Pour Libération, Sabrina Vasseur, assassinée à Lille, ne mérite qu’une demi-ligne…

Selon que vous soyez musulman ou non-musulman, selon que vous soyez d’origine française ou d’origine maghrébine, le journal Libération estimera votre assassinat avec plus ou moins d’importance.

Dimanche 1er juillet, à Lille, un malfrat est venu décharger sa « kalach » devant une boîte de nuit dont l’entrée lui avait été refusée. Deux personnes ont été assassinées cette nuit-là : une jeune femme de 26 ans qui faisait des heures supplémentaire en tenant un vestiaire en plus de son travail dans un institut de beauté et un homme de 25 ans employé par une société HLM.

Voici la façon, extrêmement choquante par sa partialité, dont le Journal Libération  rapporte ces faits dramatiques dans son édition du Mardi 3 juillet.

« La première victime, était responsable du vestiaire de la discothèque. La seconde, Hamza Belaïdi, un client, était salarié de Lille Métropole Habitat, à Tourcoing. Il était « chargé de proximité » depuis deux ans, c’est-à-dire  « concierge de toute la rue », selon les habitants des petits immeubles de quatre étages, rue Guillaume de Mortaigne, dans le quartier populaire de la Bourgogne. «  C’est une grande perte pour la rue » dit Nicole S., une habitante. Ils ont découvert sa mort en cherchant sur Internet des infos sur la fusillade. «  J’ai dit : « Non, c’est une farce. « Il va revenir Lundi » soupire Nicole ».

« En bas de l’immeuble, un groupe parle au soleil. Nicole S. et Mauricette P. ont organisé une collecte pour la famille . « On est autour de 500, 600 euros pour l’instant » Sébastien P., ouvrier dans une usine de papier peints, avait discuté avec Hamza Belaïdi vendredi, ils avaient parlé vacances en Tunisie. L’homme détourne le regard : «  Vous n’avez qu’à marquer que c’était le meilleur ». Assis sur un muret, Jean-Louis raconte comment le jeune concierge avait «  réquisitionné » son appartement, il y a un mois pour préparer les brochettes de la fête des Voisins. A la voix du Nord, il avait dit : «  Je pense faire cela à la bonne franquette. Je vais poser une porte sur deux tréteaux, cela fera une table. On installera, avec Jean-Louis, une tonnelle et le barbecue le jour même » Une marche démarre ce matin à 10 heures sur la grand place de Tourcoing ».

Vous avez bien compté !! Alors que ces deux personnes ont été assassinées froidement dans les mêmes circonstances dans les mêmes lieux  et outre cela pour l’une d’entre elles, à son poste de travail, le journal Libération consacre une demi-ligne à Melle Vasseur et  dix-sept lignes à M. Belaïdi..

Le hasard de la mise sous presse me direz-vous,  j’en doute fortement et suggère une autre explication qui me semble plus qu’évidente : aux yeux de la reportrice du journal Libération, Sabrina Vasseur a eu probablement le grand tort de ne pas être née de parents originaires de l’un de nos ex-pays colonisés et ni surtout de ne  pas pratiquer la religion d’Allah, ce qui lui confère à son existence ou non-existence peu d’intérêt pour une journaliste corsetée dans l’idéologie pro-musulmane du journal libération.

Précurseur du Siècle des Lumières, Jean de La Fontaine avait écrit, dans « Les animaux malades de la peste » : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

S’il revenait parmi nous, ce qui est bien compromis vu les directives que le ministre Vincent Peillon vient de donner aux contenus des enseignements de l’Education Nationale, Jean de La Fontaine pourrait écrire : « Selon que vous serez musulman ou non-musulman, les journalistes lèches bottes de la bien-pensance vous rendront sublimes ou indignes d’intérêt » 

Franchement, je n’ai aucun mépris pour les écrits de la journaliste reporter à Tourcoing du Journal  Libération, simplement le plus profond dégoût.

Mes condoléances aux parents de Sabrina.

Huineng

 

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