Pour le petit malin Bidar, en dehors du multiculturalisme, point de salut !

Publié le 20 juillet 2014 - par - 1 165 vues
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bidarPoursuite dans la même voie de notre petit malin…

Premier paragraphe : – Déjà le titre est provocateur comme entrée en matière : « Quelle société multiculturelle voulons-nous ? »… (on a pas demandé aux Français s’ils avaient jamais eu envie d’aller vers un autre type de société…), – « cette visibilité de l’islam agit comme un révélateur »… (elle révèle seulement elle-même, c’est-à-dire : un élément perturbateur…), – « le fantasme de l’assimilation culturelle »… (cet Abdennour montre bien qu’il n’a pas l’intention de respecter le pays d’accueil en faisant comme les autres qui étaient là avant lui…), – « l’épouvantail d’un islam qui revendique »… (justement : il revendique…, et cette phrase est en contradiction avec le « fantasme » précédent…), – « l’islam n’est évidemment qu’un élément »… (l’islam n’est pas qu’un élément : c’est l’élément majeur avec ses coutumes exigeantes…), – « qu’ils n’arrivent plus à réfléchir sereinement »… (oui, il ne faut pas s’embêter : Abdennour : « tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ma haute pensée philosophique ne sont pas très bien dans leur tête »…), – « elle pourrait se nourrir de ce qui veut la détruire »… (oui : si on en meurt pas…, on s’en sort plus fort…, à moins d’en devenir idiot…).

Paragraphe suivant : – « le choc généralisé des cultures… avec l’islam »… (au moins, il est d’accord pour dire que l’islam n’est pas buvable facilement…), – « chacun reste dans son coin »… (quand on les a endurés dans une banlieue sensible : on n’a effectivement plus envie de vivre avec eux, et ultérieurement de les rencontrer…), – « des ghettos infâmes pour les pauvres »… (il faut savoir que les endroits étaient très bien avant leur arrivée, mais qu’ils n’en prennent aucun soin et détériorent tout…), – « de métamorphoses possibles de cette identité française dans des formes nouvelles »… (il n’est jamais venu à l’esprit des Français de changer d’identité…, pourquoi le devraient-ils ?), – « la diversité culturelle est une richesse »… (si on parle vraie culture : oui… Mais si on parle doctrines dictatoriales, moyenâgeuses, rétrogrades, et barbares… : c’est non !)

Paragraphe suivant : – « des chances et des occasions de se réinventer »… (revenir au moyen-âge : ah, ben…, c’est super…), – « Lui donner une nouvelle jeunesse, une nouvelle vitalité »… (une nouvelle jeunesse dans l’islam ? Ah, voilà quelque chose d’intéressant… : nous trouver une nouvelle vitalité dans l’âge de pierre ?…), – « elle donne l’occasion à la laïcité de se renouveler »… (ah, on aura tout dit ici… : – avec l’islam qui est contre la laïcité…), – « c’est l’esprit de la laïcité que de permettre… à tous les croyants de s’exprimer »… (en principe la laïcité prêche plutôt pour que les croyants la mettent en veilleuse, pour se fondre dans le paysage…).

Quelle société multiculturelle voulons-nous ? N°5 du samedi 12 juillet 2014

La France est devenue une société multiculturelle. Comment faire pour éviter, dans cette société, un « choc des cultures », et comment construire ensemble une véritable culture commune, à laquelle tous contribuent ?

http://www.franceinter.fr/emission-france-islam-questions-croisees-quelle-societe-multiculturelle-voulons-nous

(Voix d’annonceur) Un projet unique voit le jour à Bussy-St-Georges : construire deux pagodes pour les Bouddhistes ; une synagogue et une mosquée côte-à-côte. Les musulmans se félicitent de cette mosquée qui se trouvera sur un terrain de 2 000 m2 à Bussy-St-Georges. L’entente règne : « ça va donner effectivement à l’occasion aux musulmans ben, de transmettre le…, de faire comprendre plutôt, la civilisation musulmane, en étant situé sur ce site-là, puisque ce sera une…, il y aura forcément beaucoup de visites : que ce soit des Bouddhistes, des Juifs, des Chrétiens, et c’est une occasion pour nous effectivement de…, ben, de transmettre toutes les valeurs… »

