Pourquoi un islamiste ne peut pas respecter un symbole national

drapeau-français-brulé-2Contrairement au nazi, l’islamiste voue une aversion religieuse aux concepts de la patrie et de l’Etat-nation incompatibles avec sa vision oumienne (communauté des croyants), ce grand Reich islamique fondé sur le seul lien religieux. Exit tous les autres, qualifiés de Dhimmis (sous- catégorie humaine, la citoyenneté n’existe pas dans l’islam). Ni couleurs nationales, ni hymne national, ni drapeau, ni nationalité, ni communauté inclusive de destin politique et humain. Seule importe à ses yeux, l’appartenance à un même destin religieux fondateur de communauté de fidèles de laquelle sont en toute bonne logique exclus tous ceux qui n’ont pas leur marqueur idéologique. Ce qui n’est pas sans rappeler les lois raciales de 1935 de Nuremberg. Là où la république intègre et protège, la communauté islamique, le Reich musulman que les islamistes appellent de tous leurs vœux depuis la chute de l’empire ottoman, exclut, discrimine, bannit, purifie, relègue et extermine. Transformer le monde en une secte planétaire qui transcende les frontières.

Une seule matrice pour le monde à l’image de ce qu’Hitler avait fait avec son IIIe Reich poison mortel pour les minorités ethniques allemandes. Jamais un islamiste qui rêve d’instaurer un Califat ne va se préoccuper de la défense de la patrie, des intérêts nationaux et de la concorde entre les hommes indépendamment de leurs appartenances religieuses .

Jamais, un islamiste ne sacrifiera la cause de son Allah pour celle des hommes. Jamais un islamiste quel qu’il soit ne va se résoudre à respecter l’emblème national et assumer sa citoyenneté. Comme il est de cours aujourd’hui en Tunisie où les islamistes locaux, salafistes ou nahdhaouistes c’est blanc bonnet, bonnet blanc s’adonnent de plus en plus à leur sport favori : brûler le drapeau national et diviser le pays en musulmans et non-musulmans.

Un islamiste est en guerre sainte larvée, le djihad, contre les institutions républicaines, et tout ordre juridique non revêtu du sceau de la loi Canon de la Charia. Il n’y ni frontières nationales, ni code de nationalité, seule la foi fait loi et nationalité. Il se sent investi d’une mission cosmique et messianique : imposer la volonté de Dieu à tous les hommes par tous les moyens. Son répertoire idéologique est synonyme de la Saint-Barthélémy : Tuer, violer, jeter l’anathème, exterminer, maudire, terroriser, brûler, châtier, lapider. Il n’est pas seulement déconnecté de la réalité et emporté par la frénésie du pouvoir, il est complètement lobotomisé et incapable de penser et de discerner par lui-même. Il est pris dans un tourbillon infernal et sans fin qu’au lieu de chercher à y échapper, il s’obstine à entraîner tous ceux qui ne lui ressemblent pas dans sa descente inexorable aux enfers islamistes.

Au point que l’on peut légitimement se demander si l’enfer n’est pas le reflet de sa vie sur terre. Il est enfermé dans sa prison mentale, torturé par sa grande souffrance psychique qui l’empêche d’assumer son humanité d’où l’impérieux besoin chez lui de couvrir intégralement les corps de ses femmes d’un linceul noir ou gris évocateur du monde des ténèbres et de son refus pathologique du monde extérieur.

Convaincu qu’il est le vrai porte-parole de Dieu sur terre au point que Dieu lui-même ne saurait lui porter la contradiction. Il se veut Allah, Prophète et Ben Laden à la fois. Il est tel ce moine fou de Raspoutine, dépositaire, justicier et défenseur de la parole sacrée, il n’est à l’écoute que des voix qui hantent et obsèdent ses nuits et jours. Ses hallucinations culminent aujourd’hui à leur plus haut niveau de paroxysme qu’il est capable de déclencher une nouvelle grande boucherie universelle pour ce qu’il croit être la cause juste de Dieu.

Une cause obscure et absurde comme son visage transfiguré par la haine d’autrui. Inflexible et hyper psycho rigide, cela relève de la mission impossible de faire entendre la voix de la raison à un schizophrène paranoïde, tel par exemple le tunisien Rachid Khirriji alias Ghannouchi, le nouvel homo wahhabitus, obsédé par l’idée que la gloire de Dieu ne s’embarrasse guère ni de scrupule ni de décence. Dans sa tête tout se confond et s’entremêle.

Les frontières entre le mal et le bien disparaissent ainsi l’illégal devient légal, l’illicite est licite, pour reproduire en pire et en une vitesse-éclair le système népotique de Ben Ali, affamer davantage le peuple tunisien est dérisoire à côté de l’immensité de sa tâche en faveur de l’islamisation du monde. Tant qu’il se considère sur le sentier d’Allah (fi sabil Allah), il n’y a aucun code de bonne conduite à respecter. Mentir, fabuler, dealer, voler, esbroufer, truquer, frauder, corrompre, c’est du détail . Pour lui, la voie de Dieu n’a pas à composer avec les lois des hommes. La vie humaine devient dérisoire dans l’accomplissement de la volonté d’Allah.

L’homme n’est qu’une poussière balayée par le souffle de la déflagration de la bombe en l’honneur de cette divinité lunaire et cannibale, à l’appétit insatiable, assoiffée de pouvoir, mégalomane qui se rêve en maîtresse de l’univers. Une misérable divinité polythéiste qui fait trembler le monde et qui absout ses adorateurs de tous leurs crimes. Il suffit qu’ils évoquent son nom pour que l’interdit soit permis et vice-versa. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les premiers hôtes des prisons occidentales et responsables de plus de 95% de crimes terroristes de par le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Salem Ben Ammar

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