Prague : n’oublions jamais le 21 août 1968

Publié le 16 août 2018 - par - 8 commentaires - 722 vues
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Le 21 aoȗt approche. Cette année, cela fera cinquante ans depuis l’invasion de notre patrie par les forces armées de cinq États membres du Pacte de Varsovie.

Les gens plus jeunes ont appris quelque chose à ce sujet à l’école. Peut-être les parents leur en ont-ils aussi parlé. Nous, les aînés, nous l’avons vécu personnellement.

Permettez-moi donc d’écrire quelques souvenirs personnels à ce sujet. Quelqu’un pourrait dire : « Qu’est-ce que ce Janeček nous raconte sur notre patrie ? Il ne sait même pas où est sa patrie ! »

Il est vrai qu’en août 1968, je vivais déjà ma cinquième année en Occident, concrètement en France. Mais je n’oubliais pas mon pays natal. Et pas seulement parce que j’y avais toujours mes parents, mon frère, mon neveu, d’autres membres de la famille, mes amis et connaissances. Tout simplement, j’aimais, et j’aime toujours, mon pays natal. Naturellement, je suivais avec beaucoup d’intérêt l’évolution de la situation en Tchécoslovaquie depuis les changements en janvier 1968. Avec beaucoup d’appréhension, je suivais les manœuvres soviétiques et leurs menaces. Les Français, toujours aussi optimistes, m’assuraient que les Soviétiques ne se permettraient aucune intervention. Je leur répliquais qu’ils s’étaient permis une intervention militaire très brutale en Hongrie en 1956.

Je pense qu’il importe de mentionner tout cela également aujourd’hui, lorsque la nation tchèque est exposée aux préparatifs d’une autre invasion qui, pour son existence future, peut être plus dangereuse que celle d’il y a un demi-siècle.

L’invasion de 1968 était, bien entendu, une violation grave de notre souveraineté. Elle était aussi un coup dur pour la culture tchèque et pour la culture slovaque. Beaucoup de gens instruits, de créateurs, sont partis en exil. Ceux qui étaient restés étaient bâillonnés, souvent même emprisonnés. Mais août 1968 ne représentait pas une menace pour la langue tchèque, pour la nation tchèque, dans son essence héréditaire. L’actuelle inondation de l’Europe par des millions d’immigrés clandestins, presque tous musulmans, d’Afrique et d’Asie, représente une telle menace.

Il importe de savoir qui l’organise et pourquoi. Bien sûr, il y a des employeurs qui ont besoin d’une main-d’œuvre nombreuse et bon marché et de plus de consommateurs possible. Pour s’assurer leurs profits, ils n’hésiteront pas à exposer leur nation à une disparition possible.

Plus dangereux sont les néo-marxistes qui réellement veulent détruire la nation, comme ils veulent détruire la religion et la famille. Ils s’inspirent des idées d’Antonio Gramsci (1891-1937), un dirigeant communiste italien qui était persuadé que les marxistes avaient, en son temps, été vaincus par les fascistes parce que ceux-ci s’appuyaient sur la nation, la religion et la famille.

Aujourd’hui, les néo-marxistes coopèrent avec les partisans de la globalisation, même lorsque ce sont des capitalistes. Déjà, Lénine disait que les capitalistes nous vendront tout, même la corde avec laquelle nous les pendrons ensuite.

La doctrine de Brejnev de la souveraineté limitée des États socialistes était une forme d’internationalisme marxiste encore relativement modérée en comparaison avec la doctrine néo-marxiste.

N’oublions pas non plus que, derrière tous les faux universalismes, il y a des intérêts concrets des groupes dirigeants des États concrets. Nous savons qu’en 1968, c’étaient les dirigeants de la République démocratique allemande qui faisaient le plus grand effort pour que l’invasion de la Tchécoslovaquie ait effectivement lieu. Ils savaient que l’affaiblissement de la domination soviétique sur l’Europe centrale pourrait avoir pour conséquence la disparition de leur État, de leur pouvoir, comme cela s’est ensuite réellement passé.

