Pourquoi Le Monde s’acharne sur RL et Breizh-info

Publié le 23 novembre 2016 - par - 8 commentaires - 1 758 vues
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La nébuleuse et pléthorique machine, abondamment subventionnée – 5.438;216 €, l’an –  (1) est contrariée. Le Groupe Le Monde n’est plus le nombril du monde, depuis que quelques sites ont l’audace de dire, d’écrire et de filmer pour informer mieux. Ils ont pour noms, Riposte laïque, Résistance Républicaine, TV-Radio Libertés, Breizh-Info, Français de souche… et pardon pour ceux que je ne cite pas, tant la liste de la réinfo s’est allongée devant l’insupportable fabrication et manipulation de l’information.

Brièvement rappelons « l’affaire » et la suite donnée : un article : https://ripostelaique.com/comment-la-journaleuse-du-monde-elvire-camus-traite-laffaire-du-cenacle.html  accompagné d’une photo de la journaliste du Monde, déclenche une ruade du journal : https://ripostelaique.com/les-grotesques-menaces-contre-rl-de-la-journaliste-du-monde-elvire-camus.html  Riposte laïque ouvre le débat avec ses contributeurs (bénévoles), et n’ayant pas de temps à perdre, décide de répliquer sur un mode caricatural et humoristique. Pas de quoi en faire tout un monde. Le débat est clos.

Pan! quelques jours après, c’est au tour de Breizh-Info d’être réprimandé : « Mais quelle mouche a donc piqué Le Monde ? Pour la troisième fois en quelques semaines, en effet, nos confrères du « grand-quotidien-de-référence » s’en prennent à Breizh-info, accusé  de « relayer régulièrement des articles anxyogènes (sic) qui mêlent délinquance, immigration et islam. »   http://www.breizh-info.com/2016/11/21/53492/le-monde-breizh-info-nathan-humanite-battaglia-faye

En somme, pour Le Monde, il ne faut pas dire que nous vivons dans un monde de brutes.

A noter que dans l’une de ses nombreuses infographies, l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique), s’est intéressé à l’empire du Groupe Le Monde, en 2014.

Et la parution du livre La face cachée du Monde a davantage levé le voile sur les arcanes des pratiques en vigueur au sein du 1er site d’information.

infographie-le-monde   livre-la-face-cachee-du-monde

http://www.ojim.fr     http://www.ojim.fr/infographies-de-lojim/

Sauve-qui-peut dans le monde journalistique

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On sait depuis des lustres que la presse vit rarement de ses ventes au numéro et peu de ses abonnements bradés, assortis de cadeaux. Mais qu’importe, il faut prouver des chiffres de diffusion et même les gonfler avec un hypothétique taux de reprise en main (vous savez les pages du milieu, si pratiques pour éplucher les légumes). Rien n’y fait, depuis des décennies, les ventes s’effondrent malgré les fusions, malgré les injections et perfusions d’argent public.

D’innombrables études ont cherché à savoir les raisons des pertes de lectorat. Tous les Clubs de la Presse et de la Communication départementaux ont dans leur bibliothèque les ouvrages de référence en la matière. Qu’on retrouve invariablement dans les bibliothèques universitaires proches des masters information-communication ou des écoles de journalisme.

On dit de surcroît que toutes les 10 lignes, l’article perd 10% des lecteurs. Alors il faut l’accrocher vite, le ferrer comme un poisson. Fini le temps d’un Figaro ou d’un Paris-Turf des années 70, où la lecture du chapô était un régal et incitait à une lecture approfondie. Le tout sans faute d’orthographe et un parfait vocabulaire. C’était aussi parce que le lecteur était exigeant et en voulait pour son argent au kiosque. D’autant plus exigeants que les titres abondaient en nombre.

La pub, planche de salut devenue planche savonnée

Cependant le monopole des annonces légales, les suppléments thématiques ou saisonniers, les partenariats, apportent quelques subsides bienvenus. Le moindre cahier chronique ou événementiel, le moindre programme dominical de chaînes de télévision engrange de confortables recettes et permet de fourguer publicité et publireportages à tire larigot (pas toujours différenciés de l’info d’ailleurs). Et comme tout ce petit monde n’aime ni déplaire à ses patrons et actionnaires, ni être pris en flagrant délit de désinformation (2), il s’autocensure et se mortifie.

