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Pourquoi les USA et l’UE veulent que Zelensky détruise la centrale de Zaporozhe…

Zaporozhe est la plus grande centrale nucléaire d’Europe. Située en Ukraine dans la zone des steppes, sur les rives du réservoir Kakhovsky, près d’Energodar dans la région de Zaporojie, elle est désormais contrôlée par les forces alliées de la Russie et de la République populaire de Donetsk.

La centrale compte six unités de puissance d’une capacité totale de 6 000 MW et produit à son plein rendement environ 40 milliards de kWh d’électricité/an, soit environ 20 % de la production de l’Ukraine. À ce jour, seuls deux réacteurs sont encore en fonctionnement. Or cette centrale est sous le feu des bombardements depuis des semaines. Bombardements dont jusqu’il y a encore quelques jours était accusée la Russie, comme si les Russes pouvaient bombarder leurs propres forces.

L’histoire serait amusante si elle ne démontrait pas à quel point nos élites et nos médias sont « vendus » aux forces atlantistes. Le narratif était tellement gros que même les Français et les Européens les plus ignares commençaient à se poser des questions. Personne ne pouvait admettre que l’armée russe s’auto-bombarde ! Face à l’incrédulité grandissante, Zelensky a fini par avouer que c’était bien les forces ukrainiennes qui bombardaient la centrale nucléaire de Zaporozhe : « OK, c’est Kiev qui bombarde. Mais on vise les soldats russes et non les réacteurs nucléaires à 20 mètres ! »

Quelqu’un pourrait-il expliquer à ce clown que des impacts répétés, même à 20 m d’un réacteur nucléaire, génèrent des vibrations qui, se transmettant par le sol et les éléments structurels, peuvent à terme provoquer des fissures ! À moins qu’il ne le sache que trop bien et que tout ça soit parfaitement orchestré pour, justement, engendrer au plus tôt un incident nucléaire, quitte à irradier des millions de personnes, ce qui fera en outre parfaitement l’affaire des mondialistes, utopistes de la dépopulation européenne. Car si la centrale de Zaporozhe est touchée, qui portera le chapeau ? Les Russes bien évidemment, détenteurs de tous les maux de la Terre.

Or, si les troupes russes ont mis la main sur la centrale au début de la guerre, ce n’est non pas pour provoquer une catastrophe nucléaire, mais bien au contraire pour la sécuriser. Bien leur en a pris car si l’on en croit le ministère russe de la Défense :  “Le 7 août, le régime de Zelensky a commis un nouvel acte de terrorisme nucléaire contre les installations de l’infrastructure énergétique de la centrale nucléaire de Zaporojie, à l’aide de MLRS Hurricane, afin de créer une catastrophe humanitaire dans les régions de Kherson et de Zaporojie. »

Des fragments et un moteur de fusée sont tombés à 400 mètres de l’unité de puissance opérationnelle de la station. Les éléments de frappe ont endommagé des bâtiments administratifs et le territoire adjacent du stockage. Une surtension à la centrale a provoqué de la fumée sur le tableau de distribution ouvert de la station. Le système de sécurité a coupé l’alimentation électrique. Suite aux bombardements ukrainiens, la ligne à haute tension de Kakhovskaïa, qui fournissait de l’électricité aux régions de Zaporojiye et de Kherson, a été endommagée.

Le stockage du combustible nucléaire de la centrale se trouve dans la zone touchée. À savoir environ 156 conteneurs contenant 3 744 matériaux combustibles stockés à l’air libre sur le site de stockage des éléments combustibles usés.

Imaginons que la centrale de Zaporozhe connaisse un incident majeur. Qui serait touché en premier ? La totalité de l’Ukraine bien évidemment, mais également la Roumanie, la Pologne, la Slovénie, sans doute une petite partie ouest de la Russie mais également l’Autriche, l’Allemagne et, à terme, la France car, contrairement aux déclarations de Charles Pasqua en 1986 à la suite de l’explosion de l’un des réacteurs de la centrale de Tchernobyl,  les nuages radioactifs portés par les vents ne s’arrêtent jamais aux frontières. Ils continuent leur route, laissant des traînées radioactives partout sur leur passage, provoquant des cancers et des tumeurs chez les humains qui auront survécu à l’exposition directe, durant des décennies. Vous ne me croyez pas ? Demandez aux Japonais ce qu’ils en pensent !

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié d’”acte suicidaire” le bombardement de la centrale nucléaire de Zaporojie par l’Ukraine.“Nous espérons que cela va cesser”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Tokyo. Pour que cela cesse, encore faudrait-il que l’Otan et ses alliés – la France en tête – arrêtent de fournir des armes lourdes à l’Ukraine.

Selon le chef de l’administration de la région de Zaporojie, « les dirigeants de l’AIEA (l’Agence internationale de l’énergie étomique) sont conscients des risques causés par le bombardement de la centrale nucléaire de Zaporozhye par les troupes ukrainiennes, mais ne prennent pas de mesures réelles pour les prévenir. Les autorités locales se sont adressées à l’AIEA et aux Nations unies, mais n’ont reçu aucune réponse et aucune action n’a été entreprise par les organisations internationales pour sécuriser l’installation“.

