Pourquoi Mélenchon n’est pas de gauche

Il faudrait un jour faire l’histoire de cette OPA opérée par les léninistes et trotskistes sur la gauche depuis un siècle. Surtout lorsque Lénine et Trotski ont été à l’origine de la Tchéka, organisme de terreur «  Des prisonniers ont été lapidés, scalpés, crucifiés, bouillis, laissés congelés dans la glace... » qui manipulait le vocabulaire de gauche mais pratiquait une politique dictatoriale d’extermination en la justifiant bien sûr par la résistance des « Blancs » des « noirs » (anarchistes…) des socialistes etc., etc.

Mélenchon en fait partie, trotskiste un jour, trotskiste toujours (ainsi le patron de Médiapart… lisez aussi La mémoire des vaincus de Michel Ragon, ou le Staline de Jean Elleinstein qui démontent bien le mythe du gentil Trotski) l’exemple type étant cette volonté de faire rentrer la France dans l’Alliance Bolivarienne (point 62) ou comment organiser en meute la chasse anti-riches (riche étant un terme relatif pour les communistes). Clémentine Autain n’était certes pas au courant de la chose (interrogée sur France-Info) mais comme pour elle un riche le devient en dépouillant les pauvres, supprimer le riche reviendrait à en finir définitivement avec la pauvreté, ce qui reste faux (le profit ne provenant pas de l’exploitation ouvrière, mais de compétences coordonnées, sauf pour les entrepreneurs sur le déclin néanmoins). Cette fausseté déjà dans l’analyse (confondant appât du gain et esprit du capitalisme) a même été démontrée sur le terrain des pays communistes qui ont ruiné tous les acquis, y compris les acquis « bourgeois » (polémique Rosa Luxembourg-Trotski sur la liberté d’expression et d’existence laissée aux partis bourgeois exclus jusqu’à leurs enfants de toutes les structures publiques). Malgré quelques trompe l’œil comme la santé et l’éducation (inutiles puisque détruites par la famine et le Goulag…) sauf qu’ils n’auraient pas été… communistes (!) a rappelé sans sourciller (bégayant Badiou et Filoche) la préposée Lutte Ouvrière aux Présidentielles chez Zemmour et Naulleau. Eh oui bon sang et c’est bien sûr, seuls des communistes français peuvent le réaliser le « true » communisme (comme il existe un « true » islam) voulant agir comme leurs lointains ancêtres en 1790-1796, avec les assignats… que leurs descendants exigent en voulant faire main basse sur les Banques Centrales.

Castro, Chavez, ont continué cette campagne anti-gauche visant à détruire le peuple en son milieu pour le transformer en miettes redevables et animées artificiellement dans les grandes messes ou le mythe reconstruit, ledit « prolétariat », classe non pas réelle mais imaginaire censée résoudre la quadrature du cercle comme supprimer la souffrance d’être et devenir rien, mais le soigner cependant, l’enseigner, le montrer s’en vanter tel des animaux dressés dans le parc humain. Mélenchon en est.

Il fait partie de cette chimère qui se prend pour la gauche qu’il imite, en prend les accents, décèle même des choses vraies telles ces incohérences et autres contradictions propres à tout organisme humain oscillant entre espoir duperie rêve et réalité. Sauf que la gauche réelle est plutôt humaniste, décentralisatrice, girondine, proudhonienne (moins l’anti-sémitisme) c’est Jaurès, Alain, Mounier, pas Guesde (n’en déplaise à Mitterrand) ni Sorel (ni Onfray). C’est plutôt Queuille avec ses hauts et ses bas, Anatole France, Mendès France, Rocard, et donc Hamon (moins sa naïveté) c’est l’économie solidaire plutôt que l’économie dirigée façon Macron et son aventurisme du technocratisme policé. Ce n’est en tout cas pas Mélenchon et son collectivisme néo-guesdien qui n’a rien de gauche et plutôt tout de ces mouvements totalitaires qui se gonflent en vampirisant le peuple qui s’y méprend comme dans Don Juan. Ou Faust. Ou Dorian Gray. Le peuple comme oie du Capitole.

Ainsi, dit-il, les « autres » veulent vous faire « cracher du sang » mais Mélenchon est prêt à le boire pour en vivre la nuit là où tous les chats sont gris et toutes les vaches, noires (Poutou prêt à l’aider à foncer pour l’égorgement général des riches et sans étourdissement…). France insoumise ? Chiche, déjà en se débarrassant de cette fausse gauche, petits-bourgeois envieux, faux ouvriers qui nuisent au peuple depuis 1792, lorsque le peuple des Fédérés se fourvoie en participant à l’hallali, tout ce sansculottisme enragé dévorant ses propres enfants et que Lénine, tout aussi avide, imita jusqu’à la lie, Trotski le bégayant dans son train blindé.

Aujourd’hui cette réminiscence de Pivert croit qu’il suffit de traquer le fraudeur fiscal pour remplir en permanence les caisses étatiques qu’il pense de toute façon vider alors qu’il serait bien plus profitable de moins ponctionner et de laisser le peuple participer à ses propres affaires, de réformer dans le sens de rendre réellement le pouvoir au peuple au lieu d’agiter d’autres chimères comme la révocation des élus alors que leur immunité permet justement de les protéger des pressions en particulier de celles des partis fussent-ils « insoumis ».

Mélenchon est un accident de l’Histoire, une impasse. Hamon arrive trop tard, empêtré aussi dans mille influences néfastes dont le relativisme postmoderne. Mais l’idée d’une économie multiforme participative collaborative, privée, publique, une réelle économie-politique repensant les droits de propriété sur des bases plus élargies, plus libres, préférant la formation à l’assistanat, n’est pas une idée morte. Pas plus que cette idée stipulant que l’on peut être enseignant infirmière ouvrier, et libre, ayant à charge aussi des délégations de service public, sans avoir besoin d’un garde chiourme qui autrefois allait jusqu’à geler le prix de la baguette de pain et qui rêve encore de le refaire alors que depuis sa libération nous n’avons jamais eu autant de si bons pains divers et variés. Malgré le « regard oblique des passants honnêtes »…Tous ces  » saint jean bouche d’or qui prêchent le martyre, Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas » .

Lucien Samir Oulahbib

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3 Commentaires

  1. Quand le putsch bolchevik à été connu, la grande majorité des marxistes a été très méfiante. Kautsky disait que vouloir instaurer le socialisme dans un pays encore sous-développé comme la Russie était faire preuve d’un volontarisme qui ne pouvait mener qu’à la catastrophe. Particulièrement bien inspirés, Bernstein qui a dit que le nouveau régime ne pouvait évoluer que vers une dictature bureaucratique sur la classe ouvrière et Pannekoek qui avait compris qu’il s’agissait d’une révolution bourgeoise tardive.
    Mais on croit facilement ce qu’on espère.

  2. j’adore cet édito, plein d’humour, de références littéraires et historique, Lucien tu es un vrai journaliste, ce qui est rare aujourd’hui

  3. Strokiste un jour,strokiste toujours et bien c’est faux.
    J’ai été strokiste 3-4 mois dans ma jeunesse ,le temps de comprendre ce que c’était. De la manip,de la provoc avec beaucoup de verbiage.j’en ai été vacciné et j’ai évolué je vote Marine ,suis devenu chrétien.comme quoi tout le monde peut changer.mai je suis étonné que beaucoup de francais tombent sous le charme de ce Mélanchon qui se prend pour Jaurès.comme quoi les hommes et femmes politiques n’ont pas de qualité de tribun comme ce merluchon,encore un bonimenteur comme Sarko le traitre

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