Polynésie : carton plein pour les indépendantistes, à cause de Macron !

Effets collatéraux prévisibles de la dictature sanitaire, les législatives au Fenua ont servi de referendum anti-Macronescu.

Il suffisait de parler avec les gens avant le scrutin pour anticiper le résultat. La haine contre ce sale type était palpable depuis qu’il a tué tous ces gens avec ses pseudo-vaccins forcés, et ruiné ceux qui refusaient ses piquouses. Et les Ma’ohi peuvent avoir la rancune tenace.

L’ennui est que la détestation du paltoquet se reporte sur toute la France. J’ai beau dire à mes compatriotes insulaires que tous les Français n’ont pas voté pour lui, ils me répondent qu’une majorité suffit. Une majorité pour le rae rae en métropole, comme on a une majorité ici pour les indépendantistes. Logique imparable.

Et si j’évoque le gadin des macronards aux législatives, on me rétorque que cela est sans importance. Puisque le Parlement français n’a aucun pouvoir. Le dictateur gouvernera par décrets comme il n’a cessé de faire malgré sa majorité de 2017. Sinon ses séides noueront des alliances de couloirs avec des crapules de divers bords qui se moquent bien de l’intérêt de la Nation. Là aussi, logique imparable.

Des résultats en proportion des dégâts

Un survol de résultats, île par île (il y en a 118) permet de constater une tendance :

Sur les îles lointaines peu peuplées, les candidats du Tapura (autonomistes mous qui ont confondu francophilie et flagornerie) obtiennent d’assez bons résultats. Rien d’étonnant. Ces terres ont été épargnées par le covidus macronibus et n’ont pas trop souffert des diktats du gouverneur colonial.

Ce satrape a quand même giclé entre les 2 tours (« muté à sa demande ») les résultats étant courus d’avance. Macronescu le winner n’admet pas l’échec de ses sous-fifres.

Les indépendantistes ont gagné toutes les circonscriptions malgré les fraudes habituelles, avec pertes de bulletins et urnes vagabondes, dans des districts éloignés des Australes ou des Tuamotu. Là où le gendarme est à la fois administrateur colonial, organisateur du scrutin, superviseur et juge des élections. Les macronards y font 95 %. Et le pandore peut espérer une belle promotion.

Sur les îles les plus peuplées et économiquement développées, archipels du vent et sous le vent, le Tavini (parti indépendantiste qui a officiellement déposé une demande à l’ONU pour la décolonisation du territoire) dépasse aisément les 50 %. Sauf exceptions où l’on a voté local en fonction de querelles immémoriales. Ou là où des agents électoraux ont détourné la nouvelle loi pour acheter des procurations.

Toujours en quête d’alliés, l’opportuniste Merluchon, à qui on n’a rien demandé, a apporté son soutien verbeux au Tavini. Comme on est un peu bronzés, ce lascar mal luné doit nous prendre pour des gnoules.

Là où le scrutin a été réglo, on a voté « casse-toi Macron tête de con ! »

Les indépendantistes reviennent de loin. Après une courte majorité à 51 % en 2004, la loi d’autonomie leur a coupé l’herbe sous les pieds. Les élus ne se battaient plus pour un idéal mais pour le partage des nouveaux pouvoirs. Et l’incompétence et le désintérêt pour les problèmes locaux ont fini par déconsidérer le président Oscar Temaru qui paradait à l’étranger comme un vrai chef d’État, et jouait au golf avec les grands de ce monde, sans se soucier des difficultés économiques de ses électeurs.

À tel point que lors des élections de 2018 à l’Assemblée territoriale (notre Parlement façon IVe République) le Tavini ne retrouvait plus que 8 sièges sur 57. Une chute vertigineuse de 2/3 de ses électeurs en 14 ans. Macronescu n’avait pas encore eu le temps de nous emmerder, et pour nous, les Gilets jaunes étaient toujours ceux des mamies qui protègent les enfants à la sortie des écoles.

