Pour vivre en paix avec sa religion, il faut au musulman un état islamique

Contrairement à ce que pensent les spécialistes d’études islamiques, je crois profondément – et peut-être en connaissances de cause- que pour vivre en paix avec sa religion, il faut au musulman un Etat islamique. Pourquoi ? Parce que ce qui est légal peut être illicite (charia). Et ce qui est licite peut être illégal ! Que suivre alors ? La foi ou la loi ? C’est un dilemme pour le musulman ? Un casse tête permanent !
La modernité agresse le croyant musulman. Il suffit d’écouter les questions posées par des musulmans de France, par téléphone, aux religieux sur les chaînes de télévision et de radios islamiques pour s’en rendre compte. Quelques exemples concrets qui nous montrent la contradiction entre l’islam et la modernité :
1) circoncision : la modernité est sensée protéger les enfants de toute mutilation.
2) Les pratiques d’abattage rituel se heurtent aux règles juridiques européennes. Depuis les années 80, une directive européenne ordonne d’insensibiliser l’animal avant de le tuer. Or, selon l’islam, la bête qui va être égorgée, doit être vivante, en plein possession de ses moyens
3) Celui qui gouverne est responsable devant dieu et non pas devant le peuple. Le peuple musulman n’a pas le droit de rejeter la charia. Aucun responsable musulman ne remet en cause la charia, explicitement. La définition du mot démocratie elle-même suffit à prouver qu’elle est contraire à l’islam. Le « pouvoir du peuple» : en islam, le pouvoir n’appartient pas au peuple. Mais à dieu. Les hommes ne peuvent pas voter pour légaliser ce qu’Allah a interdit ou pour interdire ce qu’il a légalisé.
4) La polygamie est contradictoire avec la citoyenneté.
5) En Amérique, les chauffeurs de taxis musulmans refusent de prendre des clients ivres ou qui transportent du vin ou des chiens avec eux.
Dans chaque musulman, vivant en Occident, il y a comme une guerre civile, voire un conflit de civilisations entre sa foi et la modernité qui envahit son environnement. Il faut voir le nombre de fatwa données tous les jours à travers le monde islamique pour s’en rendre compte. Tout ça pour coller à la norme islamique. Le croyant veut être un musulman parfait, conforme à ce que veut la loi, la charia. Le musulman veut tout savoir pour ne pas mettre dieu en colère : peut-on prier dans l’espace ? Se maquiller pendant le mois de ramadan ? Se mettre en bikini ? Voir un gynéco homme…. ?

Chaque jour, la maison de la fatwa en Égypte produit 1000 avis religieux par téléphone, et cela en 4 langues.. « O croyants ! craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission » 3 :102

L’islam n’est pas un système adapté à la vie d’aujourd’hui

Vouloir être musulman en Europe, c’est multiplier ses problèmes par deux ou trois. On ne peut pas être musulman aujourd’hui sans rentrer en collision avec le monde. Et, comme c’est impossible pour un musulman de changer l’islam comme tout le monde sait, il doit changer le monde selon le désir islamique. Abdenour Bidar à écrit un livre « Un islam pour notre temps », j’ai envie de dire «Un temps pour notre islam ». C’est ce qui reflète mieux la psychologie des masses aujourd’hui.
C’est ce qu’on a commencer à faire en Occident : islamiser petit à petit les choses, piscines pour les femmes, dérogation de tout genre etc. L’islam ne s’accorde jamais au réel. Dire le contraire c’est mal le connaître. Il travaille pour que le réel s’adapte à lui. Des imams ont commencé déjà le travail, ils veulent changer les sociétés d’accueil elles-mêmes. Rappelons-nous les déclarations de l’égyptien El Houlami, l’imam de Sydney celui qui avait comparé les femmes non voilées à de la viande offerte à la vue de tous pour allécher les prédateurs. Pour éviter le viol l’imam a recommandé le voile aux femmes australiennes ! 40% des musulmans de 16 à 24 ans, vivant en Grande Bretagne préféreraient vivre sous la charia, selon une enquête du centre de recherche Policy Exchange, réalisé auprès de 1000 personnes, 36% estiment qu’un musulman converti à une autre religion mérite la mort !
En répondant à la question s’il souhaitait vraiment l’installation d’une république islamique en France, Abdelkader Bouziane, l’imam de Vénissieux, ex instituteur en Algérie (tout s’explique), ne trahit nullement les aspirations de la majorité de ses coreligionnaires. Il clame tout haut ce qu’ils pensent tout bas : « Oui, mais pas seulement en France, je souhaite que le monde entier devienne musulman. »
L’islam pourrait-il se familiariser avec la culture démocratique et laïque via les musulmans vivant dans les sociétés démocratiques ? Gilles Keppel, arrache un sourire interrogatif à tous ceux qui connaissent cet islam émigré quand il pense qu’une : « européanisation de cette religion dans le sens d’un “aggiornamento” », pourrait être un exemple à suivre pour le reste du monde islamique. MDR ! Mort de, comme disent les internautes. Je ne vois à l’horizon aucun signe d’un éventuel aggiornamento. Ni avec le conseil des musulmans de France, ni avec le cercle des démocrates musulmans, surtout pas avec le parti des musulmans de France ! D’ailleurs, ces appellations contrôlées sont des contradictions dans les termes.
Au contraire, ces communautés, pour des raisons liées au dogme lui-même, se radicalisent davantage. Car la modernité visible devient plus agressive en mettant l’archaïque en crise. Ce n’est pas insignifiant de voir des filles à Bruxelles, Paris et autres capitales européennes défiler pour le droit de s’ensevelir. Qui oserait aujourd’hui dire au musulman d’Occident que sa « religion n’a qu’une dimension spirituelle et qu’elle ne devrait pas sortir de la sphère privée » ? Chez la majorité écrasante, de la personnalité scientifique et culturelle, en passant par les militants de toutes les associations islamiques en Europe et en Amérique jusqu’au président des musulmans de Trappes, l’islam est vu comme un système global : Din wa dawla, Religion et État. Deux en un, comme dit la pub. « Construire une mosquée est un devoir pour les musulmans, une mosquée n’est pas uniquement pour faire la prière, c’est une manifestation de libération d’un territoire, un devoir islamique », dit-on.
Croire en un islam seulement religieux est un blasphème pour un musulman. Qu’il soit occidental ou oriental. À l’instar des prières hebdomadaires qui se font dans les pays islamiques, les prières du vendredi en Occident ne sont que des séances d’islamisation, voire d’endoctrinement collectif, d’une façon ou d’une autre.

« Le Coran est notre constitution »

Ce slogan lancé par les Frères Musulmans en Egypte dans les années 20 a été repris en 2003 en France. Le président de (UOIF) Lhaj Thami Breze ne déclarait-il pas que « le Coran est notre constitution, il régit notre vie » ?
La brume couvre bien l’horizon, la laïcité, l’autonomie du sujet, les droits de l’homme et surtout de la femme… ne sont pas encore à l’ordre du jour. D’ailleurs ces islamistes moissonnent en Occident libre le champ qu’ils tentent d’interdire aux peuples de leurs pays d’origine de semer : la liberté et les droits de l’Homme.
Hamid Zanaz
L’impasse islamique, la religion contre la vie.
Préface de Michel Onfray
Les Editions libertaires 2009, pp 142,143
Grand prix ‘Ni dieu Ni maître 2009’

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