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Brigitte : au Grand Débat, les citoyens aimaient rencontrer Emmanuel…

Hier soir, la femme du Président, (Brigitte pour les intimes, madame la présidente pour les Pièces jaunes) est venue en toute simplicité nous causer dans le poste !

Le cireur de pompes (babouches à l’occasion) officiel de la chaîne TF1, lecteur de prompteur en direct, Gilles Bouleau en personne, officiait lors de cet entretien « exclusif » (qu’on nous a rabâché à moult reprises en amont) au point que je me suis demandé pourquoi insister tant sur l’exclusivité, sinon peut-être pour cacher le fait que les autres chaînes n’en avaient pas voulu ???

Mais il n’est pas impossible non plus que ce soit uniquement une conséquence de mon mauvais esprit de « citoyenne qui n’est rien », même si je ne suis ni alcoolique, ni illettrée

Quoi qu’il en soit, j’espère que comme moi, vous étiez, haletants, devant votre écran, concentrés et impatients d’écouter la parole divine, en provenance directe de la bouche de celle qui a initié le jeune Choupinet, encore en culottes courtes… prof de théâtre, ça s’appelle !

Non, en fait, je plaisante car si je n’étais pas loin de ma télé, j’avoue que j’entendais d’une oreille très discrète les élucubrations de la dame ; d’abord parce que quand je suis seule, j’aime bien avoir la télé en « fond sonore », ensuite parce que j’étais occupée à tout autre chose bien plus passionnante, et que je me fous totalement des états d’âme présidentiels, que ce soient ceux de Madame comme ceux de Monsieur !

Sauf que mon « Jiminy Cricket » perso qui veille au grain au cas où une annonce extraordinaire tomberait, style « Macron démissionne », est donc venu me secouer à plusieurs reprises pour que je prête toute mon attention à la grande dame venue s’adresser aux manants… histoire peut-être de faire regagner quelques points à son Président-menteur de mari plutôt en mauvaise posture dans les sondages, même truqués (encore mon mauvais esprit).

Faut-il avoir une très haute opinion de soi-même pour penser un instant qu’en plein scandale d’une grève qui perdure, malgré tous les efforts des petits agents de la bien-pensance pour la minimiser et la dénaturer (tout comme ils ont réussi à le faire pour la légitime grogne des Gilets jaunes), les citoyens auraient envie d’entendre les états d’âme (bien qu’elle s’en défende) de la femme de celui qui ne cesse de les manipuler et de leur mentir effrontément à longueur de temps !

Pense-t-elle réellement que l’ensemble des citoyens, notamment ceux d’entre eux qui casquent indéfiniment pour les exigences de cette snobinarde pour qui la vaisselle de l’Élysée n’étant pas à sa convenance, elle n’a pas hésité à la changer intégralement… et pas pour de la faïence Ikéa, mais pour des objets luxueux auxquels elle est habituée ; ceux-là n’ont pas oublié non plus le changement de moquette, vraisemblablement selon les mêmes critères que la vaisselle, pas plus que la piscine pour seulement quelques semaines l’été… la plage privée dont dispose le Fort de Brébançon n’étant pas assez bien pour Madame ?

Bref, il m’étonnerait fort que les citoyens qui vivent de plus en plus chichement (pendant que madame et monsieur Macron ne se refusent rien !) aient apprécié de l’entendre se prétendre « proche des Français » avec un  « je suis maman, je suis mamie, je suis prof, j’ai eu la vie des gens », comme si elle avait connu les fins de mois difficiles, qui « grâce » aux spolieurs comme son mari et ses prédécesseurs, ne pensant qu’à leur petit confort, arrivent de plus en plus tôt !

Tout est réuni pour donner une impression d’être effectivement « près du peuple »… sauf pour ceux qui ont encore dans les oreilles le ton tellement méprisant avec lequel l’époux de la « première dame » prononce le mot « populiste » à propos des dirigeants qui respectent leur nation, leurs valeurs, et leurs administrés… c’est-à-dire tout le contraire de ce petit morveux pédant et suffisant qu’est Emmanuel Macron !

