en tout genre n’est pas étonnant. Il y a une entreprise de détestation et de sape du catholicisme assez violente. Les cliques LGBT sont des vipères et des gens d’un niveau de violence effroyable.
    Evidemment, si on avait trouvé un peu de banane devant l’entrée d’une mosquée, on aurait déjà eu tout un cas de pourris UMPS faire la queue pour s’excuser.
    Idem pur une synagogue ! Mais des catholiques …….

  2. Après des affiches menaçant cette école catholique, je suppose que ces prétendus « défenseurs » de la communauté LGBT vont faire de même avec les mosquées vu que ces lieux sont notoirement connus pour être des véritables nids de sexistes, d’homophobes et de transphobes… Si je faisais partie des LGBT, je ne compterais pas trop sur ce genre d' »anti-fachos » pour venir me défendre.

  3. vouloir éduquer des jeunes, mais quelle ringardise
    les canadiens ont brulé des livres , comme le faisait les nazis, alors bruler une école quoi de plus anormal?

  4. Vous donc si déconnecté de la réalité que cela ? Vous écrivez dans le titre de l’article : « messages hostiles » et commencez l’article par les mots : « tract diffamatoire » ! A partir de quel moment vous vous autorisez à qualifier les choses par leur vrai nom ? Nous sommes en présence de menaces de mort !

  5. Sur ARTE hier soir, juste avant le film, Elisabeth QUIN a repris son petit discours.
    Toute souriante, elle a annoncé que 51 % des français se déclarent athées.
    La-dessus, on nous a proposé un dessin animé immonde se moquant des croyants et de la religion, les faisant passer pour de sombres abrutis.
    Depuis un certain temps, on observe une dérive dans les propos d’ARTE qui distille de fausses informations vantant les migrants, accusant la France de tous les maux du colonialisme, se moquant d’un façon caricatural des catholiques.
    Elisabeth Quin exécute bien les ordres de BHL qui est au conseil d’administration d’ARTE.

  6. Imaginez que soit tagué sur une école coranique  » BRÛLE L’USINE À TERRORISTES  » !!!…

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