1

Pour les musulmans, voter Macron est plus grave que voter Marine

Tout sauf Macron

C’est un écrivain et chercheur musulman, Youssef Hindi, qui l’affirme.

Dans un texte audio posté sur Telegram, le chercheur, d’origine marocaine, dit ne pas comprendre la position des musulmans qui ont voté Mélenchon au premier tour et refusent voter Marine Le Pen au second.

Revenant sur le déroulement des élections du premier tour, Youssef Hindi, relève que les musulmans qui ont voté pour Mélenchon l’ont fait pour « quelqu’un qui fait la promotion de quelque chose de répréhensible dans l’islam, quelque chose d’extrêmement grave du point de vue islamique », à savoir la promotion de l’homosexualité.

« D’un point de vue islamique, insiste-t-il, le vote pour Mélenchon est plus grave que le vote pour Marine Le Pen ».

Youssef Hindi, qui est également conseiller géopolitique et géostratégique du parti politique Civitas, considéré comme catholique intégriste et d’extrême droite, se penche d’autre part sur les rapports de Macron avec les musulmans et l’islam.

« Macron et son ministre de l’Intérieur ont poursuivi dans le blasphème et l’insulte du prophète », dit-il. Il rappelle que Macron a fait la promotion des caricatures de Charlie-Hebdo et considère le blasphème comme faisant partie de la liberté d’expression.

Dans son discours d’hommage au professeur d’histoire, Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 à Conflans, dans les Yvelines, Macron avait réaffirmé que la France ne renoncerait pas aux caricatures et aux dessins.

Cette déclaration avait entraîné des manifestations et des critiques dans plusieurs pays musulmans, dont la Turquie, la Libye, l’Algérie, le Bangladesh et le Pakistan.

Youssef Hindi, qui est également historien de l’eschatologie messianique (ensemble de doctrines et de croyances portant sur le sort ultime de l’homme après sa mort et sur celui de l’univers après sa disparition), reproche à Macron son ingérence dans les affaires cultuelles musulmanes et sa volonté de soumettre l’islam à la République, avec notamment la charte imposée aux imams.

Pour lui, Macron est plus radicalement anti-musulman que Marine Le Pen.

Macron, souligne-t-il, c’est « une synthèse de LGBTisme, de Zemmourisme, de Lepenisme et de Wokisme ».

Youssef Hindi, dont les travaux sont tournés principalement vers l’étude des origines des idéologies modernes, de leur évolution et leur influence sur la politique et la géopolitique contemporaines, estime que Macron passera d’une manière ou d’une autre, mais que voter contre lui, « c’est lui rendre la tâche plus difficile » et « réduire au maximum sa légitimité ».

Il appelle tous les électeurs, musulmans et non musulmans, à « faire barrage à Macron pour l’affaiblir » et « précipiter la confrontation avec la macronie ».

Il avertit qu’avec Macron on va souffrir. On va, dit-il, connaître, l’appauvrissement, le rationnement des produits alimentaires, la vaccination à outrance, même pour les enfants, sans oublier le risque de guerre à cause de Macron qui provoque la 1ʳᵉ puissance nucléaire mondiale.

Il est certain que Macron n’aura pas son deuxième mandat s’il ne bénéficie pas d’un report des voix de Mélenchon.

Depuis le soir du premier tour de la présidentielle, Macron ne cesse de multiplier les appels du pied aux électeurs de Mélenchon.

On estime actuellement que 43 % des électeurs de Mélenchon sont prêts à voter pour Macron, 28 % pour Marine Le Pen et 29 % pensent s’abstenir.

Sachant que 69% des électeurs musulmans ont accordé leurs voix au chef suprême de « La France insoumise », quel est leur pourcentage parmi ceux qui vont voter pour Macron. ?

Macron peut aisément s’assurer les voix des écolos-verts et des LR en épongeant les dettes de leurs malheureux candidats, Yannick Janot et Valérie Pécresse, avec l’aide Rothschild pour qui ces dettes représentent un misérable petit centime, mais les voix musulmanes risquent de lui faire défaut. Et son trône à l’Élysée pourrait chanceler.

Sans les voix musulmanes, Macron risque d’être éjecté.

Voter ou ne pas voter pour Macron est une question âprement débattue au sein de la communauté islamique actuellement et on s’attend à ce que les mosquées, les prédicateurs et les imams se prononcent sur cette question. Ils vont certainement le faire à la veille du jour fatidique du 24 avril comme ils l’ont fait à la veille du premier tour en appelant à voter pour Mélenchon.

On imagine l’euphorie et l’excitation des musulmans qui tiennent entre leurs mains le sort de Macron et, partant, le sort de la France pour les 5 prochaines années. Et au-delà.

Les musulmans n’appelleront certainement pas ouvertement à voter Martine Le Pen, mais ils savent qu’elle a mis du lait de chamelle dans son vin.

Beaucoup de lait.

Et que son vin est devenu halal.

Messin’Issa