Pourquoi Marine Le Pen progresse-t-elle ? Parce qu’elle aime la France, et que cela se voit

Publié le 7 octobre 2013 - par - 2 679 vues
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Ri7Marine MarianneL’irrésistible ascension de Marine le Pen dans les sondages d’opinion, la plaçant à égalité avec François Fillon ou Alain Juppé, commence à donner des sueurs froides aux états majors politiques. On est bien loin des déclarations de Nicolas Sarkozy, qui fanfaronnait en 2007 en croyant avoir définitivement terrassé le FN. En réalité, la diabolisation pourtant soigneusement orchestrée, n’a jamais fonctionné et Marine Le Pen joue maintenant dans la cour des grands. Et comme toujours, mensonges grossiers et pure mauvaise foi sont de mise pour la dénigrer.

Quand la gauche s’obstine à cataloguer le FN de parti d’extrême droite aux relents néo-nazis, elle oublie la métamorphose sociologique de ce parti qui ratisse aujourd’hui autant à gauche qu’à droite, par sa volonté de protéger les Français contre l’impérialisme bruxellois ou la mondialisation sauvage. Par conséquent, renvoyer le FN à ses racines historiques pour le discréditer, c’est vraiment prendre les électeurs de 2013 pour des truffes. Quant à la droite, au lieu de faire un procès en incompétence à Marine Le Pen, elle ferait mieux de balayer devant sa porte et de se pencher sur son bilan calamiteux depuis 2002. Une dette passée de 850 milliards à 1800 milliards en 2012, la perte d’un million d’emplois industriels en 10 ans, une balance commerciale équilibrée en 2002 et déficitaire de 70 milliards en 2012, une explosion de l’immigration accompagnée d’exigences communautaristes qui lézardent la cohésion nationale et une aggravation des violences comme jamais.

Soyons sérieux, entre un FN qui n’a jamais gouverné et une UMP qui nous a ruinés en 10 ans de pouvoir, lequel est le plus incompétent des deux ? Quant à ceux, à droite comme à gauche, qui rabâchent tels des perroquets, que le FN n’est pas un parti républicain, osant même évoquer une logique d’apartheid dans la préférence nationale, ils ont la mémoire courte. Ce n’est pas le FN qui a abandonné les symboles républicains en laissant impunément siffler la Marseillaise ou brûler le drapeau français. Et entre la « priorité nationale » défendue par Marine Le Pen et l’inique préférence étrangère que l’on constate dans l’attribution de certains droits sociaux, comme les soins gratuits aux sans papiers ou la retraite accordée à ceux qui n’ont jamais travaillé ni cotisé dans notre pays, les Français ont le droit de choisir ! Où est donc le racisme quand on veut limiter l’immigration pour protéger nos cinq millions de chômeurs ? Prétendre encore que le FN est un parti raciste qui nie les idéaux universalistes républicains relève donc de la caricature la plus grossière. Car bien des immigrés parfaitement intégrés adhèrent au programme du FN. Entre Marine Le Pen qui demande aux immigrés d’adopter nos valeurs républicaines et d’aimer la France, alors que le PS et l’UMP ont toujours cédé à toutes les revendications communautaristes qui désintègrent la société, lequel d’entre eux est le plus rassembleur ? PS et UMP ont toujours confondu acceptation de l’autre et renoncement à nos valeurs. En fait, si Marine Le Pen gagne de plus en plus le coeur des Français, c’est non seulement parce que le PS et l’UMP nous ont conduits dans le mur depuis trente ans, mais surtout parce qu’elle est la seule à défendre leur identité, à laquelle ils sont très attachés, et à vouloir les protéger dans un monde de plus en plus dur.

Ceux qui en doutent devraient méditer sur l’insolente popularité d’Angela Merkel avec 81% d’opinions favorables en attaquant son troisième mandat, face aux 23% de Hollande après seulement 16 mois de pouvoir. Car quand on interroge les Allemands sur les raisons de leur choix, ils répondent unanimement que la chancelière les protège. Les Allemands d’abord, tout est dit.

Jacques Guillemain

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