Pour qui vous prenez-vous, Monsieur le petit élu Fabrice Moulin (PRG), pour demander l’interdiction du 18 décembre ?

Publié le 13 décembre 2010 - par
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D’abord, pour qui vous prenez-vous, monsieur le petit élu, pour oser proférer des mensonges ? Vous écrivez en effet (avec une belle faute d’orthographe) : »le Bloc Identitaire organise samedi prochain une réunion publique d’extrême-droite dites (sic !) « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays »… »

http://prg-paris12.20minutes-blogs.fr/archive/2010/12/10/non-aux-assises-de-l-extreme-droite-dans-le-12e.html

Savez-vous aussi mal lire qu’orthographier ? Ce n’est pas le Bloc Identitaire qui organise, ce sont 23 associations énumérées sur l’affiche… Cela s’appelle de la désinformation ou, tout simplement, du mensonge ! D’où tirez-vous que ces associations, au nombre desquelles figure l’Union gaulliste, soient d’extrême-droite ? Cela s’appelle de la diffamation !

Jolis procédés pour un petit élu donneur de leçons ! Surtout quand s’y ajoutent des menaces à peine voilées contre le directeur de l’Espace Charenton ! Cela ne m’évoque pas la démocratie, mais d’autres régimes de sinistre mémoire !

Pour qui vous prenez-vous, monsieur le petit élu, de vouloir faire interdire un débat citoyen dans un lieu privé ?

Pour qui vous prenez-vous, monsieur le petit élu, de vouloir imposer silence à ceux qui ne pensent pas comme vous et qui ne partagent pas votre angélisme béat ?

Pour qui NOUS prenez-vous, monsieur le petit élu, pour oser vous dire attaché à la liberté d’expression, quand vous voulez y attenter ?

Pour qui NOUS prenez-vous, monsieur le petit élu, pour oser mettre en avant un « risque de trouble à l’ordre public », que rien ne justifie ? Vous dites craindre des « débordements » ?En ce cas, votre devoir d’élu, monsieur le petit élu, est d’assurer la sécurité des participants pour que puisse s’exercer leur droit intangible défini à l’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme, que vous semblez avoir oublié et que je vous rappelle : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Et surtout, pour qui NOUS prenez-vous, monsieur le petit élu, pour oser arguer de la laïcité dont vous seul connaîtriez la définition, quand vous ne protestez pas contre l’occupation des rues tous le vendredis pour la prière, que le croyant peut faire chez lui… ou dans la Grande Mosquée de Paris (le Recteur Dalil Boubakeur ayant dit qu’elle n’était pas pleine, loin de là…) ?

Enfin pour qui ME prenez-vous, monsieur le petit élu, pour m’affubler -sans me connaître- de l’étiquette d’ « extrême-droite », au prétexte que je ne veux pas voir la France se transformer en une république islamique ?

Une chose nous différencie, monsieur le petit élu : moi, la simple citoyenne, j’aime mon pays, et je m’inquiète pour lui ; vous, l’élu, monsieur le petit élu, vous n’êtes pas patriote !

Martine Chapouton

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