La diplomatie russe a également demandé que les organisations internationales qui réglementent l’énergie nucléaire prennent position sur l’affaire et condamnent l’attitude ukrainienne.

“Nous demandons aux Nations unies et à l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA] de condamner les actes criminels de Kiev et de prendre des mesures urgentes pour prévenir les provocations dans les installations dangereuses pour les radiations en Ukraine. »

Fort de ce constat, vu de loin on peut considérer que Zelensky n’est qu’un fou furieux qui a désormais comme stratégie, selon les instructions de ses conseillers américains (et peut-être même français), de créer le chaos. Mais si ces bombardements incessants cachaient en fait tout autre chose…

Pour comprendre l’enjeu actuel de la centrale de Zaporozhe il est nécessaire de sortir de l’aspect émotionnel et de se pencher sur l’enjeu géo-politique du problème de l’énergie mais pas que…

Il n’a échappé à personne en France que de nombreuses composantes alimentaires manquaient, à commencer par… la moutarde. Explication officielle : la moutarde vient d’Ukraine donc… plus de moutarde. De quoi mourir de rire si ce n’était pas si risible. Expliquez-moi comment la France, qui importe pour environ 585 milliards d’euros de marchandises diverses et variées du monde entier, dans lesquelles l’Ukraine ne représente que… 6 millions d’euros, pourrait à ce point dépendre d’un petit pays sans importance ? Même pour de la moutarde ! Produit que l’on trouve partout en Europe, sauf chez nous, comme par hasard !

Eh bien le « cinéma » autour de la centrale de Zaporozhe est exactement basé sur le même type de scénario, ou presque !

Ainsi, Macron, Monsieur « en même temps », exigeait il y a peu que les forces russes quittent la centrale nucléaire de Zaporozhe en soulignant les « risques » que leur présence faisait peser sur la sécurité du site. Exigence survenue après que ce dernier se soit entretenu avec son copain Zelensky bien évidemment ! Quant à la sécurité des habitants du Donbass face aux livraisons d’armes de la France, ça, notre Macronibus ne s’en préoccupe pas plus que de sa première couche-culotte.

En fait, tant que la centrale est aux mains des Russes, ils peuvent distribuer l’électricité comme ils veulent et couper les vivres à Kiev. Et c’est là où le premier bât blesse puisque Kiev ne pourra plus engranger de royalties ! En effet, si l’on en croit Zelensky, l’électricité ukrainienne pouvait remplacer une part importante du gaz russe consommé en Europe et l’Ukraine avait commencé à exporter cette dernière de façon « significative » vers l’UE, via la Roumanie. Avec 15 réacteurs, disséminés sur quatre sites, l’Ukraine était en effet le 7e producteur mondial d’énergie nucléaire. Grâce à cela, l’argent allait couler à flot dans les poches de… Zelensky !

D’où l’importance que les Russes lâchent l’affaire et la centrale de Zaporozhe !

Une fois encore Macronibus, qui ne connaît rien à la mentalité slave, a cru qu’en menaçant les Russes le Père Noël descendrait dans sa cheminée la hotte chargée de cadeaux !!! Grave erreur.

Si l’on examine l’affaire sous un angle pragmatique, économique, l’importance de ces bombardements prend une tout autre tournure…

Voyons à qui profite le crime !

Admettons qu’un accident majeur arrive et que des dizaines de millions de personnes meurent ; la communauté internationale condamnera aussitôt bien évidemment nos amis Russes mais aussi le nucléaire, coupable de tous les maux, bien entendu.

Donc, après Tchernobyl qu’un thermicien de mes amis avait visité l’année précédente et dont il m’avait dit que c’était « miraculeux qu’elle fonctionne dans la mesure où les réseaux électriques sont réparés avec du scotch et du chewing-gum » ; après Fukushima qui doit surtout à la lâcheté de ses cadres qui ont pris la fuite, laissant les ouvriers se débrouiller avec des commandes qu’ils ne savaient pas utiliser, d’avoir vu son réacteur exploser, Zaporozhe serait le pompon sur le bonnet marin qui signerait l’arrêt de mort  du nucléaire partout sur le territoire européen. Partout ? C’est à voir. Et pour la plus grande joie de qui ?

Pour répondre à cette question, il suffit de se pencher sur les balances commerciales de deux des plus grands pays européens que notre ami Boris Karpov a eu la bonne idée de publier sur sa chaîne Telegram :

  • En Allemagne, l’excédent est passé de 60,4 milliards d’euros en mars-juin 2021 à 13 milliards d’euros ;
  • En France, le déficit commercial est passé de 33 milliards d’euros en 2021 à 61 milliards d’euros. Record absolu de notre nullissime Bruno Le Maire ! Nul doute que si l’incompétence se mesurait, il pourrait servir de mètre étalon !

