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Pour Pelloux, les anti-vaccins Covid sont juste des cons

Dimanche dernier, un sondage publié par le JDD révèle que seulement 44 % des Français voudraient se faire vacciner. Il y aurait donc 56 % de Français qui refusent la vaccination, quelle horreur ! Que fait le gouvernement ? Que fait-on ?… On invite Patrick Pelloux.

Patrick Pelloux avec sa bouille toute ronde de naïf qui débarque sur Les Grandes Gueules est vraiment amusant. À moins qu’il ne soit sinistre, c’est selon. Il affirme qu’on peut être contre le vaccin, c’est vraiment gentil à lui. Ce serait même, pour lui, la liberté d’expression des cons.

https://rmc.bfmtv.com/emission/patrick-pelloux-sur-les-anti-vaccins-c-est-bien-la-liberte-d-expression-meme-les-cons-peuvent-dire-quelque-chose-2025851.html

Il sait ce qu’on lui dit, Patrick Pelloux ?… On veut bien être considérés comme « cons » si on nous garantit notre liberté d’être contre le vaccin. Car après tout peu nous chaut ce que pense Patrick Pelloux. Il est urgentiste, il n’est pas spécialiste des vaccins. Il est surtout très politiquement correct, et ceci explique cela.

Il déclare que « Alléluia, on a le vaccin maintenant ». La vie est belle, on va tous se faire vacciner et on ira tous au paradis. Tout au moins, au paradis macronien.

On doit donc, dit-il, aller à la rencontre des anti-vaccins pour leur expliquer combien ils se trompent, combien ils sont arriérés.

Patick Pelloux va donc patiemment aller vers les cons pour leur expliquer que la science, c’est for-mi-da-ble. Il commence par s’émerveiller de la vaccination contre la poliomyélite. Comme si nous n’étions pas de cet avis. Nous avons tous connu des personnes atteintes de la polio. Ah, le vaccin contre la rage, grand progrès aussi. Pelloux nous prend pour des demeurés auxquels il faut patiemment expliquer l’alphabet, le b-a-ba.

Il y aurait selon lui et l’animateur un mouvement anti-sciences, anti-progrès. Carrément.

Pauvre Patrick Pelloux, il erre complètement. Les anti-vaccins contre le covid ne sont pas anti-science ni anti-progrès. Il y a parmi eux des gens très convenables, des gens qui se vaccinent quand il le faut, des gens dont les enfants sont vaccinés bien évidemment, et même des médecins. Par exemple ce groupe de médecins anglais qui a écrit au gouvernement anglais pour le mettre en garde conte le vaccin. En France aussi, des médecins nous alertent tous les jours.

« C’est pour sauver votre peau. Je me vaccine, je vous protège. Vous vous vaccinez, vous me protégez » assène Pelloux.

Mais cher Patrick Pelloux nous sommes tout à fait de cet avis ! Du moins pour les vaccins ordinaires qui ont fait leurs preuves. Comme le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, le DTCoq.

Seulement l’ennui, c’est qu’il faut d’habitude des années avant d’arriver à un vaccin efficace. Quarante ans pour trouver le vaccin contre la diphtérie. Pour le sida, cela fait quarante ans qu’on ne trouve pas de vaccin. Et on voudrait nous faire accepter ce vaccin sorti tout droit d’un chapeau de prestidigitateur ?…

Vous faites partie de ceux qui reprochent à Didier Raoult d’avoir trop rapidement trouvé un traitement contre le covid, pas assez randomisé, trop ceci, trop cela, mais ce vaccin trouvé en deux temps trois mouvements, lui,  vous satisfait. Pourquoi ?…

La rapidité de fabrication n’est pas le seul problème, loin de là. D’autres problèmes sont le manque d’expérimentation sérieuse, le fait que ce soit une thérapie génique capable de modifier nos cellules. Les cobayes d’ailleurs ont dû s’engager à observer une stricte contraception.

Un autre problème plus grave encore est le risque d’effets secondaires. Patrick Pelloux les nie. Il ne doit pas lire les journaux. On ne sait rien de ces effets secondaires mais on a relevé des cas d’allergie, de paralysie faciale, et il y a des risques de mortalité importants.

Vaccin Pfizer contre le coronavirus : des effets secondaires pas si bénins ? (breizh-info.com)

Ce n’est donc absolument pas un obscurantisme qui nous fait redouter ce vaccin, nous sommes au contraire très avertis des risques.

Ce n’est pas non plus une obstruction, c’est une crainte fondée pour nos vies et celles de nos enfants nés ou à naître.

Ce n’est pas une manière de bouder la science, c’est parce que nous avons avec nous de vrais scientifiques que nous avons des doutes.

Alors justement, Patrick Pelloux, votre « vous me vaccinez, vous me protégez» ne fonctionne pas. D’autant moins que Monsieur Vaccin, Alain Fisher a dit qu’il faudrait encore des mois pour tout savoir sur ce vaccin, et qu’on n’était sûr de rien, on n’était même pas sûrs que la personne vaccinée soit protégée du virus et ne le transmette pas ! Le comble pour un vaccin !…

C’est plutôt « je ne me vaccine pas, je me protège et je vous protège et protège l’avenir» qu’il faudrait dire et surtout, penser.

Se gargariser avec le mot science n’est pas la preuve d’un esprit scientifique.

Un vrai scientifique ne se jette pas tête baissée dans un vaccin insuffisamment préparé, insuffisamment expérimenté, pour plaire à Big Pharma. Un vrai scientifique adopte une démarche scientifique, qui passe par la réflexion, la remise en cause, le doute, et surtout, la responsabilité.

Quand on voit les rondeurs de Patrick Pelloux, on se dit que pour sa santé, avant de se faire vacciner, il devrait commencer par perdre quelques kilogrammes. Peut-être que s’il perdait du poids il gagnerait en réflexion.

Sophie Durand