Pour obtenir à coup sur 500 signatures en 2017, le FN doit avoir un maximum d’élus

1. L’impopularité du « président » Hollande ? Une bonne chose.

Hollande à 21, 15 ou 3% de satisfaits ?

On s’en fout. Ne le posons pas comme un élément de délégitimation ainsi que l’ont fait les médias et la gauche lors du quinquennat de Sarkozy quand celui-ci était juste au dessus de 30%.

Soyons clairs : au vu de la tragique crise économique et civilisationnelle des 15 prochaines années, TOUS les prochains présidents, même ceux qui prendraient immédiatement TOUTES les bonnes mesures, seront massivement impopulaires : d’abord parce qu’ils mécontenteront, avec les conséquences de leurs mesures courageuses, jusqu’à ceux qui ont voté pour eux mais aussi et surtout parce que les premiers effets positifs de ces mesures n’apparaitront pas instantanément.

Un élu l’est pour la durée de son mandat. Ainsi fonctionne la démocratie. Il ne lui est pas interdit de changer de politique en cours de route mais si il est incapable de le faire, rien hélas ne peut l’obliger à écourter son mandat. Il n’y a pas de mandat impératif en France.

Parfois des décisions incomprises se révèlent être, plusieurs années après, les seules bonnes options. Et tant pis si la réélection  n’est pas assurrée. Car un élu ne doit pas travailler pour sa réélection mais pour son pays. Churchill n’a pas été réélu malgré la victoire de 1945. Pourtant il fallait un Churchill pour l’Angleterre des années 39-45. Comme il fallait un De Gaulle pour la France.

Quand un véritable gouvernement d’Union patriote sera au pouvoir, les décisions qu’il devra prendre seront certes attendues mais vont créer de très vifs mécontentements et tensions. Sa côte de popularité ne sera donc pas élevée. Mais les décisions de ce gouvernement patriote  n’en sauveront pas moins économiquement et civilisationnellement notre pays. C’est cela et uniquement cela qu’il faut voir. Cela et rien d’autre.

Et quel que soit le moment stratégique du prochain remaniement gouvernemental (plutôt juste après les municipales)  il ne remaniera pas le logiciel intellectuel de notre vénéré incompétent.

Hollande et sa clique nauséabonde prennent et prendront TOUTES les mauvaises mesures ? Certes, mais ils ont aussi TOUS les pouvoirs.

Le seul moyen politique pour enrayer politiquement -d’ici 2017- la folie actuelle n’est pas la dissolution (la jurisprudence Chirac de 1997 est encore dans toutes les mémoires et plus personne ne le fera) mais dans un premier temps le double rendez-vous des municipales en mars 2014 et des sénatoriales en septembre de la même année. L’une influençant les résultats de l’autre.

Il faut dès 2014 un Sénat de nouveau en opposition avec cette politique  (1) !

Ce premier domino tombé enclenchera politiquement le second en 2015 avec les élections cantonales et « régionales ». Qui banaliseront définitivement le vote FN/RBM et le feront rendre « possible » de manière décomplexée pour 2017 ….

2. Mobiliser contre l’abstention ? Stratégiquement indispensable.

Ces deux autres élections de 2015 seront aussi déterminantes pour la future campagne présidentielle 2017 du rassemblement autour de la seule candidature patriote électoralement capable de produire une véritable alternance. Il faudra donc un maximum d’élus intermédiaires et donc de votes en faveur d’eux.

Elles lui assureront une aide majeure pour l’obtention des 500 fameuses signatures, clefs de toutes campagnes présidentielles. En 2012 le FN ne disposait que de 120 élus en position de le parrainer ce qui l’a mis en grand danger jusqu’en mars 2012.

Pour rappel ces signatures ne peuvent provenir que des maires, députés, sénateurs, parlementaires européens, conseillers régionaux et généraux ainsi que des membres de l’Assemblée corse et des Assemblées d’outre-mer.

Dès l’été 2016 le FN partira donc à la chasse aux promesses. Or l’on sait que seuls 10 000 élus sur les 47 000 potentiels donnent ou disent être prêts à donner leur parrainage.
En 2012 parmi ses 10 000 élus plus de 4000 ont donné leur parrainage au PS ou à l’UMP. Il restait donc autour de 6000 élus  potentiels signataires pour tous les autres candidats déclarés ( une quinzaine en 2012). Or 6000 divisés par 12 candidats cela fait exactement 500 signatures chacun… Il y a donc des recalés à chaque élection et d’autres qui comme J-M Lepen en 2007 passent tout juste la barre avec alors 554 signatures homologuées.

Ajouté à cela le risque politique que peut faire courir à l’UMPS effrayé un candidat FN/RBM très haut dans les sondages et l’on peut s’attendre comme en 2012 à de graves pressions anti-démocratiques sur les élus de terrains pour qu’ils ne donnent pas leur parrainage. D’où l’importance pour le FN et le RBM d’obtenir un maximum d’élus propres au cours des prochaines élections.

Zut, je viens de faire mon out coming patriote… Désolé …

Jean Héron

(1) Techniquement parlant : Ces élections permettront d’élire les 178 sénateurs de la nouvelle série 2 (fin des mandats de 10 ans de certains sénateurs de l’ancienne série C élus en 2004 et des mandats de 6 ans des sénateurs de l’ancienne série A élus en 2008).

Pour la Carte par département c’est ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_s%C3%A9natoriales_fran%C3%A7aises_de_2014

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