En France, la situation est si mauvaise qu’au premier semestre nous avons dû importer plus d’énergie que nous aurions dû en exporter. En effet, la France dispose de 56 réacteurs nucléaires qui produisent normalement 70 % de ses besoins énergétiques, ce qui lui permet d’habitude de produire un surplus d’électricité. Seulement voilà, sur ces 56 réacteurs, 29 sont à l’arrêt pour des raisons dites « multiples » qui vont d’une maintenance classique à visiblement un manque de combustible évident.

En 2021, au premier semestre nous avons exporté 30,9 térawattheures (TWh), contre seulement 16,4 TWh au cours des six premiers mois de 2022 et importé 2,5 TWh entre janvier et juin.

Or, la dernière carte économique industrielle que possède la France est justement son parc de réacteurs nucléaires qui lui permettent de produire une électricité quasiment 50 % moins onéreuse que ses voisins teutons et 100 % décarbonée, n’en déplaise aux écolos.

Il y a peu Macronibus nous promettait 4 nouveaux EPR pour subvenir à nos besoins. Ne riez pas tout de suite… L’EPR de Flamanville dans la Manche est en cours de construction depuis… 2007, pour une mise en service prévue préalablement en 2012 puis désormais en… 2023 (si tout va bien) !  Pour la bonne raison que la France n’a plus ni le savoir-faire, ni le personnel qualifié pour mener à bien de tels chantiers. Peu à peu, après Hollande, Macronibus a réussi à faire ce pourquoi il a été mis en place par ses amis d’outre-Atlantique : détruire notre économie et notre tissu industriel et pour mieux servir qui ? Les USA, qui vont désormais nous fournir du gaz de schiste à prix d’or et les Allemands, via l’UE, qui, indécrottables romantiques, « rêvent » de détruire les pays de l’Europe du Sud à leur seul bénéfice et qui n’ont visiblement toujours pas digéré la « trempe » que leur a mis l’ex-URSS durant la dernière guerre.
Donc, qu’il s’agisse des USA ou de l’UE, tous ont intérêt à nuire à la Russie.

Alors, quel rapport avec la centrale nucléaire de Zaporozhe ? me direz-vous.

C’est simple. Tout comme l’Allemagne avait « coupé le gaz » à la France pour son seul profit lorsque la Russie a commencé à fermer le robinet de Nord Stream 1, cette dernière semble très « agacée » que la France puisse bénéficier encore d’un dernier avantage économique industriel qu’elle ne possède pas. Pour relancer son économie déclinante autant que par idéologie, l’Allemagne, via l’UE qu’elle domine, veut tuer le nucléaire français. Donc, si la centrale de Zaporozhe a un accident majeur, exit le nucléaire français et vive les centrales à charbon, à gaz et l’éolien dont la fourniture sur le territoire français appartient pour les deux tiers à des sociétés allemandes.

Il faut savoir que pour produire de l’électricité de façon pilotable, sachant que l’éolien ne sert quasiment à rien et ne produit au mieux les jours de grand vent que 6 % des besoins ; mis à part l’hydraulique, il y a le nucléaire le charbon et le gaz. Otez le nucléaire qui fait peur et le charbon hyper-polluant, il reste le gaz. Une centrale à gaz coûte en outre beaucoup moins cher en investissement et se construit en 18 mois. Le problème est que la France n’a pas de gaz donc il faut l’acheter ce qui va encore plomber un peu plus notre balance commerciale hyper-florissante et signer l’adieu définitif de notre indépendance énergétique du fait des sanctions imbéciles prises vis-à-vis de la Russie. Ce qui explique pourquoi les sociétés gazières manipulent les médias et les populations contre l’industrie nucléaire, car QUI va rafler la mise ?

Pour le gaz, ce sont sans doute les USA qui seront les grands gagnants de l’affaire. Tout au moins si nous les laissons faire. Non seulement, ils accuseront les Russes d’avoir provoqué un accident nucléaire pour tenter (en vain) de les isoler d’avantage, mais en plus ils nous vendront leur gaz de schiste hautement polluant à prix d’or.

Si vous ajoutez à cela que l’UE a obligé la France à disséquer EDF pour soi-disant « briser un monopole », le tableau est complet. Donc, si la centrale de Zaporozhe pouvait avoir un accident l’UE, par conséquent l’Allemagne et les USA applaudiraient des quatre mains car ils feraient d’une pierre deux coups : d’une part ils nous ruineraient un peu plus, d’autre part, ils « détruiraient » la Russie (du moins le croient-ils) qu’ils n’arrivent pas à vaincre à la loyale sur les zones de combats. Quant à notre Macronibus national, persuadé d’échapper au nuage radioactif du fond de son bunker, gageons qu’il ira bien vite rejoindre ses copains, accompagné de Zelensky, dans le Delaweare, nous laissant crever sous les radiations sans autre remord !

Commissions d’enquête internationale ou pas, vu les enjeux, gageons qu’ils n’hésiteront pas à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que la centrale de Zaporozhe ait un accident majeur. Comptons sur l’intelligence et l’efficacité des services russes pour les stopper à temps.

Valérie Bérenger