Pouvons-nous survivre à l’échec de la mondialisation ?

Publié le 21 octobre 2017 - par - 8 commentaires - 947 vues
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« Nous ne pouvons pas nous permettre de retomber à l’époque de la pré-globalisation », déclarait la chancelière allemande Angela Merkel. Merkel accueillait Obama à Berlin pour la dernière fois, les élections terminées et remportées neuf jours plus tôt. Obama et Merkel défendaient le mondialisme contre le président élu Trump.

Pour Merkel et Obama, retourner à l’époque de la pré-mondialisation était tout aussi insensé que revenir à l’ère des grottes, la mondialisation étant devenue synonyme de civilisation. Ses prophètes, dont Thomas Friedman, remontent à la chute du Mur de Berlin dans la ville où Merkel et Obama faisaient cet échange.

Mais la mondialisation n’a pas fait tomber le mur de Berlin ; le nationalisme l’a fait. Les activistes pro-démocratie voulaient un pays où les gens avaient une voix. C’est contraire à la mondialisation dans laquelle il n’y a plus de nations, et seules les personnalités influentes de différentes tendances, ont un impact quelconque.

La mondialisation a construit le mur de Berlin afin d’unir l’Allemagne de l’Est à un bloc communiste érigé autour d’un ensemble d’idées politiques qui ignoraient les nations et les peuples individuels. Les gauchistes avaient tiré une leçon profondément erronée de la chute du communisme. Plutôt que de l’attribuer aux gouvernements centraux et aux bureaucrates irresponsables, ils ont développé un nouveau matérialisme historique postmoderne du globalisme. Le bloc communiste n’avait pas chuté à cause d’une trop grande mondialisation, mais parce qu’il n’y en avait pas assez. Il y avait encore trop de frontières et de nations, lesquelles devaient toutes chuter comme le Mur.

Là où le trop étroit communisme avait échoué, le mondialisme réussirait à créer un nouveau monde. Au moment où Merkel et Obama s’endeuillaient sur l’influence de la victoire de Trump et du Brexit sur la mondialisation, Berlin devenait un merveilleux laboratoire de recherches pour observer les résultats finaux de leur philosophie. Hantée par le spectre du déclin national et de la baisse des taux de natalité, Mme Merkel a ouvert les frontières de son pays à des millions de migrants musulmans venus du Moyen-Orient et d’aussi loin que l’Afghanistan.

Les migrants étaient censés épauler la main-d’œuvre allemande. Les Syriens construiraient les coupés Mercedes de demain, les Pakistanais établiraient des appareils à ultrasons Siemens et les Somaliens produiraient les produits pharmaceutiques de Bayer. Il ne serait plus nécessaire à l’Allemagne de poursuivre son exploration du modèle japonais d’automatisation intelligente pour remplacer une population en baisse. La mondialisation la fournirait.

Mais les migrants ne venaient pas en Allemagne pour travailler. Et ils ne travaillent pas. Ce sont toujours des Allemands et des Européens de l’Occident dans les sous-sols chez Siemens, Mercedes et Bayer. Les «réfugiés» sont venus pour jouir des généreux programmes d’état providence allemands. Et ils ont ruiné suffisamment le pays au point que Merkel être prête à les payer pour qu’ils s’en aillent.

L’État providence si répandu en Europe est là pour compenser l’écart entre le niveau de vie anticipé et les options déclinantes pour gagner sa vie. La mondialisation n’a pas lié magiquement les économies pour créer un nouvel âge d’or. Ses prophètes, comme Thomas Friedman, sont tournés en dérision comme néolibéraux par une gauche radicalisée qui cligne plus vers l’Allemagne de l’Est que vers Berlin.

La mondialisation a déplacé les emplois et la production vers les pays nantis de niveaux de vie des plus bas, où les droits de l’homme sont inexistants et une ingérence plus grande du gouvernement dans leurs économies. Il n’est pas étonnant que la Chine ait prospéré ou que l’Amérique ait décliné dans cet environnement. Mais en même temps, elle a également déplacé les immigrants ayant l’éthique le plus faible de travail en Amérique et en Allemagne pour bénéficier des programmes providence destinés à adoucir l’impact économique de la mondialisation sur la population indigène.