Renversement de tendance le plus spectaculaire en 2022 : Temataï Legayic, qui devient à 21 ans le plus jeune député de la France et de ses colonies, n’avait obtenu que 20 % au premier tour contre Nicole Bouteau à 42 %.

Cette ancienne pluri-ministresse du gouvernement local, sentant le vent tourner, avait démissionné en novembre 2021. Mais ce sacrifice ne fut pas suffisant. Et son jeune adversaire s’imposa au second tour grâce à une coalition aussi informelle qu’hétéroclite de tous les mécontents, les écœurés et les indignés qui rejettent Macronescu, ses manigances, ses diktats, ses sbires importés et ses nervis locaux.

Pour l’anecdote, depuis la réouverture des cabarets et boîtes de nuit, un vieux tube repasse tous les soirs un moment en boucle, à la satisfaction goguenarde des clients :

https://www.youtube.com/watch?v=rvRyy2G_K4o

La bascule a eu lieu en juillet dernier lors de la visite du paltoquet

Trois jours ont suffi pour prendre la mesure de son nombrilisme et de ses nuisances. Avant fin juillet 2021, le taux de mortalité covidesque était nettement moins élevé qu’en métropole malgré des facteurs aggravants de comorbidité tels que obésité, diabète et maladies cardiovasculaires, problèmes de santé récurrents au Fenua.

Profitant de l’autonomie sanitaire, on appliquait le protocole Raoult puis les préconisations de Perronne, en achetant à la Chine l’hydrochloroquine, l’azithromycine et l’ivermectine interdits en France. À la veille de la visite du psychopathe, il n’y avait plus un seul Polynésien hospitalisé. N’en déplaise aux journaleux de cour, qui prétendaient « qu’on devait les cacher quelque part » (sic).

Le despote piqua une rage folle en découvrant qu’à peine un tiers des insulaires avaient reçu une dose de poison, en comptant les fonctionnaires et les militaires auxquels leur hiérarchie n’avait pas laissé le choix, et les miséreux récompensés d’une prime de 5 000 francs Pacifique (41 euros) s’ils se rendaient en famille au dispensaire.

Colère accrue lorsque le gouverneur colonial dut avouer que, faute de moyens de conservation suffisants, malgré des camions réfrigérés réquisitionnés, les traitements expérimentaux stockés en grand nombre étaient périmés ou altérés.

Gros soupçons de contamination préméditée lors du passage du tyran

Officiellement, il s’agit de coïncidences et on ne peut pas prouver le contraire. Mais force est de constater qu’au lendemain de la visite du despote, l’épidémie reprit en quelques jours, atteignant des pics inégalés et une hausse inquiétante des décès.

Profitant de l’aubaine, son gouverneur se crut obligé, pour complaire à son maître, de prendre des mesures autoritaires et vexatoires à l’encontre de ces « sauvages » (c’est ainsi que les élites antiracistes nous appellent) qui refusaient leurs seringues tueuses.

Outre la suspension illégale de l’autonomie sanitaire au prétexte de l’ordre public, les couvre-feux sitôt la journée de travail terminée, le port de la muselière en extérieur à Papeete, la fermeture des plages et l’obligation de rester chez soi le dimanche, furent très mal acceptées.

Même si peu de gens respectèrent ces diktats, et si les mutoï (flics locaux) préférèrent fermer les yeux. Car comme dans toutes les îles, tout le monde est plus ou moins cousin avec ses voisins, et on ne veut pas se fâcher pour des embrouilles de Popaa.

Beaucoup plus dommageable fut l’obligation infligée à toute personne ayant des relations professionnelles avec le public de se faire vacciner au moins à 2 doses.

Bien peu obtempérèrent malgré un odieux matraquage médiatique et des visites domiciliaires des « tontons macoutes » pour intimider les populations. Et on assista à des fermetures en cascades de commerces, de services et d’ateliers. Tandis que des fonctionnaires et employés dépressifs ne venant plus au bureau, les plages d’ouverture des mairies, postes et banques rétrécirent comme peau de chagrin.