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Si les lecteurs se sont éloignés des feuilles de choux, des baveux, des canards et des gazettes, c’est certes parce que les temps ont changé. La RTF et l’ORTF avaient déjà porté le premier coup, Internet le second. Avec une différence toutefois. La télévision d’Etat, malgré quelques couches de vernis pluraliste, tenait encore le haut du pavé. Les quelques jets de pavés, plus tard, entrouvraient la porte des studios au déferlement gauchiste, pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le pire, car la longue accession à la vulgarité et au vedettariat commençait. La suite, on la connaît : la télé poubelle n’avait plus rien à envier à la presse de caniveau.

Après l’avènement et la pérennisation des télés-réalité, propices au décervelage des masses, il s’agit désormais pour les dirigeants du service public, d’intensifier le lavage des cerveaux, 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Par tous les moyens, via tous les média, ce qui n’est pas difficile quand les mêmes entités se déclinent en papier et en ligne, à la radio et à la télé.

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Le web irrite constamment les rédacteurs en chef

Dans les années 2000, les rédactions ont flairé le danger d’une totale remise en question  du métier et ont tout fait pour limiter l’utilisation d’internet par … leur propres journalistes. Certains desks allant même jusqu’à restreindre l’usage de l’ordinateur portable, pour les obliger à rester dans les locaux de la rédaction. Une attitude corporatiste, accrochée à ses privilèges, coutumière du fait dans le quatrième pouvoir.

Plus le temps passait, plus les équipes de photographes étaient décimées et le labo photo argentique mal en points. La numérisation faisait qu’un simple pigiste déversait son Canon ou son Nikkon, accompagné de son texte, dans les ordinateurs du pool dédié ou dans celui du secrétaire de rédaction. La prochaine étape sera celle de la transmission par e-mails. Même plus besoin de courir au desk.

Mais la menace venait surtout d’ailleurs : de la mise en ligne des informations par de non  professionnels

Que d’éloges n’a-t-on pas entendus alors sur la production de l’info, sa hiérarchisation, etc. A pleins colloques. La réaction ne s’est pas fait attendre, une presse papier gratuite est venue chatouiller celle payante et les rédactions ont décliné une partie leur sommaire en ligne. Gratuitement d’abord et désormais de plus en plus en abonnement payant. Avec diverses fortunes car des trublions ont fait irruption sur le web : les sites de réinformation en réaction à la désinformation et la manipulation de l’info. Sus aux interviews et reportages bidonnés, confusion du fait et du commentaire, publireportages déguisés, sondages orientés, ménages et campagnes de dénigrements (le cas du traitement de la campagne de Donald Trump étant le plus récent). Après la victoire de Donald Trump, l’heure est au mea culpa dans la presse américaine http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2016/11/10/01040-20161110ARTFIG00149-apres-la-victoire-de-donald-trump-l-heure-est-au-mea-culpa-dans-la-presse-americaine.php

L’image de la presse plus que jamais entachée

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Ils et elles sont légion à sévir sur les antennes de radio et dans les studios de télévision. Qui sont-ils ? un ramassis de commissaires-politiques déguisés en journalistes. Ils sont la tare et la honte de la profession. Et l’immense majorité est au service public, grassement payée à 8000 € minimum par mois (+ les avantages de la profession) pour associer propagande, mass media et abrutissements des masseshttps://ripostelaique.com/les-peuples-vomissent-les-media-officiels.html

On sait malheureusement que pour beaucoup trop, leurs vies seront très éloignées de celle de Albert Londres : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

Ce qui est bigrement moins facile que de recopier des dépêches de l’AFP.