Quelle société multiculturelle voulons-nous ? « France, Islam : Questions croisées ». Abdennour Bidar : Bonjour à tous. La présence de l’islam en France et sa visibilité importante provoquent ici beaucoup d’anxiété et d’angoisse. Aujourd’hui et demain, je voudrais que nous réfléchissions ensemble à ces inquiétudes. Beaucoup de gens sont inquiets parce que cette visibilité de l’islam agit comme un révélateur, elle occasionne une douloureuse prise de conscience, elle nous met sous les yeux quelque chose qu’on a peut-être refusé de voir pendant longtemps, ou dont on ne veut toujours pas prendre toute la mesure : le fait irréversibleque nous vivons désormais dans une société multiculturelle, définitivementmulticulturelle. Le fait donc que la France d’une seule couleur –la France monochrome– : c’est fini !Ce qui se brise tous les jours un peu plus sous nos yeux : c’est donc le fantasmede l’assimilation culturelle : c’est-à-dire de l’uniformisation de la société toute entière dans le moule d’une seule culture et d’une seule identité. Derrière l’épouvantail d’un islam qui revendique bec-et-ongle sa différence, le motif le plus général de l’inquiétude française est donc de voir que tout ce qui avait fait jusque-là son unité et son identité, se trouve menacé de dilution complète dans le grand bain multiculturel, le gigantesque bouillon de culture multiculturel dans lequel à l’échelle planétaire, les identités historiques se retrouvent plongées et leurs survies remises en cause. À quoi s’ajoute le fait que cette identité historique se trouve également remise en cause par tous les flux d’une mondialisation qui brisent les frontières en ouvrant chaque pays à une circulation permanente et massive des gens, mais aussi : des échanges, de l’information, des réseaux, des idées, des modes, des images, etc. Pris dans ce gigantesque tourbillon, les peuples qui ont une Histoire –et tous les peuples ont une Histoire– sont saisis de la même peur : que tout se mélange comme des couleurs mélangées dans un pot, au point que plus aucune identité d’origine ne soit reconnaissable et n’arrive plus à subsister nulle part ; qu’ici donc en France, l’élément historique de notre identité, de la particularité française se retrouve totalement noyée dans le grand maelstrom multiculturel, au sein duquel l’islam n’est évidemment qu’un élémentparmi d’autres. C’est la vague –que dis-je–, la déferlante de la mondialisation et de la multiculturalité qu’elle impose qui font si peur. Et il faut bien dire à la décharge de cette peur, que le phénomène est d’une brutalité inouïe, d’une violence réellement terrifiante, et d’une radicalité sans précédent. La culture ancestrale autochtone de chacun des peuples de la terre –et pas seulement de la France, hein, j’y insiste– est aujourd’hui percutée de toutes parts et livrée à tous les chocs et entrechocs possibles de civilisations. Chez nous, l’inquiétude est celle d’une véritable disparition de l’identité française. Certains de nos intellectuels –je pense notamment au dernier livre d’Alain Finkelkraut qui a pour titre : « L’Identité malheureuse »– sont à ce point paniqués par ce risque, qu’ils n’arrivent plus à réfléchir sereinementau phénomène, et que leurs pensées se retrouvent complètement tétanisées, paralysées par l’angoisse de voir ainsi l’identité française fatalement engloutie, anéantie dans l’uniformité du grand mélange mondial de toutes choses, et finalement oubliée. Je suis frappé par l’impuissancede ces intellectuels, c’est-à-dire : par leur incapacité totaleou presque totale à imaginer comment l’identité française pourrait au contraire sortir plus forte de ce défi, et comment elle pourrait se nourrir de ce qui veut la détruire, se nourrir de la mondialisation et de la multiculturalité pour se perpétuer en se régénérant. (Musique)