Évidemment le pouvoir d’achat de ces réfractaires aux piquouses s’en ressentit, impactant ceux qui restaient ouverts. S’ils n’étaient pas trop handicapés par les effets secondaires des thérapies géniques, ils avaient perdu la moitié de leur clientèle. En résulta un effondrement économique dont on mettra du temps à se relever.

Retrouver la vie des ancêtres, jardinage, cueillette, pêche, 4 ou 5 poules, 1 ou 2 cochons, dans le cadre des solidarités familiales et villageoises, permit de s’en sortir.

En résulta un nouvel équilibre. Avec pour corollaire : puisqu’on peut se passer de la France, alors qu’on n’a ni RMI-RSA, ni CMU-AME, ni ASSEDIC ni CAF, pourquoi ne pas franchir l’étape suivante : un État indépendant, associé à l’ancienne métropole comme les archipels du Commonwealth avec l’Australie ou la Nouvelle Zélande ?

On peut sous-traiter à la puissance coloniale la diplomatie et la défense car on ne fait pas le poids face aux USA et à la Chine, acteurs principaux dans le Pacifique Sud. Mais pour le reste, qu’on nous débarrasse du gouverneur colonial, et qu’on cesse de faire annuler par des juridictions lointaines qui ignorent tout de nos coutumes et de nos problèmes, les lois de pays votées par les élus locaux. Ce serait un minimum.

 Depuis 4 ans, les propos et mesures anti-France se multiplient, merci Macron !

D’abord le rejet des « yachties »

Les impécunieux aventuriers d’antan sur leurs voiliers bricolés ont cédé la place à des bourges sur des unités plus classieuses. Mais leur apparente opulence n’explique pas pourquoi les Ma’ohi, peuple de la mer réputé cool et accueillant, ont développé une hostilité marquée contre les tour-du-mondistes qui contribuent à la prospérité des îles.

Certes des maladresses ont été commises par des navigateurs indifférents à la culture polynésienne qu’ils ignorent et qui, pour la plupart, ne s’y intéressent pas.

Ignorant que tout arbre fruitier appartient à quelqu’un et qu’on ne se sert pas sans demander.

Ignorant qu’on ne pêche pas n’importe où. Les « rahui » (jachères de pêche) fixent des lieux, des dates et des espèces qu’on a ou pas le droit de prélever.

Ignorant que, exception au Code civil, la coutume attribue à  ceux qui vivent en bord de mer, le littoral et les eaux adjacentes jusqu’au motu ou au tombant du platier.

Ignorant que les écolières qui se trémoussent dans des danses traditionnelles ne le font pas pour émoustiller les touristes qui parfois s’excitent un peu vite.

Mais ces maladresses qu’avant on pardonnait, après de fermes explications, ne passent plus. Le comportement asynchrone des « yachties » est instinctivement assimilé à l’arrogance présidentielle. Inutile de chercher à discuter. On les invite à dégager. Et s’ils ne comprennent pas, d’aucuns s’ingénient à leur pourrir la vie.

Ensuite la proposition de limiter l’installation des Français

Une députée indépendantiste, parfaitement au courant de ce qui se passe en France, a demandé récemment qu’on fixe un quota aux « envahisseurs métropolitains ».

« Leur pays est devenu invivable, mais ce n’est pas une raison pour qu’ils exportent chez nous leurs problèmes » a-t-elle déclaré. Peut-on vraiment la blâmer ?

Depuis les infructueuses tentatives « parisiennes », appuyées par les médias, de nous imposer l’ouverture de mosquées, on commence à se méfier de ces gens qui ont laissé pourrir leur pays et exporteraient volontiers leur décadence.

Tous les partis d’Océanie sont d’accord sur un point : la charia, on n’en veut pas !

https://www.youtube.com/watch?v=ITvowtGESUQ

Enfin des taxes immobilières exorbitantes pour les « étrangers » parmi lesquels figurent les Français de France !