Les anciens immigrants étaient venus afin de bénéficier d’une économie en plein essor. Mais si vous voulez une économie en plein essor avec une entrée outrancière de demandes d’emplois, l’Amérique du 21ème siècle est à peine la contrée préférable. Vous ne pouvez simplement pas vous balader dans la rue et obtenir un emploi dans une manufacture qui vous mènera vers l’échelle de la classe moyenne.

L’Occident reçoit en profusion en ces jours-ci deux sortes d’immigrants économiques : des pique-assiettes et des prostituées. Ces dernières peuvent occasionner leurs propres opportunités. Vous avez des Coréens qui dirigent des épiceries locales et des Juifs russes qui commencent des dot.com révolutionnaires. Mais l’agitation exige la créativité, l’intelligence et une éthique ambitieuse de travail. La plupart des immigrants sont des profiteurs. Ils se débrouillent avec une combinaison de bénéfices sociaux et d’emplois marginaux semi-légaux. S’ils ont une ambition, c’est un travail confortable dans le gouvernement. Les immigrants importés an qualité de main-d’œuvre bon marché se connectent rapidement à l’État-providence et deviennent une perte nette.

La mondialisation exporte les emplois mais importe des profiteurs de bénéfices sociaux qui se transforment en perte double pour l’Occident. Les emplois sortants et les essaims de migrants entrants punissent les pays ayant des niveaux de vie et des droits de l’homme plus élevés, en les privant des deux. Il est difficile de trouver un meilleur moyen de détruire une civilisation.

Les dons politiques et sociaux de la mondialisation ont été tout aussi destructeurs que ses effets économiques.

La mondialisation ne permet pas seulement à des millions de musulmans de manifester en Allemagne, mais aussi à des organisations terroristes islamiques transnationales comme Al-Qaïda ou l’ISIS, d’opérer.

Ce n’est guère un hasard que ces groupes terroristes aient décollé avec la mondialisation. Ou que les réseaux terroristes islamiques mondialisés aient employé les mécanismes de la mondialisation : les avions à réaction, les trains, la traite des êtres humains, l’Internet et les villes multiculturelles pour faire des ravages.

Au lieu de rapprocher le monde, la mondialisation a renouvelé et financé une vague d’agression initiée par d’anciens États communistes en faillite et permis aux terroristes islamiques de frapper profondément au cœur de l’Occident.

La mondialisation finance le programme d’expansionnisme de la Chine dans la mer de Chine méridionale et un conflit croissant qui pourrait mener à une guerre régionale. Il a permis aux Russes de soulever les Américains les uns contre les autres en prétendant être tous « les vies noires comptent » aux républicains sur Internet. Et cela permet aux terroristes islamiques à des milliers de kilomètres de coordonner des attaques dévastatrices à travers l’Amérique et l’Europe.

L’Internet, autrefois symbole de la mondialisation, ne nous a pas rapprochés. En guise, il nous a réduits en milles tribus guerrières vivant dans des bulles séparées. Une génération née sur Internet est devenue la plus intolérante à la liberté d’expression depuis un siècle. Et même les médias favorables à la mondialisation exigent de nouveaux moyens de censurer les médias sociaux et Internet pour combattre les «fausses nouvelles» de l’opposition politique.

Les rêves ambitieux de la mondialisation qui par le passé semblaient unir les grands partisans du gouvernement de gauche avec les commerçants libres de droite sont devenus un cauchemar. Leurs échecs ont conduit à une affinité renouvelée du socialisme et même du communisme de gauche. La montée de Bernie Sanders et le confort croissant du socialisme au sein des démocrates sont les panneaux de signalisation d’un marché libre. Et à droite, le nationalisme populiste remplace un engagement inconditionnel à un marché libre.

