Politicards : Vilains comme des poux et cons comme des balais

Cette profonde analyse sur les politiciens date des années 1980-1985. Elle émanait des ateliers de Manufrance où je travaillais. Ce qui allait devenir un dicton de la classe laborieuse locale était parti d’une réflexion épidermique d’un soudeur de cadres de vélo qui braisait au chalumeau trois tubes pour faire la structure d’une bicyclette. Une pratique que ne soupçonnerait pas un étudiant de Sciences Po.

L’homme besogneux, qui doit être mort depuis, avait pressenti le ravin, aujourd’hui précipice, entre les électeurs et leurs représentants d’État. En un mot comme en cent, il n’avait pas tardé à troquer l’espoir mis en Mitterrand par la certitude avérée d’une gauche pourrie.

Pour être plus précis encore, cela se passait à la SCOPD MF (société coopérative de production et de distribution) qui tentait de sauver le fleuron stéphanois en matière de fabrication d’armes, de cycles et de machines à coudre, avant si possible de ressusciter l’activité magasins et VPC (vente par correspondance) inventée par Étienne Mimard et proposée par le célèbre catalogue.

En gros quelque 800 salariés parmi les 4 500 de l’hécatombe économique planifiée sur une dizaine d’années, avaient mis des billes dans la nouvelle manufacture coopérative. C’est-à-dire leur prime de licenciement sous forme d’actions de 500 francs. De grand papiers ornés à l’ancienne, comme du temps des retentissants emprunts de contrées lointaines, devenus eux aussi confettis ou tapisseries au dépôt de bilan final en 1985. De quoi la trouver saumâtre sous le règne de François Mitterrand, le socialiste qui a poignardé ses alliés du Parti communiste puis opté pour la rigueur (des prolétaires) tout en activant la construction de l’Union européenne avec l’illustre Jacques Delors.

Voyez donc que tous les maux actuels étaient en germes. Le penseur de l’unité européenne a aussi produit Martine Aubry, qu’un prompt atavisme a assuré de la continuation à détruire l’identité et la souveraineté françaises.

On se dispensera ici de présenter le passif de l’un et l’une, comme d’ailleurs de tous les vieux politiciens dont les nécrologies doivent être prêtes dans les rédactions, ainsi que l’ont relaté les grands journaux et magazines à l’occasion du récent décès de Chirac.

L’après SCOPD Manufrance verra la cohabitation du tonton Mitterrand avec le feu pas regretté du tout Jacques Chirac. Toujours des vilains comme des poux et cons comme des balais, selon la maxime devenue virale chez les déçus des partisans du Programme commun de gouvernement. Et dire que les ouvriers n’avaient encore rien vu venir de la trahison syndicale qui commençait à remplacer leur défense par celle des immigrés !

Par toutes les courroies de transmission, le primo Grand Remplacement de la lutte des classes gagnait la sphère politique de la gauche caviar, plurielle et faisandée.

Les membres des gouvernements I, II et III de Pierre Mauroy régnaient dans l’opulence et l’arrogance ; dans les usines régnait la rancœur, pour ne pas dire la haine : Vilains comme des poux et cons comme des balais.

Mauroy a ensuite traîné son train au Sénat pendant dix-huit confortables années avant de s’éteindre à Clamart en 2013. En politique, on vit longtemps et on coûte longtemps au contribuable. La preuve, il en reste encore plein des gouvernement Mauroy (1) et un gros tas après, qui se portent encore comme des charmes, vilains comme des poux et cons comme des balais. Voilà l’indéniable cause du déficit public récurrent qu’il faut assainir en mettant un terme aux privilèges des élus nantis sous les ors de la République.

Tailleur, un métier sinistré en France. Environ 10 000 dans les années 50, une centaine aujourd’hui (2)

D’ordinaire toujours bien sapé, le personnel politique dérive avec La République En Marche (vers la décadence) et même chez ses parlementaires complices.

Les hommes  ne sont plus rasés de frais et s’avachissent à l’Assemblée en chaussettes bariolées (voir les retransmissions dans l’hémicycle).

Chez les Insoumis de pacotille, Mélenchon – qui est pourtant une vieille pendule en politique politicarde – et ses potes voulaient siéger sans cravate et pull-over. Bénédicte Taurine, triste figure de LFI, n’a pas craint d’aller en cérémonie militaire officielle avec un pantalon tout déchiré, arborant de surcroît une posture loin du garde-à-vous de politesse. Traduisez : la République vous dit merde ! À vilains comme des poux et cons comme des balais, on peut désormais substituer : bon pour le casting d’affreux, sales et méchants*.

