Pour la gauche au pouvoir, il y aura un avant-Amiens et un après-Amiens

Fin juillet, des policiers contrôlent une femme intégralement voilée dans un quartier de Marseille. Aussitôt une cinquantaine de personnes provoquent une véritable émeute, avec trois blessés chez les policiers (et aucun chez les émeutier), sans compter les insultes de la foule hostile.

Réaction du ministre de l’Intérieur ? Aucune. Il a fallu une question orale de Valérie Boyer (UMP) à l’Assemblée nationale pour qu’il s’explique (à la place de la garde des Sceaux, absente) :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7mSUTrUvZ18[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=7mSUTrUvZ18

Manuel Valls apporte alors du bout des lèvres un soutien aux policiers qui font un « travail délicat » et qu’ils doivent faire avec « discernement ». (Comprendre : pas de vagues ! Une enquête administrative est d’ailleurs en cours pour déterminer si les policiers ont eu raison de contrôler la voilée intégrale à proximité d’une mosquée…)

Mais surtout, le ministre de l’Intérieur ajoute comme un cheveu sur la soupe : « La stigmatisation de l’immigré, la stigmatisation de l’étranger, la stigmatisation du musulman à des fins politiques, à des fins de division, à des fins d’opposer en permanence les Français les uns aux autres, les immigrés aux Français, cette stigmatisation est insupportable. »

Et cela alors même que Valérie Boyer, dans sa question au gouvernement, n’a parlé ni d’immigrés ni d’étrangers ni de musulmans… C’est donc Manuels Valls lui-même qui fait un superbe aveu par sa déclaration saugrenue qui assimile les émeutiers à des immigrés et à des gens de confession musulmane.

Quelques jours plus tard, trois policiers interpellent un présumé voleur à la tire dans le 18ème arrondissement de Paris. Là encore, une cinquantaine de personnes lancent une émeute qui s’en prend aux forces de l’ordre. Du renfort policier disperse la foule, mais sans pouvoir arrêter quiconque.

Réaction du ministre de l’Intérieur ? Aucune.

Et on pourrait multiplier les exemples. Il ne se passe pas de semaines, voir de jours, sans que la presse régionale nous parle de policiers ou de gendarmes agressés, caillassés, blessés, parfois par de petits groupes, parfois par des hordes d’émeutiers.

Réaction du ministre de l’Intérieur ? Aucune… jusqu’à l’affaire d’Amiens où on a assisté à des tentatives d’assassinat sur des policiers. Manuels Valls est alors obligé de sortir de son silence, mais se contente de belles paroles et quelques promesses, tout en donnant des gages (visite à la famille qui a déclenché les événements, condamnation du « Kärcher » de Sarkozy, refus de la « stigmatisation », etc.)

Et évidemment, silence radio de Christiane Taubira, ministre de la Justice qui veut vider les prisons et supprimer les « courtes peines » d’enfermement…

Mais si les émeutes ou les agressions précédentes contre les forces de l’ordre ont fait peu de bruit médiatique – on n’en parlait souvent que dans la presse locale et pas aux JT de 20 heures –, celles d’Amiens ont largement été couvertes par la presse nationale, provoquant l’indignation des Français… et enfin une réaction du ministre de l’intérieur sur les violences contre les policiers et les gendarmes.

Et je ne parle même plus de l’hyper-violence contre des particuliers, qui se compte en dizaine de « faits divers » par jour, toujours dans la presse régionale, rendant la vie impossible à des millions de Français terrorisés qui vivent dans la peur. Là encore, absence totale de réaction du couple Valls-Taubira…

Il y aura donc un avant-Amiens et un après-Amiens. Désormais la fausse gauche au pouvoir se trouve devant un dilemme. Continuer à mettre la tête dans le sable pour ne pas mécontenter son nouvel électorat issu de l’immigration, ou choisir de défendre les citoyens français et de faire cesser ces actes de guerre civile par une action à la hauteur de l’enjeu. Non seulement par la répression policière à grande échelle, mais aussi par une tolérance zéro et des condamnations aux antipodes de l’angélisme et de la volonté de la garde des Sceaux.

Réponse dans les semaines à venir. Mais je crains qu’on ait atteint un point de non-retour. Manuel Valls veut affecter 500 nouveaux policiers à ses 15 premières « Zones de sécurité prioritaire », soit 33 policiers par « zone » et alors même que la France compte quelques 750 ZUS (« zones urbaines sensibles ») dont bon nombre sont déjà des zones de non-droit… C’est totalement ridicule.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=H1dQ6_HJqW0[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=H1dQ6_HJqW0

Roger Heurtebise

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