Cela n’est pas non plus un hasard que l’invasion actuelle soit organisée avant tout par Berlin. Et concrètement par la chancelière Angela Merkel. En 1968, elle était une bonne citoyenne de la RDA. L’on peut, bien sûr, m’objecter qu’à l’époque, elle était âgée de quatorze ans. Mais il y a aussi quelque chose comme des liens familiaux. Angela était la fille d’un pasteur luthérien qui, en 1954, à l’époque du pire stalinisme, était parti volontairement de l’Allemagne de l’Ouest en RDA. Le totalitarisme marxiste lui était plus proche que la démocratie occidentale. Et sa fille Angela était restée une citoyenne parfaite de la RDA jusqu’à la disparition de celle-ci.

J’ai déjà écrit sur les liens entre la volonté de puissance allemande et l’expansionnisme musulman. Sur Riposte laïque notamment, dans l’article « Merkel va-t-elle réussir ce que Hitler n’a pas pu faire », publié le 22-12-2015.

(Il est facile de retrouver ces textes. Il suffit de descendre avec le curseur en bas et dans le petit rectangle écrire mon prénom et mon nom, puis cliquer sur rechercher. L’ensemble de mes articles apparaissent alors.)

https://ripostelaique.com/merkel-va-t-elle-reussir-avec-les-musulmans-ce-quhitler-na-pas-ose-faire.html

N’oublions pas que l’Allemagne est aujourd’hui la puissance qui bénéficie le plus de l’Union européenne. Celle-ci lui facilite l’accès à de vastes marchés, lui assure l’arrivée de matières premières, lui permet de diriger les mécanismes financiers, notamment par l’intermédiaire de l’Euro.

Nous savons aussi qu’après 1945, les vainqueurs ont longtemps lavé le cerveau des Allemands, ils ont cherché à les culpabiliser. En acceptant aujourd’hui d’énormes masses d’immigrés, les Allemands s’efforcent de se débarrasser de ce sentiment de culpabilité. L’on sait qu’ils se sont rendus coupables avant tout à l’égard des juifs. Maintenant qu’ils acceptent des millions de musulmans qui leur disent à quel point les juifs sont mauvais, ils n’ont plus besoin de se sentir coupables à l’égard de ces derniers.

Un intellectuel juif américain a écrit que lorsque l’Europe serait islamisée, elle ne détruirait pas seulement Israël. Ses maîtres musulmans organiseraient un deuxième holocauste en Europe pour s’assurer que les juifs ne pourraient plus reconquérir la Palestine. Mais à tout cela, madame la chancelière Merkel ne pense sans doute pas.

Mais revenons en l’an 1968. Après le 21 août, dans beaucoup de villes du monde libre eurent lieu de nombreuses manifestations de protestation contre l’invasion de la Tchécoslovaquie. La plus grande de toutes ces manifestations eut lieu à Tel-Aviv. Y parla aussi un dirigeant syndicaliste israélien qui avait été, dans les années cinquante, emprisonné en Tchécoslovaquie, en rapport avec le procès Slánský.

Dans les pays musulmans, aucune manifestation de protestation n’eut lieu. Yasser Arafat et d’autres dirigeants arabes, au contraire, approuvaient l’invasion soviétique. Ils désignaient le processus de démocratisation entamé en janvier 1968 et appelé « le printemps de Prague » comme une « conspiration sioniste. »

Il est vrai qu’après la nomination d’Alexandre Dubček comme Premier secrétaire du parti communiste, la Tchécoslovaquie cessa de soutenir militairement le Nigeria musulman qui, à l’époque, luttait contre la province chrétienne séparatiste du Biafra.

Déjà en juin 1967, au congrès des écrivains tchécoslovaques, l’on critiquait la rupture des relations diplomatique avec Israël que la Tchécoslovaquie venait d’effectuer suite à la guerre des Six-Jours au Moyen-Orient. Un écrivain slovaque, Alexandre Mňačko, non-juif, était alors parti en Israël pour protester contre cette décision. Après la nomination de Dubček, il retourna dans son pays. Après l’invasion soviétique, il se fixa en Autriche.

