Pour comprendre les restitutions au Bénin, suivre la piste Zinsou !

Ce n’est pas un hasard si les premiers objets d’art africain rentrant dans leur pays s’en vont au Bénin, ancien Dahomey. Cette restitution d’objets a une histoire très précise, peu connue, très liée à Macron. Et qui ne connaît Lionel Zinsou ne peut que l’ignorer.

Neveu d’un président de la République, ancien Premier ministre du Bénin, un an, Lionel Zinsou, 67 ans, fils d’un médecin béninois et d’une mère française est issu d’un milieu très privilégié. Il a étudié dans les plus grandes écoles : Normale sup, London school of economics… C’est un très proche de Fabius et de Védrine. Il débuta sa carrière chez Danone puis devint associé-gérant de Rothschild & Cie,  avant de rejoindre le fonds d’investissement PAI Partners dont il devint PDG en 2009. 

Il fut nommé en juin 2017 président de Terra Nova, fut aussi membre du comité directeur de l’Institut Montaigne. Il est cofondateur et Managing Partner de SouthBridge, société de conseil financier et stratégique dédiée au continent africain. C’est donc un homme d’argent, de pouvoir et de réseaux.

En 2005, il participa à la création, à Cotonou, de la Fondation Zinsou que préside sa fille Marie-Cécile, destinée à favoriser des activités artistiques, laquelle possède aussi un espace muséal. À noter que cette dame, née en 1982, fut nommée, en 2014, chevalier des Arts et des Lettres pour en devenir officier, par décret de Macron, en 2020.

Sur proposition de la ministre de la Culture, le Président de la République vient de nommer Marie-Cécile Zinsou présidente du conseil d’administration de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis pour un mandat de trois ans.

De 2014 à 2018, Lionel Zinsou fut président des Amis du quai Branly…  association qui « accompagne le développement et le rayonnement du musée en France et à l’étranger. Elle a choisi de privilégier trois types d’action : la restauration d’œuvres, l’enrichissement des collections et le soutien à la recherche ».

Donc en 2020, Emmanuel Macron décida d’offrir au Bénin vingt-six pièces des collections du musée du Quai Branly, d’une immense valeur, environ 50 millions d’euros… par le biais d’un projet de loi que le Sénat, pourtant servile, refusa de voter en deuxième lecture… Et lorsque l’on sait que l’une des personnes les plus actives pour demander ces restitutions est Marie-Cécile Zinsou… 

En fait Lionel Zinsou et Emmanuel Macron se connaissent fort bien. Après avoir côtoyé brièvement Manu chez Rothschild, le Franco-Béninois eut recours à ses services, comme banquier conseil, quand il dirigeait PAI, et a continué à le fréquenter quand il était à l’Élysée puis à Bercy. Évidemment, il a ensuite soutenu le candidat lors de sa campagne présidentielle… L’un des grands donateurs, pourvoyeurs d’autres grands donateurs ? 

Toutefois, il paraît difficile de croire que Macron ait utilisé un prétexte de repentance colonialiste pour, au sus et aux yeux de tous, puiser des œuvres dans un musée français, afin de rembourser une « dette » personnelle.

Désormais se pose la question du devenir de ces objets d’arts. Et l’on s’étonne d’un départ si rapide… Le palais d’Abomey où ils devraient aller est dans un tel état qu’il ne peut les accueillir, de même pour les autres musées béninois.

Tout laisse à penser que les vingt-six œuvres seraient mieux protégées à la Fondation Zinsou, dans son musée de Ouidah, à une quarantaine de kilomètres de la capitale…

 

Mitrophane Crapoussin

 

https://www.youtube.com/watch?v=ZLNeyC6RBb4

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8 Commentaires

  1. On peut bien leur restituer leur « objets d’art » (en réalité des sculptures primitives dignes d’un môme de dix ans…) ça nous fera de la place et puis d’ici à quelques décennies ils auront disparus, bouffés par les termites, pourrissant dans des stockages humides ou plus simplement vendus à des collectionneurs woke privés qui les cacheront chez eux jusqu’à ce que leur enfants les balancent à la benne ou les mettent en vente sur un leboncoin pour 10€…
    Et l’art africain redeviendra ce qu’il a toujours été en Afrique : rien, comme leur histoire.
    Du coup nos objets d’art à nous n’en aurons que plus de valeur en comparaison, c’est tout bénef pour nous.
    Qu’on leur rende TOUT !

  2. Quelle bouche dégueulasse!

    Etonnant cette affaire! En fait pas tant que ça, qu’est ce que le fric et le pouvoir ne font pas faire! personne n’y voit aucune connivence ou collusion?

    Encore quelques années et nous en apprendrons de bien belles!

    De toutes façons, le poudré n’est clair en rien!

  3. Donc c’est l’histoire de deux fréros qui ce connaisse trés bien,donne moi de l’argents pour 2017 et ensuite je te restitue les objets d’arts,elle est pas belle l’histoire,vive la France.

  4. que l’on restitue illico toutes les « oeuvres d’art » africaines aux pays concernés et, en même temps, tous leurs ressortissants qui polluent la France. On respirera mieux.

  5. franchement qui peut s’offusquer ? perso j’men fout ! qu’ils ouvrent un musée au bénin, ça donnera surement du travail à certains et une atmosphère rafraichie aux visiteurs locaux éventuels

  6. Que les Africains commencent par nous redonner les centaines de milliards verser depuis des décennies,et nous leurs refilerons leurs babioles..

  7. En clair, et pour résumer, c’est un « pote » qui donne du fric sous la forme d’objets moches, mais ayant une valeur financière (on se demande bien pourquoi !!) à un autre pote, noir celui-là !!!

    qui sait s’il le noir ne l’a pas enfilé aussi :-)))

    L’afric est le continent de la plus grande corruption, enfin, la France est en train de les rattraper sur ce plan-là !!

  8. Au vu des « chefs d »oeuvre » représentées ci-contre dans l’article ci-dessus, pour ma part elles peuvent effectuer un voyage sans retour. L’art africain n’a aucune affinité avec moi.

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