Pour le MRAP, Marie Laforêt est raciste !

Le mois de décembre 2011 s’est ouvert sur un étonnant procès qui touche la chanteuse Marie Laforêt.

Qu’a-t-elle donc commis de répréhensible pour qu’il en soit ainsi ? Un vol ? Un meurtre ? Un attentat ? Pas du tout ! Elle a fait paraître une annonce disant qu’elle cherchait quelqu’un pour faire des «aménagements sur sa terrasse».

Ah bon, et c’est tout ? Oui, à ce détail près que l’annonce contenait la précision suivante : «Allergiques ou musulmans orthodoxes s’abstenir, car petit chihuahua».

Voilà qui est «odieux», «insupportable», «stigmatisant», «discriminant», «nauséabond»… et j’en passe !

Il paraît même que c’est plus que cela (!), car le MRAP a décidé de porter plainte contre la chanteuse pour «discrimination à caractère raciste».

«Raciste» : le mot est lâché ! Marie Laforêt est «raciste» !

«Raciste» est l’argument qui tue ! Mais la bêtise aussi ! Prendre cette plainte dans son intégralité, c’est faire d’une allergie, d’une religion ou d’une orthodoxie une race – ce que j’ignorais jusqu’alors.

Qu’est-ce, en effet, qu’une «race» ? C’est une «subdivision de l’espèce zoologique, elle-même divisée en sous-races ou variétés, constituée par des individus réunissant des caractères communs héréditaires» (Petit Robert).

Et qu’est-ce qu’une «race» pour les «groupes humains» ? C’est un «groupe ethnique qui se différencie des autres par un ensemble de caractères physiques héréditaires (couleur de la peau, forme de la tête, proportion des groupes sanguins, etc.) représentant des variations au sein de l’espèce» (Petit Robert).

En quoi consiste donc le prétendu racisme de Marie Laforêt : dans l’affirmation de «la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres» – ce qui est très exactement la définition du «racisme» telle que la donne le  Petit Robert ?

Bien sûr que non !

Mais alors quelle mouche pique le MRAP ? L’appât du gain ? Le besoin de publicité ? La défense inconditionnelle de la communauté musulmane ? La sacralisation de l’islam ? La déraison ?

Le MRAP ne voit-il pas le ridicule de sa plainte ? Ne voit-il qu’en cas de victoire devant l’autorité judiciaire (ce qui, au regard de l’actuelle démission des élites, n’est pas exclu !), c’est la France profonde qu’il aura contre lui ?

D’ailleurs, comment une plainte de cet ordre peut-elle être recevable ? L’est-elle dès lors que le mot «musulman» apparaît dans un contexte verbal ou écrit qui pourrait laisser penser que son auteur n’entretiendrait pas de sentiments islamophiles ? Les sentiments islamophiles sont-ils devenus la nouvelle obligation de la France d’aujourd’hui ? Si l’annonce avait dit : «Allergiques ou chrétiens orthodoxes s’abstenir, car petit chihuahua», le MRAP aurait-il porté plainte ?

Le «MRAP» est-il le «Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples» ou le «Mouvement Revendiquant l’Avènement du Prophète»?

Nos gouvernants feraient bien de réfléchir à toutes ces associations qui, sous couvert d’une appellation généreuse, n’ont d’autre préoccupation que la promotion unilatérale de leur fonds de commerce, quand ce n’est pas d’une religion !

Maurice Vidal


 

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