Prague : l’ancien président Klaus soutient les Allemands de l’AfD

Publié le 17 mars 2016 - par - 5 commentaires - 1 138 vues
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KlausAFDLe quotidien tchèque Lidové Noviny a publié le 12 mars dernier un article qui – à mon avis – pourrait intéresser également les lecteurs français.

On nous y informe que l’ancien président de la République Tchèque, Václav Klaus, est parti le jeudi 10 mars en Allemagne pour s´engager dans la campagne électorale se déroulant dans trois Länder de la République fédérale. Il allait y soutenir le parti Alternative für Deutschland (AfD – l’Alternative pour l´Allemagne).
C´est un parti qui se prononce très fermement contre l’immigration. Déjà en février 2015, Klaus avait confié au journal allemand Handelsblatt: « Si j’étais Allemand, je serais membre de l’AfD. » Il soutient ce parti depuis longtemps. Il avait à plusieurs reprises rencontré son fondateur Hans Olaf Henkel.

Le vendredi 11 mars 2016, il prit la parole lors du grand meeting électoral à Neuwied aux côtés de l´actuelle présidente du parti, Madame Franke Petry et du colonel Uwe Junge, tête de liste de l´AfD dans le Land de Rhénanie-Palatinat. Il garde des contacts réguliers avec le chef de la section bavaroise du parti AfD, M. Petr Bystroň, qui est d´origine tchèque.

Václav Klaus, né en 1941, a été le premier ministre de la République Tchèque de 1992 à 1997. De 2003 à 2013, il a été président de la république.

Au sujet de son actuel séjour en Allemagne, il dit accepter l´idée qu´il n´appartient normalement pas à un étranger de s´immiscer à une campagnes éléctorales dans un autre pays. Mais il dit que la situation actuelle en Allemagne nest pas normale. La « political correctess“ y a atteint un tel degré que le véritable débat politique, un échange d´idées, nécessaires dans une démocratie, y est impossible. Il raconte que lors de cette dernière campagne, l’on ne savait jamais assez longtemps à lavance, où la réunion pourra avoir lieu, car les responsables des locaux subissaient de très fortes pressions pour annuler la location au parti AfD. Il compare le climat actuel en Allemagne à celui que nous connaissions avant l´effondrement du régime communiste en 1989.

Un porte-parole du président Klaus vient de déclarer aux journalistes: « C´est une aide désintéressée dans la campagne électorale. Václav Klaus est bien conscient du fait que c´est justement l´Allemagne qui est le principal champ de bataille où va se décider l´avenir de l´Europe.“

Pour ma part, j´ai parlé longtemps de l´Allemagne et de sa chancelière dans mon article « Quel rôle joue l´Allemagne dans l´actuel déferlement d´immigrés clandestins?“

Nous savons que l´Allemagne occupe la place centrale de notre continent et qu ´elle est démographiquement et économiquement la première puissance européenne. Il ne faut pas oublier qu´au sein de l´Union européenne, derrrière la façade des intérêts communs, les intérêts concrets de chaque puissance jouent toujours un rôle principal.

Je viens de lire un livre traduit de l´allemand, de Mathias Bröckers et Paul Schreyer « Nous sommes les bons“ (éd. Jaro, Prague, 2014). Les auteurs y citent un passage d´une déclaration „Neue Macht – Neue Verantwortung“ (Puissance nouvelle – Résponsabilité nouvelle), écrite par un groupe de personnalités influentes de la République fédérale:
« L´Allemagne profite plus que tout autre pays de la globalisation et de l´ordre ouvert et pacifique du monde, qui la rend possible. En même temps, l´Allemagne est aussi exceptionnellement dépendante du fonctionnement de cet ordre. C´est pour cela qu´elle est particulièrement vulnérable et exposée aux conséquences de toute perturbation de ce système. A l’avenir, l´Allemagne devra, de plus en plus souvent, assumer un rôle dirigeant. Les Etats-Unis montrent clairement que – compte tenu de la quantité décroissante de leurs ressources –  leur part dans les affaires mondiales sera davantage limitée. L´Allemagne a besoin de l´offre des nouveaux marchés et l´accès aux matières premières et aux routes commerciales. Là, où les perturbateurs mettent en cause cet ordre planétaire, l´Allemagne doit être prête à utiliser même la force militaire pour la défense de ces biens, normes et intérêts – ou, pour le moins, être prête à menacer de l´utiliser d´une manière crédible.“

Peut-on penser que l´Allemagne qui, compte tenu de sa faible natalité, a peu de ses propres jeunes hommes, aura besoin, pour s´assurer de ces marchés et de ces matières premières, d´une chair à canons, recrutée parmi les immigrés?

Il y a quelques années, j´ai visité en Arménie le musée du premier génocide du vingtième siècle. L´on y expose la déclaration du sultan de l´Empire ottoman, calife de tous les musulmans sunnites, qui, lors de la Première guerre mondiale, exhortait les officiers et soldats russes de confession musulmane à déserter et à passer aux Allemands qui sont, disait-il, les alliés des musulmans. Peut-on penser que Madame Merkel se prépare à ce que l´histoire se répète?

Bien sûr, l´Allemagne dépendra de plus en plus de ceux qui participeront à sa défense. Au bout de compte, les classes dirigeantes allemandes devront faire leur choix. Nous savons, par exemple, que récemment un tribunal en Arabie Saoudite décida qu´un infidèle n´a pas le droit d´employer des musulmans. Le Coran stipule clairement que ceux-ci doivent ordonner ce qui est bon et interdire ce qui est mauvais. Pour dire les choses plus simplement, ils doivent commander. Finalement, pour pouvoir engager des salariés et les diriger, les employeurs allemands devront se convertir à l´islam.

