Pourquoi Poutine n’a-t-il pas encore gagné la guerre ?

Je rappelle pour les moins avertis qui s’obstinent encore à croire les médias mainstream que si la Russie n’a pas encore écrasé l’Ukraine, c’est parce que Poutine – contrairement aux Allemands en Pologne (1939) et aux croisades mercantilo-maçonniques américaines au Proche-Orient (et même contrairement à ce qu’il avait fait lui-même en Tchétchénie) – refuse d’engager une guerre totale contre l’Ukraine, et ce, afin de faire le moins de dégâts collatéraux possible parmi les civils. Que les Ukrainiens soient pour les Russes un peuple frère joue ici sans aucun doute un rôle important.

Hélas, Zelensky et les pays de l’OTAN, en refusant de reconnaître cette évidence (ou plus précisément en faisant semblant de ne pas la reconnaître), non seulement prolongent ce conflit en mettant de l’huile sur le feu, mais risquent même d’obliger Poutine (qui ne peut pas se permettre de perdre cette guerre) à passer à un niveau d’engagement militaire supérieur, chose qui bien évidemment fera monter en flèche le nombre de morts et de blessés. En outre, qu’on le veuille ou non, la pérennisation et le pourrissement du conflit en Ukraine contient en soi, à terme, le risque d’un dérapage à la frontière polonaise ; oui, le risque d’un conflit direct avec l’OTAN et donc celui d’un embrasement global dont personne ne peut prédire les conséquences ultimes, y compris les pires ; c’est-à-dire une guerre nucléaire « pour tous ». Sachant qu’un des buts majeurs des criminels qui ont propagé la fake-news corona est une diminution drastique de la population planétaire, ce qui aurait été inconcevable il y a encore quelques décennies, ne l’est, hélas, plus aujourd’hui.

Dans le contexte du delirium covidien actuel, il est permis de penser que parmi les plus puissants apparatchiks de l’État profond, obsédés par la surpopulation (du reste plus un mythe qu’une réalité) se trouvent des individus souhaitant une apocalypse nucléaire.

Une chose est sûre : si Vladimir Poutine est poussé dans ses derniers retranchements, alors oui, il sera tenté de faire ce qu’il a fait en Tchétchénie. Mais au fond, n’est-ce pas justement cela, ce que voudraient Biden + clique, afin de démoniser une fois pour toutes le chef du Kremlin ? L’obliger en quelque sorte à faire de l’Ukraine une nouvelle Tchétchénie et ainsi le faire passer pour un monstre aux yeux du monde entier ?

Jean-Pierre Aussant

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11 Commentaires

  1. La question de titre est étrangement formulée (et pourquoi la Méditerranée est-elle sèche ?) mais les réponses sont nombreuses.
    D’abord la Russie a gagné la campagne d’Ukraine, quelles que soient les prolongations hygiéniques autour des villes. Le contenu de la nasse au nord de Donetsk sera détruit puisqu’il n’entend pas cesser de bombarder la population civile, la ville de Marioupol sera pacifiée dans les jours à venir ou confiée à l’armée de Donetsk, et ni Kiev ni la Galicie n’ont jamais été au programme. Quant à savoir si l’axe atlantico-uniopéen laissera l’Ukraine signer les conditions du retrait russe (intérêt ukrainien), escaladera en guerre européenne (fantasme uniopéen) ou passera directement à l’assertion nucléaire (objectif étatsunien), cela ne change rien à la victoire russe en Ukraine. Ce n’est pas toujours le vainqueur d’une campagne qui décide si elle marque a fin ou le début d’une guerre.

    • Ojectivement, militairement et politiquement, oui, les Russes ont gagné. Mais si les opérations prennent encore des semaines, voire des mois, c’est la pacification de l’arrière-pays qui deviendra difficile. Parce que, pendant ce temps-là, de l’aide parvient aux ukraignos occidentalistes. Et si cette pacification n’a pas lieu, il manquera quelque-chose pour que le tableau soit fini.

      On nous dit que Kiev n’était pas un objectif, que la pacification du pays pourrait être confiée aux forces du futur gouvernement ukrainien qui remplacera celui de l’ordure zelensky. Tout cela, je l’entends, mais attention à ce qu’une campagne trop longue ou devenue laborieuse ne soit pas transformée en demi-victoire des occidentaux. D’ailleurs, c’est déjà de cette manière que ces derniers sont en train de présenter les choses…

  2. Poutine passe déjà pour un monstre aux yeux du monde entier et quoi qu’il arrive les merdias du monde entier continueront à le présenter comme tel.
    Vouloir épargner les ukrainiens au motif qu’ils seraient « un peuple frère » n’y changera rien.
    Et de plus, on ne voit pas bien en quoi l’ordure zelensky et ses complices, de même que les nombreux nazis qui pullulent en ukraine, ou encore tous les ukrainiens qui se barrent sont des « frères » ni ce que leur comportement a de « fraternel ».

    Fais du bien à un vilain, il te crache dans la main.

    Pour avoir voulu épargner les ukraignosses, Poutine n’a rien gagné si ce n’est que les opérations militaires s’enlisent, que la guerre va durer et qu’elle coûtera beaucoup trop chères en vies russes.

    • Stentor il faut vous soigner lorsque vous AFFIRMEZ : »es nombreux nazis qui pullulent en ukraine »

    • Des « nazis » ? Le gouvernement de l’Ukraine est juif jusqu’à l’os, soutenu par Israël.

  3. Merci à Jean-Pierre Aussant pour ses analyses toujours pertinentes.

  4. L’élimination des nazis Azof and CO prend du temps visiblement mais d’après les spécialistes dont Stratpol encore 15 jours à un mois…

  5. Enlisement: Nous sommes le 23 eme jour de la guerre.Que s’est il passé le 23 eme jour des autres guerres ?Offensive allemande en 1940 :les allemands ont pris Lille et les alliés evacuent à Dunkerque .Paris n’est pas pris. 1ere guerre du golfe :L’offensive terrestre n’a pas encore commencée ils en sont encore à la phas des bombardements qui durera 37 jours ( 17/1/1991 au 23/2/1991 2eme guerre : l’ncerclemnt de Bagdad a commencé 19 jours après les premiers bombardement. QUI s’enlise ?

  6. Peut-être se hâte-t-il lentement ?
    Les Russes ont déjà pas mal conquit de territoires en 3 semaines, l’équivalent d’un tiers de la France et comme ce n’est pas une randonnée récréative, ça risque d’être encore un peu long.
    Après, on peut spéculer sur le fait que les Russes ont sous-estimé les forces en présence et la combativité des Ukrainiens, qui ont dû subir 8 ans de lavage de cerveau « Made in America » et de bourrage de cul de paille « Made in UE », ce qui expliquerait aussi, cela.
    On peut aussi imaginer que les Russes, soit naïvement, soit par tromperie, ont cru que les Ukrainiens se tourneraient naturellement vers leurs frères Russes et seraient accueillis en libérateur.
    Alea iacta est et vae victis !

  7. mais je pense que mr Vladimir Poutine passe pour un monstre depuis très longtemps avec la propagande Macworld dans les pays occidentaux et que l’épisode ukrainien ne peu rien ajouté de ce coté là ….et Vladimir n’en a rien a foutre de se faire aimer ou pas de ces occidentaux là , à juste titre .

  8. Les gros médias ne disent pas ce que vous dite mais explique cette lenteur par la ténacité des combattants ukrainiens. De fait il faut rappeler que l’Ukraine est un pays grand comme la France et l’occuper intégralement est quasi impossible avec les effectifs engagés.

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