Par ailleurs, après le 21 août 1968, un dirigeant soviétique déclara que « la contre-révolution rampante en Tchécoslovaquie avait commencé par la réhabilitation de l’œuvre de Franz Kafka. » Il est vrai que cet écrivain pragois d’origine juive, qui n’était nullement engagé politiquement, avait reconnu, bien avant la formation des totalitarismes modernes, certains mécanismes selon lesquels ces systèmes fonctionnent.

Il est vrai également que la réhabilitation mentionnée avait été engagée par le professeur Eduard Goldstűcker (1913-2000) qui avait été emprisonné dans les années cinquante, après avoir été, de 1948 à 1951, le premier ambassadeur tchécoslovaque en Israël.

Qu’est-ce que nous pouvons encore dire sur l’expérience amère d’août 1968 et des vingt-et-une années suivantes de la « normalisation » ?

Avant tout, que celui qui ne se défend pas est méprisé par les conquérants. Lui-même peut difficilement s’estimer.

De l’invasion que l’on nous prépare aujourd’hui à Berlin et à Bruxelles, nous pouvons, pour l’instant, nous défendre encore assez facilement. Il suffit que l’opinion publique tchèque soit tout à fait décidée, qu’elle condamne réellement ceux qui travaillent à la disparition de la nation tchèque, qu’ils en soient conscients ou non.

En Allemagne, la situation est plus grave. Un journaliste américain la commentait récemment, disant : « Nous leur avons lavé le cerveau un peu trop. » Nous pouvons seulement espérer que ceux des Allemands qui ont conservé l’amour de leur nation, qu’ils soient actifs dans le parti Alternative fűr Deutschland ou ailleurs, finalement sauveront la situation. Et nous savons tous à quel point notre situation dépend de celle de l’Allemagne.

Bien entendu, la situation est encore bien pire en France qui est exposée à l’invasion musulmane depuis des décennies. Mais même en France, la Résistance, avec l’aide des Américains et des Britanniques, a fini par vaincre les collaborateurs. Alors espérons que, là aussi, l’histoire se répétera.

Dr Martin Janecek

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DUFAITREZ

Toutes ces Capitales investies investies par les Soviets (Prague, Budapest, etc..) Les immolations, la Résistance comme à Varsovie, devraient nous rappeler que l’Envahisseur a changé ! Mais este la même !
Idéologie, cette fois sans uniforme ni tanks. La Volonté est la même !

Lionel

Les Allemands acceptent « aujourd’hui d’énormes masses d’immigrés », des « millions de migrants » ??

Le docteur Janecek n’aurait-il pas 3 ans de retard?

kalidas

Ce que je retiens surtout de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, c’est le silence et la lâcheté des démocraties occidentales qui laissèrent le totalitarisme communiste asservir les tchèques et les slovaques, commes ils avaient laissé faire le totalitarisme hitlérien en 1938. Et comme ils laissent de nos jours le totalitarisme islamique asservir leurs pays. Décidément, l’histoire est un perpétuel recommencement.

Paskal

C’était la conséquence de Yalta. Un Etat agit en fonction de rapports de force, il n’est ni lâche ni courageux. Lors de l’insurrection hongroise non plus, les « démocraties occidentales » n’ont pas bougé. La Russie non plus n’est pas intervenue directement lors de la guerre civile grecque. Quand le PCF a été éjecté du gouvernement pour ne pas avoir pu empêcher la grève chez Renault, il a mis la pression pour essayer de conserver des strapontins mais ça n’a pas dégénéré.

wika

Lors des exactions de Pol Pot au Cambodge et lors de la grande famine en Chine sous Mao, l’occident n’a pas bougé non plus parce que tout ce qui est communiste est parfait, c’est bien connu.

FREYNET Noémie

Comme lors de l’écrasement des patriotes hongrois en 1956

Fomalo

Merci de cet article. Notre premier enfant naissait en août 1968, 2 jours après l’avancée des chars dans votre pays. Actuellement nos enfants vivent en Allemagne, peu intéressés par la politique de Merkel. Vivant en France, moi, je ne crois pas -à part les méfaits du Maqueron- que notre situation dépende de l’Allemagne. Elle dépend de l’esprit de la France. C’est la « jeune génération » 20 ans à la chute du « mur » et n’en avait rien à cirer, qui a pris le relai: 2 ou 3 ans encore pour saisir!