Que la porte-parole de la gouvernance Macron, Sibeth Ndiaye, prenne acte qu’à l’Élysée des années 80, tout le monde s’habillait correctement dans les codes requis par la fonction et que ces codes sont aujourd’hui identiques. On en apprenait même l’importance et la portée dans les écoles de commerce. Pas question d’aborder un client ou un employeur tout dépenaillé. Alors pensez donc, un électeur… ou un autre chef d’État ! La France est couverte de honte et la risée mondiale.

En haut lieu, les gauchistes du tonton Mitterrand n’auraient jamais osé se produire en pyjama ou habillés comme Carlos, le chanteur raconteur de blagues chez Bouvard.

Aucune figure politique de cette époque n’aurait porté en public la salopette ou les plumes de Coluche, pas plus qu’un chef d’État n’aurait peloté ses hôtes, en tout cas pas devant le monde entier. Et pourtant, aux résultats de leurs actions de sape de la France et de son industrie, le prolétariat stéphanois les qualifiait déjà de : vilains comme des poux et cons comme des balais.

« Il existe encore énormément de codes dans la culture vestimentaire masculine, si l’on veut bien s’y attacher. C’est ce qui m’a plu »

« Julien (Scavini) y raconte son apprentissage pour obtenir un CAP tailleur… et il a un vrai talent de pédagogue pour expliquer simplement la technique qui se cache derrière une épaule de veste. C’est quelqu’un de très passionné, qui a su satisfaire les demandeurs d’informations les plus exigeants au sujet des vêtements masculins. Cette passion s’est ensuite concrétisée par l’ouverture de sa propre marque de demi-mesure et de grande mesure : la maison Scavini

Connaissant un peu l’homme, vous serez vraiment entre de bonnes mains si le sur-mesure vous impressionne. Je vous souhaite donc une bonne lecture de cette interview passionnante… » source :  https://www.bonnegueule.fr/interview-dun-tailleur-julien-scavini-part-i/

Éric Zemmour se moque de Sibeth Ndiaye à la Convention de la Droite

https://youtu.be/44WTJEyecIc

Sibeth Ndiaye répond à Zemmour, « avatar de la pensée xénophobe »

https://youtu.be/48-kr809B2I

Les francs-maçons des années Mitterrand

« Les francs-maçons sont à peine cent mille en France. Ils étaient pourtant onze au sein du gouvernement Pierre Bérégovoy : onze sur quarante-trois, soit plus de 25 % des ministres. Pourquoi, aux plus hautes instances de l’État, tant de représentants d’une société initiatique aux si maigres effectifs ? Qui est franc-maçon, et qui ne l’est pas ? Quel est le pouvoir réel des loges ? Pourquoi ces « fils de la Lumière » choisissent-ils l’ombre du secret ? Pendant deux ans les auteurs, tous deux « profanes », se sont attachés à rencontrer les grands maîtres des principales obédiences, les politiques, les maçons « de base ». Un simple mouvement de pensée ? Ce serait oublier le rôle politique des loges, à l’origine de lois comme celles sur la contraception, l’avortement, l’abolition de la peine de mort, le RMI ; leurs réseaux d’influence ; leurs moyens d’action au Parlement et au gouvernement, dans les mairies, les associations, les entreprises, les médias. Voici exposée la réalité d’un mouvement qui compte ses anges, mais également ses démons. » chez Grasset, Patrice Burnat   Christian de Villeneuve

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Pierre_Mauroy_(1)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Pierre_Mauroy_(2)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Pierre_Mauroy_(3)

(2) Inspiré de la chronique du Figaro, La bonne mesure du tailleur Scavini

« Lorsque l’on évoque la profession de tailleur, beaucoup de clients imaginent encore que ce dernier pique et coud, seul, dans l’atelier de son arrière-boutique. C’est un peu vrai, et totalement faux. Si ce métier – qu’il ne faut pas confondre avec celui de retoucheur – est sans doute l’un des plus anciens qui soient, il a grandement changé avec l’arrivée de la machine à coudre qui a ouvert une brèche à la standardisation. Et a largement contribué à la naissance du prêt-à-porter. » : http://www.lefigaro.fr/mode-homme/2015/02/16/30007-20150216ARTFIG00276-la-mesure-sous-toutes-les-coutures.php

* Ettore Scola 1976

Jacques CHASSAING

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