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Mais si des candidats au journalisme de terrain veulent en savoir plus, ils pourront bientôt partir en excursion à Vichy, dans la maison natale d’Albert Londres  http://www.albert-londres-vichy.fr/2016/10/13/derniere-ligne-droite-debut-travaux/ 

Et par la même occasion, ils pourront pousser jusqu’à la tombe du Général Raoul Salan, histoire de se colleter avec l’Histoire  https://ripostelaique.com/hommage-a-raoul-salan-homme-dhonneur.html

On sait aussi que grâce au silence des syndicats subventionnés, les pigistes (80% des rédactions) sont payés au choix : à la fronde ou au lance-pierre (votre serviteur sait de quoi il retourne). La plupart de ce sous-prolétariat en free-lance déguisé se débattant comme il peut avec l’URSAFF, avec une option: la porte grande ouverte si contestation.

La plus risible anecdote qu’il m’ait été donnée de vivre, c’est lorsque des journalistes dûment encartés,   informés de chez informés, ont appris la énième cession de leur titre… par la presse des confrères. Pas de panique cependant, la clause de conscience permet, en ce cas, de déguerpir dans de plus qu’excellentes conditions, et de retraites très, très anticipées. En échange d’un mutisme éternel.

Les maîtres payent grassement leurs chiens de garde de l’info

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« Les médias français se proclament  » contre-pouvoir ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents – et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence – impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l’ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique. » 

Leur système bien rôdé s’articule sur les largesses pécuniaires accordées aux titres et réparties  en six postes.

Reprenant (plus lisiblement) le tableau des aides aux média, le site Europe-Israël, a fait cette délicieuse remarque :

« A la lecture de cette liste édifiantes des titres de presse financés par l’Etat, il est légitime de se poser la question de l’indépendance de la presse en France. Devenus des instruments de propagande du pouvoir en place et du politiquement correct ils ne remplissent plus du tout leur rôle d’information. Personne ne s’étonnera qu’ainsi l’ensemble de la presse épouse les dogmes officiels : Israël bashing, campagne anti-Trump, campagne pro-migrants, dédiabolisation de l’Islam, etc. »

De son côté, l’implacable avocat et écrivain, Gilles-William Goldnadel, dénonce dans sa chronique la partialité idéologique en vigueur au sein du service public de l’audiovisuel français :

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« Je n’y peux rien si ce service audiovisuel que l’on dit public a le don de me mettre dans une rage qui n’a plus rien de privée, si j’en juge au nombre de commentaires approbateurs que mes fréquents accès de colère subite suscitent.

Prenez France 2 et son émission phare du samedi soir: On N’est Pas Couché. Souvenez-vous que son animateur, Laurent Ruquier, qui lui aussi est colérique, avait piqué une crise sévère contre ce qu’il nomma avec finesse et modération «la fachosphère» de Twitter. L’intéressé n’avait pas apprécié les nombreux gazouillis qui moquaient son émission et ses animateurs. Il morigéna pour le même tarif ces journalistes qui accordaient du prix à l’opinion de ces fâcheux de cette fâcheuse sphère qui ne devraient même pas avoir droit à l’avis… » 

« … les rapports précédents sur une gabegie et un gouffre financier abyssal n’ont pas empêché Madame Ernotte et ses mentors idéologiques de créer une chaîne France Info que presque personne ne regarde… »

L’OJIM,une bouffée d’oxygène dans la fange journalistique

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http://www.ojim.fr/portraits/delphine-ernotte/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=5c85bf2fe2-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-5c85bf2fe2-71453085

Ils et elles sont légion à sévir sur les antennes de radio et dans les studios de télévision. Qui sont-ils ? un ramassis de commissaires-politiques déguisés en journalistes. Ils sont la tare et la honte de la profession. L’immense majorité tète au service public, grassement payée  8000 € minimum par mois (+ les avantages de la profession) pour abrutir les captifs qui payent la redevance sur l’audiovisuel.

