1

Pour des groupes d’autodéfense en milieu rural

 

Les héros ne meurent pas. Ils revivent en chacun d’entre nous. En ce sens, le sacrifice du colonel Arnaud Beltrame provoque déjà une onde de choc qui  bouleverse tous les Français mais il ne faut pas que sa mémoire soit exploitée par un pouvoir incompétent. Après l’émotion doit venir le temps de la réflexion pour tirer les leçons des derniers événements.

En dépit de la propagande politique et médiatique, j’observe qu’il aura fallu près de quatre heures à un nombre incalculable de gendarmes et de policiers pour venir à bout d’un seul terroriste armé d’un couteau et d’un vieux pistolet. À l’évidence, une dizaine de citoyens résolus, avec des fusils de chasse, aurait réglé le problème en moins de cinq minutes.

Le gouvernement et sa lourde administration sont incapables de protéger les endroits isolés. Souvenons-nous des pratiques des islamistes en Algérie entre 1996 et 1998. Ils attaquaient de nuit un hameau et massacraient tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, dans des conditions épouvantables. Lorsque les forces de l’ordre arrivaient enfin à l’aube, il ne leur restait plus qu’à découvrir un spectacle d’une horreur indicible.

Il faut alerter les populations sur ce risque et les inciter à constituer des groupes d’autodéfense en milieu rural. Les chasseurs et les licenciés de club de tir qui détiennent des armes devraient se réunir pour mettre au point des procédures d’urgence en cas de péril. Il ne s’agit pas de reconstituer des ligues armées qui tomberaient sous le coup du Code pénal, mais d’assurer un premier échelon de légitime défense en attendant l’arrivée des renforts officiels.

Dans ce contexte, les diverses associations de résistance qui comptent dans leurs rangs des militaires expérimentés pourraient jouer un rôle concret en sensibilisant les acteurs locaux à cette nouvelle dimension de la menace et en leur expliquant comment y faire face.

Gérard Pince