Pour Mélenchon, Tanger c’était le paradis, les Normands des alcooliques et les campagnards des arriérés

[youtube]3Xsdo4GcClE[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=3Xsdo4GcClE&feature=player_embedded

Ahurissante interview de Jean-Luc Mélenchon, en six minutes, il nous résume son exécration de la France et de ses semblables. Il raconte le paradis multiculturel de Tanger, dans les années 1960, avec un melting pot génial. Il oublie juste d’expliquer pourquoi ses parents dont dû rentrer précipitamment en France.

Celui qui avoue avoir regretté la victoire de Charles Martel contre les Arabes, à Poitiers, en 732, tombe le masque quant au mépris qui est le sien pour ses compatriotes. Comment mieux résumer le sanglot de l’Homme blanc, comme disait Pascal Bruckner, qu’en réécoutant les propos de l’ancien candidat à la présidentielle, qui, à force de traiter tout le monde de raciste et de fasciste, vient de subir le même sort. En effet, Harlem Desir l’a accusé de manière à peine voilée d’antisémitisme à l’égard du ministre socialiste Moscovici, accusé de penser en finance international, et pas en français.

Mélenchon, dans cette interview, résume les Normands, chez qui sa mère a vécu, en les traitant d’alcooliques, alors qu’à Tanger, selon lui, personne ne buvait. Ceux qui ont accueilli le jeune Mélenchon à l’âge de 11 ans apprécieront.

Ensuite, il qualifie la France des campagnes de l’époque d’extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes, et juge que Casablanca était bien plus évolué que Clermont-Ferrand, mot qu’il prononce sans pouvoir cacher son mépris.

Il nous fait également un grand numéro du « vivre ensemble », affirmant qu’il ne pourrait pas vivre dans un endroit réservé aux blonds aux yeux bleus. Il se vante de vivre dans le 10e arrondissement de Paris (comme si le commun des mortels pouvait y payer son loyer), mais jure qu’il ne pourrait habiter dans le 6e et le 7e arrondissement, quartier qu’il doit juger pas suffisamment métissé. Il ne nous explique pas pourquoi il ne va pas vivre à Saint-Denis, à Trappes, au Val Fourré, à Montfermeil, où les « blonds aux yeux bleus » ont fui depuis longtemps le paradis multiculturel prôné par Méluche et les siens.

Rarement un homme politique français n’aura montré un tel mépris, voire un tel rejet, de ses compatriotes, incarnant jusqu’à la caricature ce que le journaliste du Nouvel Observateur Hervé Algallarondo appelle « La gauche et la préférence immigrée ».

Lucette Jeanpierre

 

image_pdf
0
0