Politiquement correct : désormais, c’est Carmen qui tue Don José

Publié le 6 janvier 2018 - par - 21 commentaires - 1 227 vues
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Après le #balancetonporc, voici le#balancetonopéra.

Au théâtre Maggio de Florence, on  donne dimanche Carmen, le chef d’œuvre de Bizet.  Jusque là rien d’étonnant, Carmen est l’un des opéras les plus joués au monde. Mais là,  il s’agit d’une version revisitée ou plutôt politiquement revue et corrigée.

En effet, comme nul ne l’ignore, Carmen la belle cigarière, meurt de la main de son amant jaloux, Don José. Impensable aujourd’hui ! Que Carmen roule des cigares, allez-vous demander ? Après tout, on a bien retouché  les affiches de Tati, Gainsbourg et Quentin Tarantino. Non, il ne s’agit pas de cela. Quoique cela ne saurait tarder.

Non, ce qui est impensable c’est qu’en ces temps où la violence faite aux femmes est jugée – à juste titre – insupportable, Carmen meure à la fin sous les coups de son amant éconduit.

Aussi, le directeur du théâtre florentin, bien inspiré et bien intentionné, a-t-il demandé au metteur en scène, Leo Muscato, de modifier le dénouement : « à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre d’une d’elles ».

Qu’à cela ne tienne. Carmen tuera Don José et vengera ainsi les milliers de femmes battues. Qu’on se le dise. Apparemment, une femme qui tue un homme, c’est en revanche, tout à fait envisageable. De toute façon, Don José n’a que ce qu’il mérite. Leo Muscato a situé l’action de l’opéra dans un camp de Roms démantelé par une brutale police anti-émeutes au sein de laquelle Don José distribue force coups de matraques. La mort est une punition encore trop clémente.

Voilà qui réjouira les féministes et les mâles honteux et repentis. En tout cas, Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, approuve. On ne peut que se ranger à l’avis de cette haute autorité.

D’ailleurs pourquoi s’arrêter en si bon chemin. A quand un remake de Manon dans lequel l’héroïne accusera Des Grieux de proxénétisme !  A quand une  Mimi en pleine forme dans La Bohème. C’est Rodolfo qui part de la poitrine. Assez des représentations misérabilistes des héroïnes. Juliette drague Romeo. Le comte Almaviva se morfond dans ses appartements pendant que Rosine culbute Chérubin. On supprime l’air de la Reine de la Nuit qui donne une trop mauvaise image des mères. Voilà pour un début.

Il faudra ensuite s’occuper de retoucher la Traviata, Tristan und Isolde, à moins que l’on ne bannisse les œuvres de Wagner purement et simplement. Et plus question non plus de monter don Giovanni dont le personnage éponyme est un abominable libertin, à moins de le transformer en donna Giovanna. Idée à creuser.

Inutile de protester au nom du respect de l’œuvre d’art. Ça ne marche que pour Jeff Koons ou le plug anal de McCarthy. Inutile encore de mettre en avant l’anachronisme qu’il y a à juger d’une pièce selon la morale d’aujourd’hui, et encore moins,  au contresens qu’il y a à porter un jugement moral tout court sur un genre qui, précisément, a pour ressort de montrer la noirceur, la fragilité , et le paroxysme des passions humaines.

Inutile de faire valoir que personne aux représentations de Carmen n’applaudit au meurtre d’une femme, mais s’émeut d’un destin tragique, et qu’aucun spectateur ne s’est jamais mis à frapper sa femme à la sortie de l’opéra.

Inutile puisqu’il s’agit de piétiner le passé, de faire table rase, de créer l’homme nouveau, l’homme hors sol, non inculte mais aculte.

En tout cas, pour les écrivains en manque d’inspiration, les metteurs en scène en quête d’originalité à n’importe quel prix, il va y avoir du travail.

Florence Labbé

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Notifiez de
colette

Carmen de Bizet doit rester telle que son auteur l’a écrite !!! ce nouveau metteur en scène n’est qu’un opportuniste, et surtout un abruti !!!! on va refaire toutes nos oeuvres pour complaire à certains ?

Esprit critique

La musique de Carmen est d’une violence inouïe, ces coups de cymbales et de grosse caisses, c’est une horreur !
La musique d « Au claire de la Lune » serait plus adaptée, et conforme au bonheur des Gays , des antiracistes, des antifas, des zadistes, des femino-hystériques des Nazo-muzz, enfin de toutes les merdes et minoritudes qui prétendent imposer leur fantasmes et leurs délires au reste du monde.

Margot Faubourg

Ah!ah!ah! en effet cette histoire de lune devrait en satisfaire plus d’un!

dufaitrez

« La Culture est ce qui reste quand on a tout oublié ». C’est fait !
« Quand j’entends le mot Culture, je sors mon révolver ». C’est fait aussi !
Citations d’actualité !

lucie clavijo

que de collabos…..
que de vomissures sur notre immense culture.
que de lâches dans les ministères, les médias.
ce sous monde cul-turel ne produit plus que des déjections!
il est loin le temps des Medicis, des mécènes qui irriguaient la culture occidentale en soutenant de VRAIS artistes.
J’espère que la Chine, l’Inde et la Russie sauveront leurs peaux…quitte à payer le prix fort.
c’est celui de la vérité et de la liberté.
Mais cela fait mal de penser que ce sont des régimes autoritaires qui se battront seuls,
pour faire perdurer leur identité!
l’occident commence a vraiment mériter de disparaître.

montecristo

L’Islam refuse l’Histoire avant l’Hégire ! (On dit même que les Berbères ne sont qu’une invention, on détruit les vieilles pierres … etc))
C’est pourquoi les musulmans s’attaquent à toutes les représentations d’avant l’Islam.
Aujourd’hui ils s’attaquent à la culture occidentale, directement ou par collabos interposés, pour la faire disparaître , dans le même état d’esprit, parce que rien ne doit survivre en dehors de l’Islam… C’est clair !
N’est-ce pas Najat ???

