Pour l’inquiétant imam de la mosquée de Brest, tout ce qui n’est pas hallal est haram

Publié le 18 mai 2014 - par - 4 141 vues
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Les musulmans pur jus sont obsédés à l’idée qu’ils pourraient verser de l’hallal dans le haram, soit du licite dans l’illicite, du pur dans l’impur. Cette notion du pur et de l’impur, qu’on trouve à un degré moindre dans le judaïsme et même dans le christianisme a de quoi provoquer des sueurs froides à celui (et celle) qui s’y soumet. C’est que, dans l’islam particulièrement, l’enfer n’est jamais loin pour ceux qui enfreignent la règle. Il faut donc être très prudent.  On doit alors s’adresser à un expert, qu’on trouve sur les sites ‘islam, questions et réponses’. Là, le théologique le dispute au grotesque. Prenons l’exemple de ce quidam-croyant qu’il a une blessure au pied recouverte d’un pansement. Il lui est donc impossible de faire ses ablutions dans les règles, qui sont des plus compliquées. L’expert lui répond d’abord qu’il doit passer de une infirmière à un infirmier. Ensuite, notre expert indique au quémandeur de conseils comment procéder aux sacrées ablutions du pied sans offenser Allah dont les musulmans savent qu’il a l’indignation facile. Hamdulillah !

Mais ce ne sont là que bagatelles.

imambrest1Il y a plus, et plus délétère. Je veux parler de l’imam de la mosquée de Brest, le tonitruant Rachid Abou Houdeyfa, une sorte de Savonarole musulman qui prêche d’abondance, il peut parler de longues minutes, voire des heures sans s’arrêter, en enchaînant les phrases sans reprendre son souffle, avec un jeu de mains incroyable, la droite souvent levée vers le ciel pour indiquer qu’Allah nous regarde tous et tout le temps. Une sorte de phénomène-parleur. Mais c’est surtout le contenu qui fait problème. Il aborde tous les sujets : l’adultère : il est contre, of course ; la tenue vestimentaire des jeunes femmes occidentales : il est contre; la fornication : il est contre ; la musique, et c’est ce qui va nous intéresser, il est aussi contre. Il dit en substance ceci : la musique emplit les cœurs, mais alors il n’y reste plus de place pour Allah (et de lever sa dextre). La musique, c’est donc haram.

Il se réfère au Coran, aux hadiths, dont on sait pourtant ce qu’ils valent. Mahomet ayant dit que celui qui écoute une chanteuse aura du plomb versé dans les oreilles, pour lui c’est chose avérée. Les voix féminines, voilà l’ennemi. Elles sont la perdition de l’homme. Notre imam veut bien admettre que, disons lors d’un mariage, les femmes puissent chanter mais entre elles et que leurs voix soient hors de portée des oreilles masculines, elles ne pourraient qu’inciter à des désirs de viol. Sont également prohibés les instruments de musique, sauf peut-être le tambour qui, seul, ne produit pas de musique mais du bruit. L’islam est bruyant mais pas mélodieux. Il faut se faire une raison, lorsque la oumma sera universelle selon le vœu de tous les imams, il n’y aura plus de musique. Nous avons là affaire à un terrorisme culturel aussi terrifiant que celui des kalachnikofs. Vous, je ne sais pas, mais moi, une vie sans la Neuvième, sans la Jupiter (un rival d’Allah!) de Mozart, sans la Chauve-Souris avec ses voix féminines sataniquement érotiques, je ne sais pas comment je la vivrais. Je parle de mes musiques à moi, vous avez certainement votre propre et substantielle liste. Il faut donc combattre cet imam et tous ceux qui parlent comme lui. Curieusement, des voix s’élèvent de plus en plus souvent pour faire taire des gens raisonnables et qui mènent le bon combat, des Zemmour, des Finkielkraut tandis que notre énergumène brestois a toute liberté de déverser son torrent de fanatisme sans que personne ne s’avise de le remettre en place.

D’autant plus qu’il ne s’en tient pas là. Dans un autre sermon, dantesque, où cette fois il n’apparaît pas (son ego doit souffrir), il décrit l’enfer en des termes effroyables en faisant défiler des images de volcans en fusion et de coulées de lave rougeoyante. Soit une autre forme de terrorisme L’effet sur des esprits simples qui croient tout ce qu’on leur dit doit être terrifiant là aussi. Lorsque la surveillance des médias (?) voit apparaître une fesse ou un bout de sein qui dépasse, elle intervient, car cela pourrait choquer le puritanisme ambiant. Et là, pas de réaction. Comprends pas !

Un mot en conclusion sur l’islamophobie dont certains pourraient penser que ce texte en est teinté. La phobie, selon la psychiatrie, est une peur irraisonnée d’une situation ou d’un animal, la claustrophobie, la peur d’être enfermé dans les toilettes, l’agoraphobie celle de se trouver seul dans la foule innombrable des fans d’un chanteur pop, l’arachnophobie celle de penser qu’une araignée pourrait vous mordre ou vous manger. Or, ma peur de l’islam est au contraire objective, fondée : cette mouvance (déguisée sous la forme d’une religion) proclame ouvertement ses ambitions universelles, son but ne sera atteint que lorsque tous les humains seront devenus musulmans et que ceux qui se rebiffent, on leur fera couic. Le coran est explicite sur ce point, encore faut-il l’avoir lu. La RATP, la régie, pardon, la religion d’Amour (ils haïssent cordialement les mécréants que nous sommes) de Tolérance (ils interdisent dans les pays où ils sont la majorité le culte des autres fois) et de Paix (on les voit partout les armes à la main ou la ceinture d’explosifs autour du bide) ne peut que susciter une attitude défensive. C’est vrai qu’ils ne sont pas tous comme ça, on connaît l’objection, il y a des bons musulmans. Mais sous l’Allemagne nazie, tous les Allemands n’étaient pas des SS, il y avait des bons Allemands, dont ma mère, deux de mes oncles et une flopée de cousins et cousines. Mais il y avait ce petit nombre de porteurs d’uniforme noir qui ont fait les dégâts que l’on sait. On ne saurait donc trop être sur ses gardes.

Légitime défiance, comme dit Mireille Vallette.

André Thomann

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