Pourquoi le « Printemps Français » est-il voué au succès ?

Publié le 10 juillet 2013 - par - 3 112 vues
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Parce que le Printemps Français est le seul mouvement historique à combattre le totalitarisme de l’homme-masse.

Les manifestations syndicales combattent le « patronat », les « riches », les « exploiteurs », mais pas l’homme-masse, personnage qui transcende la lutte des classes, qui peut être banquier ou prolétaire, industriel ou technicien de surface.

Ma bienaimée présidente Christine reproche au Printemps Français de ne pas combattre l’islamisation de la France ni l’immigration de remplacement, mais enfin, islamisation et immigration ne sont que de gigantesques effets d’opportunisme. C’est bien avant tout la passivité de l’homme-masse, la complaisance, la fascination de l’homme-masse pour le « nouveau », le « fun » même (le ramadan, par exemple, c’est très rigolo aux yeux de l’homme-masse), c’est bien l’immuno-déficience intellectuelle et morale de nos populations européennes, et particulièrement de la masse française, qui a plongé le pays dans le chaos. C’est bel et bien l’homme-masse qui vous traite de facho dans les dîners de famille dès que vous osez parlez d’insécurité dans la rue ou d’indiscipline à l’école. C’est bel et bien l’homme-masse et son épaisseur crasse de vide intellectuel et moral qui vous empêche d’évoquer la patrie en danger. L’homme-masse, c’est cet abruti pour qui le monde est un club de bisounours, c’est le prof moyen de salle des profs, c’est le petit branlotin Kevin (et non pas Mohamed) qui parle avec l’accent de la banlieue dans les campagnes profondes, c’est telle ministre qui situe le japon dans l’hémisphère sud, c’est tel économiste qui vous raconte que licencier crée des emplois et que le travailleur français est payé à rien foutre, c’est votre petite sœur qui passe ses journées à tapoter son I-phone, c’est Jean Hyppolite face à Julien Freund soutenant que les ennemis, ça n’existe pas, c’est la reine d’Angleterre qui voit s’écrouler son royaume et qui s’en fout, c’est Obama ou Barroso, c’est Bergé, Soros ou les allumés de Bilderberg, c’est tout cela l’homme-masse, qu’il soit de très haut niveau ou de très bas niveau, assisté ou oligarque, et même travailleur ou non-travailleur, car l’aliénation est partout, même chez ceux qui travaillent, et qui nourrissent les assistés comme les oligarques, les prédateurs comme les parasites.

Il faut bien se rendre compte d’une chose. Le seul véritable pouvoir à l’heure actuelle est détenu par un personnage infect qui ne se rend pas vraiment compte, malgré son narcissisme, que tout dépend de lui ; et ce personnage infect, abject, anonyme et répandu en grand nombre, c’est l’homme-masse. C’est l’homme-masse qui vote Hollande et qui s’imagine que la France va mieux « parce qu’on a viré le petit Sarko ». C’est l’homme-masse qui dit : « le mariage pour tous, et alors, rien à foutre ! » (il dit bien « rien à foutre », et non pas « je suis pour » ce qui serait encore une position politique, l’homme-masse n’étant même pas capable d’être « pour », ou « contre »). C’est l’homme-masse, étranger à tout ce qui n’est pas son petit univers individuel, son petit égoïsme, qui détient le vrai pouvoir totalitaire, dont les oligarques profitent si bien. C’est cet homme-masse, si bien décrit par Aldo Sterone dans une vidéo récente, qui « pédale pour faire avancer la bétaillère qui l’emmène à l’abattoir ». L’hyper-démocratie, c’est l’accomplissement du totalitarisme. L’homme-masse a tous les pouvoirs, y compris celui que le oligarchies lui reconnaissent le plus : celui de s’auto-détruire.

Comme je l’ai écrit des dizaines de fois, l’immigration arabo-musulmane massive n’est, en quelque manière, responsable de rien, pas même de la charia que le communautarisme islamique installe de plus en plus en Europe, en France en particulier. Les vrais criminels sont ceux qui ont installé, organisé, orchestré ces phénomènes. Mais, plus criminel encore que les criminels oligarchiques, a été l’homme-masse, le criminel en chef, celui qui n’était même pas « pour » (comme les gauchistes) mais ni pour ni contre, indifférent à tout, polarisé de manière psychotique sur son petit nombril. Même pas capable d’être gauchiste, ce qui serait encore s’engager, fût-ce dans la mauvaise voie, l’homme-masse est une sorte de zombi infra-gauchiste, dont le politique est à la fois le maître cynique et le serviteur docile. L’homme-masse, c’est la victime consentante perpétuelle, dont l’enseignant abruti est le prototype absolument parfait, l’homme-masse, c’est tout simplement celui qui ne fait jamais rien.

Satan, c’est le vide. Comme l’écrit le philosophe catholique Marcel de Corte, le mal ne s’incarne jamais, le mal est abstraction, dé-corporation. Le mal, ce sont les abstractions planantes, le verbe qui n’est que mot et non pas chair, les idéologies fumeuses, les ratiocinations creuses, les palabres qui ne mènent à rien, l’incapacité totale à agir, à incarner, à s’incorporer. Vous avez là le portrait type du branlotin d’aujourd’hui : ça parle, ça parle, ça n’en fout pas une, et c’est indifférent à tout ce qui n’est pas le petit moi, le petit nombril, éventuellement orné d’un piercing. Les deux actrices du film La vie d’Adèle sont un modèle parfait du genre ; du reste Christine, pourtant assez favorable au mariage unisexe, a écrit de belles pages contre ce film abject.

Le Printemps Français nous sort précisément de la paresse et de l’abstraction, c’est à dire du mal. De la paresse, puisqu’il a mobilisé une énergie extraordinaire, avec des prises de risques non négligeables (nos prisonniers politiques s’en souviennent) ; de l’abstraction, puisque, pour la première fois, les grandes idéologies du « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » se sont heurtées à un mur de résistance charnelle. Par ailleurs, il suffit de fréquenter participants et organisateurs du Printemps Français pour savoir que ce mouvement n’est pas dénué de préoccupations sociales (c’est aussi la France bien élevée qui trime pour nourrir les parasites et les oligarques qui est dans la rue). Il n’est pas non plus dénué de préoccupations géostratégiques ; l’interview accordée par Béatrice Bourges à Riposte Laïque le montre amplement (la France, selon Mme Bourges, souffre d’une maladie profonde et générale, qui excède le simple dossier du mariage pour tous, même si ce « mariage » a mis le feu aux poudres). Bref tout ce qu’on peut souhaiter, c’est que le Printemps Français devienne une belle Années des Patriotes.

A bas l’homme-masse !

Jacques Philarcheïn

Article de Christine Tasin

http://www.bvoltaire.fr/christinetasin/pourquoi-le-printemps-francais-est-il-voue-a-lechec,29764

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