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Pour sauver des vies, garder finance

Eh bien oui ! Oui, François de Closets dit vrai. Oui, toutes les vies ne sont de même prix. On me dira que celle d’un embryon ou celle d’un grabataire valent de même. Pourtant les hérauts de l’équivalence devraient songer à l’adage : « Les femmes et les enfants d’abord ! »

Ce principe doit-il être oublié ? Exigeraient-ils leurs places dans les canots de sauvetage tout autant qu’ils le feraient dans les lits de réanimation ? Comment cet égoïsme peut-il encore être prôné par les seniors ? Eux qui ont appris les bases du catéchisme… Ne sauraient-ils céder leurs places et les facilités que leur donnent les richesses amassées au prix d’une dette qui pèsera sur les générations futures ?

Oui, tout de go, je le dis : notre premier devoir est de penser à autrui. Le onzième commandement n’aurait-il plus cours ? Devrais-je exiger soin quel qu’en soit le prix ? Au risque de transmettre un virus dont la contagiosité s’accroît un peu partout ? Devrais-je intimer à l’infirmière de me venir soigner ? Au réanimateur de me transporter d’urgence et à grands frais pour trouver place et appareillage dans un hôpital situé parfois fort loin ? Moi qui fis cette France endettée… Moi qui fis cette France dont les services publics parfois n’en peuvent mais… Honte à moi ! si je le réclame.

Un simple bon sens me reste, qui me ferait par libre arbitre rester un peu à l’écart des miens. Une simple prudence. Un simple souci, un évident souci ! qu’aucun je ne contamine s’il m’advenait d’être atteint. Par simple souci qu’un soit sauvé plus que moi ! Avant moi… Un plus jeune s’il est possible. Un qui mieux que moi enrichira notre pays, créera une famille et pourra aimer.

C’est cela qu’il me faut vivre !

– Garder finance pour aider des étudiants qui sont privés de leurs « petits boulots », et n’en peuvent plus de leurs études à domicile, loin de l’engouement ou l’aide de leurs maîtres et camarades ;

– Garder finance pour soutenir les chômeurs qui sont bien des malgré-eux et non les tire-au-flanc des périodes de plein emploi ;

– Garder finance pour aider les commerces, les restaurants… le savoir-faire français et les activités fermées par la bêtise administrative d’un État jacobin, où tout ce qui n’est Paris s’appelle « territoire ». Terra incognita ajoutent in petto ces petits messieurs de cour au château ;

– Garder finance pour rémunérer dignement un personnel hospitalier dont le dévouement demeure en dépit du mépris des castes élitistes ;

– Garder finance pour rendre la France autonome dans les domaines plus essentiels que ne l’était la liste de Castex ;

– Garder finance pour produire des vaccins… sans subir, rouge au front, la soumission et les ukazes du roi Pfizer, ou ceux  d’Astrazeneca qui préfère vendre aux brexités de la perfide Albion…

Oui, garder finance ! Sauver des vies et les sociétés humaines qui tiennent, et constituent la France ! Tout plutôt que me fournir un lit de réanimation…

Et s’il n’est assez de vaccin, donner ma fiole aux femmes et cas contacts, aux jeunes et leurs aînés, plus nécessaires à leur famille que je ne le suis.

Bertrand du Boullay

#ouijesauveraiautrui