Il y a déjà des précédents à tout cela. Nous savons, par exemple, que lorsque le Califat ottoman avait conquis la Bosnie-Herzégovine, les paysans serfs, qui n´avaient rien à perdre, sont majoritairement restés chrétiens. La majorité des nobles, qui perdraient leur domaines et leur pouvoir s´ils ne devenaient pas musulmans, se convertirent à l´islam. C´était le cas, entre autres, des ancêtres du président bosniaque Alia Izetbegović (1925-2003). Dans sa jeunesse, il accueillait en Bosnie le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine el Husseini. Celui-ci y était venu organiser les Waffen- SS musulmanes, exterminer les Juifs et massacrer les Serbes. Plus tard, Izetbegović lutta, avec l´aide de l´OTAN, contre la Serbie de Milosević.

Václav Klaus a bien vu les choses, en disant que « c´est justement l´Allemagne qui est le principal champ de bataille, oὺ va se décider l´avenir de l´Europe.“ Nous ne savons pas combien d´électeurs indécis sa participation à la campagne électorale a influencé. En tous cas, le parti AfD a nettement amélioré ses résultats. En Rhénanie-Palatinat il a obtenu 12% de voix, en Würtenberg-Bade 14%, en Saxe-Anhalte 23%.
Ce qui peut nous intéresser, c´est que le dernier de ces trois Länder, là oὺ le parti AfD a eu les meilleurs résultats, est le seul qui, avant 1989, faisait partie de la RDA.

Nous qui avons goûté au « socialisme réel“, nous avons en quelque sorte été vaccinés contre beaucoup d´aberrations qui caractérisent l´actuelle Europe de l´Ouest. Nous n´avons besoin de cultiver aucun complexe de culpabilité à l´égard des pays du tiers monde. Nous avons fourni à crédit des armes aux Etats arabes et nous courons encore après nos créances. Chez nous ont été entraînés et soignés les « combattants de la libération nationale“ divers. Si nous devons nous sentir coupables à l´égard de quelqu´un, c´est à l´égard des nations occidentales, dont les ressortissants furent tués, par exemple en Algérie ou au Vietnam, par des armes fabriquées chez nous. Et surtout, nous avons connu la tyrannie totalitaire marxiste-léniniste et nous n´avons aucune envie de nous retrouver sous une autre qui, vraisemblablement, sera encore pire que la précédente.

Cependant, tout ceci  est vrai surtout chez ceux qui se rappellent encore ce triste passé. Chez la jeunesse, l´on sent maintenant l´influence des idées venues de l´Ouest, marquées par le fameux politiquement correct. Aimer son pays est, ici aussi, une tare plutôt qu´une vertu, comme c´était le cas encore à l´époque des communistes. Ceux-ci sont arrivés au pouvoir en exploitant la peur d´une possible revanche allemande.

Nous ne savons pas si l´Union européenne se maintiendra encore longtemps et qu´elle forme elle prendra. En tous cas, actuellement, elle existe. Elle a des aspects négatifs, elle a aussi des aspects positifs. Elle peut être un cadre, dans lequel tous les Européens qui veulent rester libres, qui ne veulent subir ni le totalitarisme marxiste-léniniste, ni le totalitarisme islamiste (ou islamico-néomarxiste) peuvent coopérer.
Ensemble nous pouvons barer la route à nos ennemis communs.

Martin JANEČEK

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5 réponses à “Prague : l’ancien président Klaus soutient les Allemands de l’AfD”

  1. Charles DALGER dit :

    Vaclaw KLAUS, un grand homme

  2. Clamp dit :

    Je ne sais pas si on pourra sauver l’Europe de l’Ouest mais c’est néanmoins une bonne idée qu’a eue Václav Klaus d’aller soutenir l’AfD car le plus tôt les peuples se réveilleront, le mieux ils seront préparés à l’affrontement qui nous attend. Merci à lui. Et merci à vous pour les rappels historiques, c’est très important dans la lutte car ça éclaire tout de suite beaucoup mieux la situation et sur la gravité et l’urgence. Toute aide est bonne à prendre et toute union est constructive et positive. Magnifique initiative. Si d’autres politiciens de l’Est pouvaient aussi se pencher sur le cas de la France, ce ne serait pas de refus – et en rappelant aussi les horreurs tant de l’islam en Europe que du totalitarisme de gauche, ce serait parfait.

  3. UItraLucide dit :

    L’Allemagne est revenue au stade impérial de l’époque 1900, dirigée par des réincarnations de Bismarck. C’est le quatrième Reich dominant l’Europe et redevenu très copain avec la Turquie. On a beaucoup oublié que les troupes allemandes en Turquie en 1915, l’Asia Korps, ont fourni une précieuse aide logistique au gouvernement turc pour son génocide des arméniens.

  4. charles dit :

    Bitlym v Praha take

  5. charles dit :

    Martin Janecek
    Comme nouveau européen tu rêves Martin
    L ouest européen c est de la merde c est irrécupérable parce ce que envahit
    La seule chance pour l Europe c est l Europe de l est Russie incluse la seule chance de l Europe de l ouest c est que Merkel et Shultz et Junker disparaissent avec Les Gilman Sach boys Martin il y a 8 millions de Muslims en France et des millions de jeunes marocains algériens tunisiens vont envahir la France …et donc l Europe francophone…la seule chance de l Europe c est Putin…attention Martin je connais très bien la Tchécoslovaquie de 1990 à 1999….parce que le sang nouveau se trouve à l est …