Et justement, à propos de son mari, la dame pensant nous émouvoir, se paye de quelques confidences (n’ayant apparemment aucune idée du degré de notre indifférence à leur sujet).

C’est ainsi que sans avoir rien demandé, nous apprenons :

– Que c’est lui-même, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande, qui « sentait qu’il avait en lui la capacité de réformer » (*) et qui avait « la volonté » de devenir le président de la République.

(*) Nous aussi, on le sent bien… mais peut-être pas tout à fait de la même façon ; ou plus exactement on est bien plus sûrs de la volonté que de la capacité !

– Bien que « les gens » confient à la dame Macron « qu’à partir du 15 du mois c’est de plus en plus difficile », elle précise qu’il est très rare qu’on l’aborde en étant agressif… Qu’elle se promène sans ses gorilles, et pas dans ses fiefs habituels, et on en reparlera !

– Évidemment, le Président est dûment averti des renseignements glanés auprès du petit peuple, même s’il ne donne absolument pas l’impression de s’en soucier et de changer quoi que ce soit à ses façons… mais Madame ne semble pas s’en inquiéter.

– Le clou du spectacle étant à mon sens lorsque Brigitte dévoile que lors du Grand Débat, les gens étaient contents de rencontrer le Président !

Là, j’avoue que j’ai failli exploser de rire devant autant de culot : comme si nous n’avions pas remarqué qu’en fait de grand débat, c’était surtout « le grand déballage » de sujet choisis exclusivement par le Président, présentés en de longs monologues ne souffrant pas la contradiction (notion très personnelle de la discipline nommée « débat » ), et que de plus les « citoyens » autorisés à rencontrer le Président étaient triés sur le volet… pendant qu’une foule attendant dehors, dûment encadrée par la maréchaussée !

Cinéma tout à fait identique à celui des fameuses rencontres avec les maires de France, selon le témoignage de Julien Sanchez, maire RN de Beaucaire, non invité !

https://twitter.com/jsanchez_rn/status/1085957295605977089

Prendre les citoyens pour des cons ça s’appelle, et là je le concède, Macron est au top !

Il s’avère donc que finalement la dame est aussi « comique » que son bouffon de mari !

Mais ce n’est pas fini…

Celle qui dès les premières minutes a laissé entendre qu’elle est « l’épouse d’un homme qui est devenu président de la République », comme si elle réfutait d’emblée être devenue une autre personne, s’imagine sans doute nous avoir attendris en nous apprenant que depuis septembre dernier, elle est redevenue professeur de théâtre, dans une « école de la deuxième chance » à Clichy-sous-bois.

Une fois par mois, elle y donne, bénévolement, un cours de théâtre, et rien que le choix de la pièce « Huis Clos » de Jean-Paul Sartre, en dit long sur son incompréhension des véritables intérêts des gens simples.

Pensez-vous vraiment que des gens en difficultés sociales aient envie de se distraire avec du Sartre ? Non évidemment…

D’ailleurs, si vous n’êtes pas trop soûlés de mes commentaires, ou si vous regrettez de ne pas avoir vu ce dernier chef-d’œuvre des productions Macron et Cie, vous allez pouvoir juger sur pièce avec la vidéo de l’entretien qui a suivi le reportage

https://www.youtube.com/watch?v=wQajIkk2XE4

Reportage au début de la vidéo.

https://www.lci.fr/replay/video-le-20h-le-mag-du-16-janvier-2020-2142948.html

On ne peut lui retirer un abord sympathique… mais dès qu’on laisse la porte ouverte aux souvenirs des paroles et actions de son mari, il n’y a pas photo : pour ne pas s’apercevoir de la fourberie de celui-ci, c’est qu’elle partage totalement ses décisions, et là, plus question de sympathie !

Josiane Filio, au nom de la Liberté d’expression