 C’est nouveau, tout achat immobilier devrait subir des droits de mutation doublant le prix du bien ! Officiellement, pour faire baisser les prix de base et enrayer l’inflation qui rend les logements, même les plus modestes, inaccessibles aux autochtones.

La mesure a un but sélectif évident. Puisqu’on peut y échapper si on est né au Fenua. Ou si on a au moins un parent qui y est né. Ou si on est un « vieux Blanc » installé depuis au moins dix ans. Ou si on est marié ou en concubinage depuis au moins cinq ans avec une personne répondant à l’un des critères précédents.

Il est probable que le Conseil constitutionnel retoquera cette loi qui rompt l’égalité entre tous les citoyens. Mais cela accroîtra encore la défiance, la colère et les ressentiments contre cette France déglinguée, devenue un repoussoir grâce à Macron.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

 

 

 

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14 Commentaires

  1. mais jamais ils ne demanderont l’indépendance, pas plus que les antillais ou les guyanais, mes pépètes avant tout, leur salaires avant tout, raler ouais mais se laisser gouverner par des gens qui sont à des milliers de kilomètres de chez eux ouais aussi

    • Comme beaucoup de Popaa, vous nous prenez pour des assistés.
      Or chez nous, on dit « si tu veux manger, tu travailles ou tu vis de tes rentes ».
      Car la France qui engraisse au bas mot 15 millions de parasites sur son sol, ne verse ni RSA, AME, ASSEDIC, CAF aux 280.000 Français d’Océanie.
      À la différence des autres territoires que vous citez, nous ne sommes pas un dept mais un pays sous tutelle. C’est la tutelle qu’on veut alléger.
      https://www.presidence.pf/les-institutions/

      • Disons juste que les dépenses de l’Etat Français en Polynésie étaient en 2010 de 1,5 milliard d’euros, soit la bagatelle d’environ 34 % du PIB polynésien.

        Vous disiez quoi, monsieur le métropolitain se prenant pour un austronésien ?

  2. Bon les Tahitiens ne veulent pas être suicidés par les français ? Comme les corses, les antillais ou les comoriens ?

    Sinon bel article : intéressant, bien écrit, facile à lire.

    • Le droit international connaît diverses possibilités entre la colonie à l’ancienne et l’indépendance pure et dure. À savoir : les états fédérés, les états associés, les communautés d’intérêts, les confédérations, liste non exhaustive.
      Ainsi la France qui n’est plus un état souverain depuis qu’elle est sous tutelle de l’Eurocrature.

  3. J serais très étonné que la mignonne en tête de l’article soit une taitienne

  4. Ce ne serait pas plutôt une Femen, votre Polynésienne ? C’est exactement le genre de couronne de fleurs qu’elles portent et elle n’a pas le visage d’une polynésienne.

    • Il y a une infinie variété de phénotypes en Océanie, conséquence des divers peuples qui s’y sont croisés et y ont fait souche.
      Outre les Ma’ohi, les Popaa et les Tinito, par ordre d’entrée en scène, un bon tiers de la population est haffa en diverses proportions.
      Pouvanaa a Oopa, leader et symbole de l’indépendance, était blond aux yeux bleus.
      Quant aux plantes, beaucoup ont été importées et y poussent très bien.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Pouvanaa_a_Oopa

  5. Tahiti ! Le seul pays au monde où j’ai vu les dockers se rendre au boulot le matin avec un ukulélé dans une main et un pack de Hinano (bière locale) sous le bras.
    Le stakhanovisme n’est pas leur credo. La productivité à l’allemande qu’on voudrait imposer aux Français de métropole ça n’est certainement pas pour ces îles. C’est sûr que Macron s’arracherait la perruque.
    En tout cas, gardez cette liberté et continuez de résister !

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  1. Polynésie : A cause de Macronescu, carton plein pour les indépendantistes ! Mais on comprend les polynésiens : qui donc voudrait vivre sous le joug de cet assassin cinglé, pervers et narcissique qui jubile lorsque souffrent les Français ? | Espace d

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