Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Publié le 25 avril 2011 - par - 4 529 vues
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Toulouse, jeudi 21 avril 2011, quartier des Pradettes. Il est 18h30 quand une enseignante revêtue d’un Niqab sort de l’école privée musulmane AliF (1) et se fait interpeller par une patrouille de police pour non respect de la loi interdisant le port du voile intégral. Comme la loi le stipule, elle écope d’une amende de 150 euros. En temps normal, dans une démocratie apaisée, l’histoire en resterait là. Mais nous ne sommes plus en temps normal. Nous ne sommes plus dans une démocratie apaisée. Très vite la tension monte. Un attroupement se forme autours des policiers. Ces derniers font appel à des renforts. Un homme filme la scène (2). La police lui demande ses papiers d’identité. Dans l’impossibilité de les montrer, il est embarqué au commissariat.

Là encore, en temps normal et dans une démocratie apaisée, l’histoire en resterait là. Mais je vous le rappelle nous ne sommes plus en temps normal, nous ne sommes plus dans une démocratie apaisée.

Alors, en signe de protestation, une quarantaine d’islamistes se donnent rendez-vous devant l’Hôtel de police de Toulouse et, tournés vers la Mecque, agenouillés sur le trottoir, se mettent à prier devant le regard médusé de quelques passants, et celui impuissant des agents de police, tenus de ne pas intervenir pour ne pas envenimer la situation. Et c’est peut-être là tout le scandale de cette histoire. Appliquer la loi contre le voile intégrale c’est exposer les forces de l’ordre à une éventuelle confrontation physique avec des islamistes, et peut-être même une partie de la population qui vit dans les quartiers à forte densité musulmane.

Didier Martinez, secrétaire régional Midi-Pyrénées du syndicat Unité-Police, lucide sur la situation s’en inquiète auprès du journal local la Dépêche du Midi :
« Le simple fait de faire accepter la loi donne lieu à un rassemblement de personnes, sur le terrain et devant le commissariat. Cette défiance est inacceptable. Les policiers ne font qu’appliquer et respecter la loi » (3)

Les islamistes ont en effet compris les bénéfices qu’ils peuvent tirer de cette situation. Ils en jouent et sont prêts à faire monter la sauce.
Dans une interview donnée à une télévision locale (4), Abdelfattah Rahhaoui, le directeur de l’école musulmane Alif ira même jusqu’à comparer la situation actuelle des musulmans à celle des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Cette interpellation mouvementée et médiatiquement exploitée par les islamistes aura aussi permis au vice-président du Conseil Régional du culte musulman (CFCM), Abdelatif Mellouki, de remettre en cause la loi. Interrogé par LibéToulouse, il estime que : «Les proportions prises par cet incident prouve une fois de plus que cette loi provoque l’exagération d’un côté comme de l’autre. Il n’y avait aucune raison de légiférer pour quelques centaines de cas sur une population de trois millions de femmes musulmanes en France».

Des victimes, toujours des victimes !

Nous le savons, les islamistes qui seront confrontés à l’application de la loi n’hésiteront pas à se faire passer pour des victimes. Et pour cela ils peuvent compter sur la complicité des média nationaux. Il suffit d’écouter la façon dont la radio France Inter a rendu compte de cette histoire.

Le lendemain des év2nements, dans son journal de 8h00, le journaliste Yves Decamp ne retient qu’une seule chose de ce qui s’est passé la veille à Toulouse : la loi contre le port du voile intégral complique le travail des policiers !

A aucun moment, que ce soit dans son lancement ou dans son sujet, le journaliste n’évoquera la pression exercée par les islamistes. A aucun moment il n’est fait mention de la prière organisée devant l’Hôtel de Police, ni même des conditions de l’intervention des policiers. Pour le journaliste le problème c’est la loi. Alors en lieu et place d’un reportage qui aurait pu informer les auditeurs sur le déroulement des faits, le journaliste préfère donner la parole à un policier qui relativise les problèmes rencontrés la veille, sans même les raconter, et fantasme sur une réduction de la violence à Toulouse, alors que celle-ci n’ a jamais été aussi élevée.

A la suite de cet unique témoignage, et afin d’achever en beauté leur travail de propagande, Yves Decamp et son équipe diffusent un reportage sur les Scouts Musulmans aux rencontres du Bourget.
Voilà comment il présente le sujet à ses auditeurs en faisant une transition à peine masquée avec le témoignage précédent :

« Quelques femmes voilées d’un côté, de nombreux musulmans qui défendent un Islam citoyens de l’autre. Témoin Aïcha, animatrice aux scouts musulmans de France. Elle ira cet après-midi au Bourget, aux rencontres annuelles organisées par l’UOIF. Elle ira pour y défendre l’idée d’un islam parfaitement intégré dans la République. »

On découvre alors un reportage d’une rare complaisance envers la religion musulmane. Aïcha, qui s’apprête à participer aux rencontres de l’UOIF, est une sainte. Elle porte le voile, et incarne comme personne l’esprit de tolérance qui caractérise si bien l’Islam. Effarant ! Aucune distance. Aucune interrogation. De la guimauve. La mécanique mise en place relève de la pure manipulation.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xidgu9_finter-islam-citoyen_news[/dailymotion]

A l’écoute de cette séquence qui dure trois minutes, on peut difficilement dire que les auditeurs de la première radio publique de France aient été correctement informés sur ce qui s’est passé à Toulouse. Ce n’est pas l’objectif que vise France Inter. Voilà bien longtemps que cette radio n’est plus au service du public…. Cette radio, dont l’animateur Daniel Mermet n’hésite jamais à prendre la défense de l’islam le plus radical, est devenue un véritable média de propagande au service des idées les plus anti-démocratiques… au service des bien-pensants …. au service de la soldatesque de l’immigrationnisme… au service des janissaires du multiculturalisme, de la confrérie des indignés, du relativisme et des Bobos de la gauche Inch’Allah.

Jérome Cortier

(1) Alif est la première lettre de l’alphabet arabe. Cette école est hors contrat, elle ne bénéficie d’aucun agrément de l’éducation nationale. Depuis sa création, elle suscite quelques interrogations
http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/08/458440-L-Islam-reclame-son-ecole.html
(2)Il s’agit du technicien audiovisuel de l’école privée musulmane.
(3) http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/21/1064325-Burqa-surenchere-devant-le-commissariat.html
(4) http://www.lepost.fr/video/2011/04/22/2474589_burqa-l-enseignante-de-l-ecole-alif-voilee-fait-polemique.html

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