Simone GUTIERREZ

Vous savez Montecristo , les musulmans ne sont pas les seuls à vouloir restreindre l’ Histoire . Certains intellectuels  » bien de chez nous  » considèrent que l’ Histoire de France commence en 1789 .

Margot Faubourg

Tout à fait! Cette importation n’est que l’arbre qui cache cette sale forêt. L’un des symptômes de ce sale cancer….

Philippe Mangé

C’est ca l’inspiration….façon Taubira : on réécrit l’histoire pour ne pas stigmatiser !

Judex

Metteurs en scène en mal d’originalité? Cette originalité-là sent un peu le réchauffé car il y a plus de 50 ans que ces incapables, utilisant toujours les mêmes procédés, salissent à qui mieux mieux (ou pire pire) les chefs d’oeuvre qui les dépassent infiniment, n’en finissent pas de revenir au stade anal, se copiant les uns les autres sans vergogne, font du racolage obscène au nom de la révolution culturelle et du politiquement correct, et avec ça prétendent donner des leçons à tout le monde.

Simone GUTIERREZ

Je suis candide , mais je ne savais pas qu’ il fût possible , pour un simple metteur en
scène , de modifier une œuvre , de surcroît une œuvre classique de la notoriété de Carmen .
J’ avoue que les bras m’ en tombent ….. à défaut d’ avoir du talent ( comme Bizet ) Muscato a beaucoup d’ imagination …. peut – être rêve-t-il secrètement de voir à l’ affiche :  » CARMEN , de Leo MUSCATO , d’ après une idée de Georges Bizet  » …

JCML

« Les cons ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » (Michel Audiard) tout est dit.

HARGOTT

Mais le tragique dans le monde immonde tel qu’il ne va pas: les cons sont largement majoritaires.

Cécile Comeau

Voilà où la rectitude politique poussée à l’excès nous conduit. On ne va quand même pas modifier nos grands classiques! Si des esprits étroits et incultes sont incapables de les situer dans leurs contextes historiques, où allons-nous comme société? On va les brûler, ensuite. Comme en Turquie où Erdogan a fait brûler 140 000 livres. Comme l’autodafé des nazis sous Hitler. Misère que cela fait pitié à voir.

Fifi

Il va y en avoir des films, livres, pleins d’histoires à changer complètement… On nage en pleine stupidité. Ca prouve simplement qu' »on » a réussi à faire croire aux gens que la fiction et la réalité, c’est pareil, alors que c’est quelque chose qu’on a conscience naturellement après 6 ans. On prend les adultes donc pour des tout-petits de maternelle :
https://www.etreenceinte.com/article/apprendre-a-distinguer-la-fiction-de-la-realite
APPRENDRE À DISTINGUER LA FICTION DE LA RÉALITÉ
« Les plus petits ne disposent pas encore des ressources nécessaires pour séparer le réel de la fiction. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel rappelle qu’entre 3 et 6 ans, l’enfant manque de recul pour faire la différence entre un programme et une publicité, ou entre un feuilleton et le journal télévisé. »

montecristo

Il faudrait dire à ce metteur en scène que Carmen c’est de l’opéra …
 » Hé Léo … ! Elle meure pas en vrai ! C’est pour du faux ! Après … elle se relève pour saluer le public ! Ducon ! »

ANCIEN COMBATTANT AFN

Peut-être un jour oseront-ils remettrent en scène Carmen en mode halal?

Martin (du Gard),

Le vrai halal sera de supprimer, dès que possible et à tout jamais, nos oeuvres classiques occidentales pour ne présenter que de la « musique » et de « l’art » arabes et africains. C’ est dans les cartons du DEA, à n’ en pas douter. Et la musique ne sera pas seule à passer à la trappe, je ne donne pas cher de la Joconde et autres portraits célèbres quand le grand remplacement sera effectif. D’ ailleurs, comme nous le constatons avec ce Carmen, les collabos préparent déjà le terrain et l’ acculturation progressives des souchiens à cette culture d’ importation en anticipant dans la destruction, d’ une manière ou d’ une autre.

Tristana

C’est du vandalisme ! Je souhaite à ces pauvres imbéciles le flop retentissant qu’ils méritent pour oser massacrer ainsi un chef-d’oeuvre.

Fomalo

« Aculte » me plait assez, à condition que l’on change le titre et l’héroïne du divin marquis en « Justin ou les infortunes de la vertu »!

patito

aujourd’hui aavnt d’acheter sa place pour un opéra il faut demander d’abord si il est « revisité  » par le metteur en scène faute de voir Carmen se situer dans le hall d’un hoptal psychiatrique ( je l’ai vu !!!)
de plus cet opéra revisité se situe en un seul ieu mais on essai de nous faire croire à la scéne des contrebadiers ; à celle des arènes …
la pauvre Carmen est tuée par le ridicule