On ne reviendra pas en arrière, on ne peut pas lutter contre cet effet de la mondialisation qui brasse toujours plus les cultures, les populations et ouvre toujours plus les frontières. Par contre, on peut –et nous devons– lutter de toutes nos forces contre deux choses : d’abord contre le risque que toutes les cultures disparaissent dans l’uniformité informe d’une seule et même culture mondiale –surtout si celle-ci est celle de la société de consommation et d’un capitalisme dégénéré qui fabrique toujours plus d’inégalité–. Ensuite, on doit lutter également contre le risque d’un choc généralisé des cultures qui cohabitent dans une même société –ce qui nous menace aujourd’hui en France avec l’islam–. C’est bien de là aussi que vient le danger, que chacun reste dans son coin : les Maghrébins entre eux, les Africains entre eux, et encore entre eux les Souchiens –Français dits de souche–, les Juifs entre eux, les Musulmans entre eux, etc. Vous vous souvenez d’Astérix : « le village gaulois ». Eh bien, le risque aujourd’hui : c’est qu’il n’y ait plus en France que des villages communautaires, sans aucune mixité ethnique, culturelle, ni sociale : des quartiers de Noirs, des quartiers de Maghrébins, de Chinois, ou d’Indiens. Des ghettos dorés et sécurisés pour les riches, et des ghettos infâmes pour les pauvres. Ce séparatisme ethnique et social, vous le constatez comme moi, est hélas déjà réalisé à certains endroits. Où est donc le péril ? Ce péril n’est pas que la société française devienne multiculturelle, mais qu’elle n’arrive pas à créerce que j’appellerais volontiers une culture de la multiculturalité, c’est-à-dire à créer deux choses : d’une part le plus de lien possible entre l’identité française historique et la multiplicité culturelle nouvelle –le plus de prolongements et de métamorphoses possiblesde cette identité française dans des formes nouvelles–, et d’autre part : les conditions de l’enrichissement mutuel et de l’interaction entre toutes les cultures qui composent maintenant notre société. Bref, il ne suffira jamais de proclamer que la diversité culturelle est une richesse : il faut encore s’en donner les moyens. (Musique)

Le problème n’est donc pas la présence de l’islam, ce n’est pas l’existence de la diversité : c’est la séparation qui menace en communautés fermées, et donc, l’absence de lien, l’absence d’ouverture à l’autre. C’est le danger d’une société de la distance où les cultures ne se rencontrent plus, et où l’identité historique française devient une identité parmi d’autres, perdue au milieu de toutes les autres, alors qu’elle devrait au contraire aller vers toutes ces cultures pour y trouver –je l’ai dit– des sources d’inspiration nouvelles, des chances et des occasions de se réinventer. Le défi le plus important pour les sociétés multiculturelles par conséquent, est de réussir à fabriquer du « commun ». Elles n’y réussiront –je crois– qu’en multipliant les ponts entre les communautés : mais comment créer des courants de circulation entre les cultures ? Comment créer ces fameux ponts ? Et comment faire dire donc à l’identité française des choses nouvelles ? Lui donner une nouvelle jeunesse, une nouvelle vitalité ? J’ai un exemple, un exemple d’initiative qui réunit les deux objectifs : c’est l’idée du maire de Bussy-St-George en Seine-et-Marne, de proposer aux différentes confessions religieuses de partager un même espace qui a été appelé une esplanade des religions, où se côtoient une pagode bouddhiste, une synagogue, une mosquée : tout cela à proximité d’une église : Notre-Dame de Bussy, édifiée dans les années 90. C’est une initiative géniale, parce qu’elle crée justement cette culture de la multiculturalité dont j’ai parlé tout-à-l’heure, elle fait se rencontrer les cultures, et en plus…, en plus, elle le fait en donnant l’occasion à un élément majeur de l’identité historique de la France : « la laïcité », de se renouveler. Car c’est bien l’esprit de la laïcité que de permettre ainsi à tous –croyants de tous bords, et non croyants– de s’exprimerà égalité et dans le respect mutuel. (Musique)

C’est tout pour aujourd’hui, à demain et : que la paix soit sur nous tous !… (8’57’’).

Elie Prodhomme

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