Mais la mondialisation est aussi un échec mondial. Elle a conduit la Chine dans une impasse de bulles économiques, de dépenses compulsives et de colonialisme. La Chine est en train de reproduire rapidement le progrès économique occidental d’un siècle, en quelques décennies. Et elle reproduit les mêmes problèmes et la même impasse. Elle ne trouvera pas les solutions en cherchant du travail bon marché en Afrique ou en distrayant sa population avec une nouvelle guerre.

La mondialisation lie les économies et les sociétés souvent plus par leurs faiblesses que par leurs forces. Elle exporte l’instabilité plus facilement que la stabilité et les conflits plus facilement que le progrès.

Les systèmes sophistiqués sont plus vulnérables que les systèmes primitifs. C’est pourquoi l’Afghanistan et l’Irak ont ​​laissé plus d’une marque durable sur l’Amérique que l’inverse. Dans un monde globalisé, le colonialisme fonctionne à l’envers avec des sociétés instables exportant leur instabilité vers des sociétés stables. Les prophètes de la mondialisation s’émerveillaient de l’internationalisation de la culture. Mais la culture dans les sociétés traditionnelles va bien plus loin que Marvel ou Harry Potter. C’est seulement dans l’Occident, où la culture, la tradition et la religion sont perdues, que la culture pop devient culture. Et cette identité devient également peu profonde et instable.

La mondialisation ne nous mène pas à un nouvel âge d’or brillant, mais à une vieillesse de fer. Le nouveau colonialisme est mené par ces cultures avec un fort sentiment d’identité contre les postmodernes qui en manquent. Le déclin des nations occidentales n’ouvre pas la porte à un gouvernement mondial, mais à la montée en puissance de la Chine, de la Russie et de l’Iran. Tous nos progrès sociaux nous ont laissés plus intolérants et plus divisés que jamais.

Détruire les frontières, physiques, économiques et culturelles, ne nous a pas rendus plus ouverts. En guise, nous vivons dans des sociétés hostiles, divisées et instables qui se targuent d’être «ouvertes», tout en dévoilant de nouveaux systèmes de censure de l’internet, en restreignant la liberté d’expression et en punissant la dissidence sociale.

La mondialisation est une impasse. Les sociétés ouvertes sont ouvertes en leur sein et mutuellement aux personnes et aux idées qui partagent le principe de cette «ouverture». Pas avec ceux qui les détestent. Les marchés libres ne sont libres que quand ils interagissent avec d’autres marchés libres, pas dans des camps de travail d’esclaves totalitaires qui peuvent toujours gagner sur le prix.

À mesure que la mondialisation s’effondre, nous pouvons reconstruire les États-nations fonctionnels ou être balayés par les inondations mondiales.

Daniel Greenfield

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

http://theresedvir.com/

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

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Notifiez de
sleazy

lire
http://sleazy-caricatures.over-blog.com/
2017/10/i-did-not-do-it.html

Tonton Flingueur

Les gens ne commentent pas dans les Synagogues ..MDR !!!!

Pierre

@tonton flingieur, si tu n’as rien de plus pertinent à dire, tu peux te casser!

Leresistant

Que signifie cette phrase??? Quand à la Russie et la mondialisation, je ne vois pas le rapport !

Massilia

Détruire les frontières, physiques, économiques et culturelles, ne nous a pas rendus plus ouverts. En guise, nous vivons dans des sociétés hostiles, divisées et instables qui se targuent d’être «ouvertes», tout en dévoilant de nouveaux systèmes de censure de l’internet, en restreignant la liberté d’expression et en punissant la dissidence sociale. Brillant tout est dit. Merci pour la traduction

ruello

de toutes façons l’economie mondiale s’est completement ramasser en 2008 , ce n’est qu’une question de temps de court terme meme pour que le systeme s’effondre completement ,c’est l’avis aujourd’hui de nombre d’economistes !

MESSENGER

Pouvons nous accepter de nous faire enculer? NON!

Savonarole

Bourrique Obama est un grand copain de Weinstein.