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Présidentielle : les Ciottistes se rebiffent !

Pour eux, la présidente de la région Île-de-France a perdu sa droite.

Sur Atlantico, il y  a un excellent article titré « Valérie Pécresse, l’heure du doute ». À l’heure qu’il est, le doute n’est plus permis. La barque de la candidate LR offre de plus en plus de ressemblances avec un canot de sauvetage.

Ainsi Gilles Platret, un des numéros deux du parti, envisage de la quitter pour rejoindre Éric Zemmour. Il reproche à Pécresse ses atermoiements concernant l’islamisme.

Un exemple : elle a dans son équipe Patrick Karam. De lui on sait, bien qu’il s’en défende, qu’il est comme une pièce de monnaie : côté face anti-islamiste, cote pile pro-islamiste.

Avant Platret, Guillaume Peltier a suivi la même trajectoire en ralliant lui aussi Zemmour. Si ces transfuges ne sont pas allés chez Marine Le Pen, c’est qu’ils la trouvent trop molle. Et pensent, à raison, que dans une joute avec Emmanuel Macron, elle s’effondrerait.

Nous ne voulons pas nous appesantir sur la question de savoir si Valérie Pécresse fait ou non une bonne campagne : l’article cité plus haut répond clairement à cette question.

Le vrai problème est que la candidate LR n’a plus – par aveuglement, par conviction ? – voulu prendre en compte la droitisation de l’électorat français. Droitisation particulièrement nourrie chez les sympathisants LR. Valérie Pécresse a eu tort d’oublier que c’est Éric Ciotti qui est arrivé en tête du premier tour de la primaire républicaine.

Du côté de chez Marine Le Pen, ça ne va pas mieux. Après Collard et d’autres, c’est Nicolas Bay qui a mis un pied dehors avant de rejoindre officiellement Zemmour. Le coup de grâce sera donné par Marion Maréchal qui ne tardera pas beaucoup avant de déclarer sa flamme au polémiste. Valérie Pécresse et Marine Le Pen feraient bien de se rencontrer. Entre centristes, elles ont beaucoup de choses à se dire…

Benoit Rayski