Pour un réarmement moral et intellectuel de l’Occident

Publié le 22 janvier 2015 - par

Affiche-18-janvierIl y a deux façons de vivre après les tueries islamiques de Paris : soit continuer de considérer que tout se vaut : religions, philosophies, cultures (c’est le relativisme, toujours très en vogue chez les bobos), soit nous réarmer moralement et intellectuellement.

Refusant le relativisme, je me désolidarise des « horizontalistes » dont faisait partie Charlie-Hebdo et que prône la totalité de la caste médiatico-politique.

Le premier niveau du réarmement moral et intellectuel est le refus du ressenti immédiat, de l’émotion, dans lesquels la bien-pensance socialiste nous fait patauger depuis 50 ans et qui atteint une de ses apothéoses à Paris avec la manif pour presque tous.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais apprécié Charlie-Hebdo et son grand frère Hara-Kiri. On y retrouvait toute la médiocrité de pseudo élites disant pourfendre le « beauf » dans un méli-mélo de cul, de grossièretés, de crasse intellectuelle. Je refuse d’être un Charlie, un Charlot, un mouton de Panurge attendant son égorgement halal.

Au deuxième niveau : le religieux.

Charlie Hebdo a touché aux croyances. Peu importait à la caste médiatico-politique quand il dégueulait sur les chrétiens et les juifs.

Ceux-ci trouvaient certainement écœurant qu’un ramassis de libertaires, de soixante-huitards attardés, puisse s’en prendre à la religion, ce lien de l’homme à sa divinité. Pourtant aucun d’eux ne s’est rué dans les locaux de l’hebdomadaire, mitraillette au poing.

C’est lorsque Charlie-Hebdo s’est attaqué à l’islam que les choses se sont gâtées.

Les seuls vrais intégristes, les durs sont ceux de l’islam.

Ce ne sont pas des intégristes chrétiens ou juifs ou sikhs qui égorgent et kalachnikovisent. Ce sont des musulmans. Le contexte leur est favorable. Leur djihad –sixième pilier de l’islam – s’étend sur toute la planète.

Mais, cela, la caste au pouvoir refuse qu’on en parle.

Redevenons des catholiques sans Dieu, admirateurs des cathédrales et des valeurs judéo-gréco-chrétiennes fondatrices de notre civilisation.

Le niveau suivant est politique.

Depuis une trentaine d’années que la guerre s’est intensifiée entre l’islam et l’Occident, celui-ci, France en tête, a multiplié les crétineries. Une véritable marque de fabrique.

Immigration maghrébine et sub-saharienne incontrôlée ; relation adultère avec l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes ; laisser-faire sociétale (construction de mosquées avec des hurleurs qui appellent à massacrer les « infidèles », viande halal dans les cantines, prières de rues, port du niqab, créneaux de piscine réservés aux musulmanes) ; liberté de parole des imams et des Tariq Ramadan et des islamo-collabos comme Plenel et Askolovitch et Fourest alors que les lois Pleven-Gayssot-Taubira tentent de museler ceux qui, comme Zemmour, Renaud Camus, Richard Millet, n’adhèrent pas à l’idéologie pro-islamique ; aide à l’invasion des côtes européennes par des Nord-Africains et des Turcs en remorquant leurs bateaux jusqu’à nos ports ; litanie du « pas de stigmatisation », du « pas d’amalgame » ; traitement du terrorisme par dessus la jambe : des « déséquilibrés » pour la propagande gouvernementale, de pauvres types qui se donnent du courage en hurlant « Allahou akbar » pour la Justice.

Bien que les services censés nous protéger connaissent la plupart des commanditaires d’attentats et la plupart des « soldats d’Allah », ils ne les neutralisent pas, émasculés par les ordres politiques.

La démocratie ne vaut que par sa capacité à se maintenir en place. Autrement dit en éliminant physiquement s’il le faut les gens qui la menacent.

C’est une réalité que la caste qui nous gouverne refuse.

Le quatrième niveau est civilisationnel.

L’intégrisme islamiste a frappé Charlie-Hebdo de la manière et pour la raison que l’on sait : venger le fou de La Mecque caricaturé dans les pages de l’hebdomadaire à coups de Kalachnikov.

Mais la vraie raison est ailleurs.

L’islam est en guerre depuis sa naissance contre les sociétés chrétiennes et plus généralement contre celles qui ne sont pas musulmanes.

Les massacres de chrétiens et de croyants de confessions non-musulmanes en Irak, en Syrie, au Nigeria, en France, nous le rappellent chaque jour.

A niveau civilisationnel, ce n’est plus la liberté d’expression qui est attaquée (on sait que ce concept est à géométrie variable), mais ce nous sommes.

Ce n’est pas nouveau.

Le fanatisme islamiste n’a jamais disparu. Rappelons-nous la bataille de Poitiers en 732 et le siège de Vienne en 1529.

L’islam a ensuite fléchi devant le développement de l’Occident, porteur d’autres valeurs et a été étouffé, un temps, au moment de la colonisation de la planète par les Européens.

Aujourd’hui que l’Occident a perdu ses fondamentaux religieux, moraux, philosophiques, l’islam, toujours radical et intransigeant quand il se sent en position de force, refait surface. Il ira jusqu’au bout. Ce n’est pas en brandissant des crayons et en défilant que nous le stopperons.

Le massacre des « humoristes » de Charlie-Hebdo n’est qu’une étape supplémentaire dans une guerre commencée depuis la mort de Mohamed, point de départ de l’expansion musulmane. Cette guerre s’intensifie actuellement parce que les barbus islamiques bénéficient de la convergence de quatre facteurs déterminants :

— un enrichissement sans limite par les pétrodollars des Etats du Moyen Orient qui les soutiennent (enrichissement dont les racines sont à chercher dans la soif de consommation orchestrée par les multinationales capitalistes des pays occidentaux),

— le surarmement en armes légères et lourdes après la dislocation du bloc soviétique en 1990, la fin des guerres balkaniques, l’éparpillement façon puzzle de la Libye de Kadhafi, la fourniture de matériel de guerre à la fantomatique Armée syrienne libre. Sans doute, verrons-nous prochainement des fanatiques du Coran avec des capacités  bactériologiques ou chimiques,

— la maîtrise parfaite des outils modernes de communication de la part de ces organisations qui prônent l’islam réel. Internet, que les Etats refusent de contrôler (mis à part la Chine pour de mauvaises raisons) leur permet en même temps de diffuser partout les recettes du terrorisme, d’égorger sans vergogne des « chiens d’infidèles » pour déstabiliser un Occident paralysé, et de lancer des mots d’ordre d’attentats où et quand elles le souhaitent.

— la disparition des valeurs occidentales, seules capables de transcender le consumérisme et l’individualisme qui pourrissent actuellement nos sociétés. Sans ces valeurs, l’Occident ne peut se réarmer ni intellectuellement ni moralement pour gagner la guerre.

Plutôt que de réagir en participant à une manipulation nationale comme celle de ce 11 janvier, – manipulation qui fait rire nos banlieues perdues et les Musulmans de la Mauritanie jusqu’au fin fond de l’Indonésie et ferait encore dire à Daladier « Les cons ! Les cons ! » – il faut passer à l’action.

C’est urgent. La vingt-cinquième heure, comme nous avertit, en quelque sorte Soumission le roman de Houellebecq, n’est plus loin.

Marcus Graven

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