Et pourtant la Cour des Comptes vient de publier un rapport sévère contre la gestion de France Télévisions https://ripostelaique.com/les-peuples-vomissent-les-media-officiels.html 

Neutraliser l’U.E qui incite ses experts à criminaliser toute critique de l’islam, et à se soumettre aux exigences du djihad

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« Selon la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) – qui fait partie du Conseil de l’ Europe – la presse britannique est à blâmer car elle alimenterait le discours de haine et de violence raciste. Le 4 Octobre, 2016, l’ECRI a publié un rapport dédié uniquement à la Grande-Bretagne. Le rapport dit ainsi:

« certains médias traditionnels, en particulier les tabloïds … sont responsables de la majorité des actes discriminatoire et ont une terminologie provocatrice. Le Sun, par exemple, a publié… Il est troublant de se demander combien de temps encore l’UE va encore inciter ses experts à rechercher, à travers les obstacles juridiques existants, à criminaliser tout type de critique de l’islam, et se soumettre aux valeurs du djihad.

Yves Mamou, basé en France, a travaillé pendant deux décennies en tant que journaliste pour Le Monde. »  Gatestone Institute http://jforum.fr/lue-invite-la-presse-britannique-a-se-censurer-sur-lislam.html

A cinq mois des présidentielles, l’opération médiatique d’induction en erreur redouble d’ardeur

– Lutter contre un fascisme inexistant est l’ultime ruse de la presse d’Etat subventionnée, des gauchistes et de l’intelligentsia de droite : http://ripostelaique.com/carl-lang-appelle-a-confirmer-la-defaite-de-juppe.html

 Libé passe à la vitesse supérieure :  http://www.ojim.fr/liberation-lance-loeil-sur-le-front/?  http://ripostelaique.com/liberation-naime-patriotes-armes-prefere-assassines.html

(1) Liste des titres de presse aidés en 2015, à télécharger sur :  https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/aides-a-la-presse-classement-des-titres-de-presse-aides/

(2) Charte d’éthique professionnelle des journalistes, à télécharger sur : http://www.snj.fr/content/charte-d’éthique-professionnelle-des-journalistes

Jacques Chassaing

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Notifiez de
Pierre

Quelqu’un qui a regardé ONPC , samedi , peut-il me dire qui était l’invité et qui était l’intervieweur entre Natacha Polony et Yann Moix ? J’ai pas compris . Je vais acheter le livre , d,abord .

JCML

Le Monde 5 438 216 €. Vous pouvez ajouter : Libération 6 499 414 €, L’Humanité 3 590 875 € (que personne ne lit plus et qui aurait du payer sa dette de 4 millions €) mais je suis perplexes sur votre chiffre parce qu’en 2011 selon l’observatoire des gaspillages sa subvention était de 16 932 067 € alors je me demande si ce chiffre « officiel » n’est pas du pipeau ?

Colonel Deguerlasse

J’ai créé un blog en 2000 pour de l’info locale. Ca a beaucoup perturbé les « gribouilleux » locaux, pilotés par la rédaction unique de OUEST FRANCE.

montecristo

Il fut un temps, en URSS, il suffisait de savoir ce que disait la Pravda pour penser le contraire ! En France, mais pas seulement, on en est arrivé aux mêmes réflexes!

Eric

Lors de la campagne de Hillary , aux USA , c,est ce qu’il fallait faire aussi. Elle faisait tout ce dont elle accusait Trump .

De Profundis

« L’Immonde » ne survit que grâce aux subventions d’Etat et aux commandes des ministères et des administrations. Une fois la gauche virée, je ne donne pas cher de son avenir… et il n’est pas le seul en cause !

LislamEstUnCancer

Finalement, quelle différence y a-t-il entre « lectorat » et « électorat » ?… sinon juste une lettre qui si on y réfléchit bien permet d’appliquer de façon tout à fait adéquate le second terme aux médias aussi bien qu’aux partis ! On devrait donc supprimer le terme « lectorat » du dictionnaire, vu qu’il n’est plus vraiment utile depuis maintenant 120 ans.

Et curieusement ce syncrétisme entre la religion politique et la religion journalistique est identique dans le monde entier. Partout sur la planète entière les médias « mainstream » sont devenus purement et simplement les (je dis bien LES et non pas DES) organes de propagande des partis politiques et des pouvoirs en vigueur.