Primaires : un suffrage néo-censitaire

Publié le 22 novembre 2016 - par - 4 commentaires - 493 vues
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sarko_fillon

On est stupéfait de la victoire éclatante de François Fillon qui pose immédiatement la question suivante : l’électorat s’est-il vraiment tourné vers ce candidat au dernier moment comme on veut nous le faire croire, ou bien les instituts de sondage ont-ils été complices d’une mise en scène destinée à promouvoir la candidature Juppé ?

Les instituts de sondages semblent ne pas avoir vu que les Français avaient compris que cette élection était l’affaire de tous. D’ailleurs, François Fillon n’a-t-il pas rappelé dans son allocution de dimanche soir que « tout Français pouvait participer à cette élection », oubliant un peu vite l’obligation de signer l’adhésion à une charte des « valeurs de la droite et du centre », formule bien creuse pour ne pas dire d’une hypocrisie parfaite !

Quoi qu’il en soit, tout Français, quelle que soit sa famille politique était bel et bien en droit de se prononcer dans la mesure où cette élection conditionne l’offre politique de l’élection présidentielle. Fini l’effet de surprise de la primaire du PS de la présidentielle de 2012 ! Et ce qu’il aurait fallu estimer en priorité, c’est le taux de participation du corps électoral dans son ensemble,  grande inconnue de cette élection.

Certains électeurs de gauche ont vu en Alain Juppé un candidat qu’il serait facile de courtiser et ne se sont pas privés d’aller voter, comme l’ont affirmé quelques médias à propos de certains bureaux de vote du XVIII eme arrondissement de Paris. Quant aux sympathisants du Front National, dont personne n’a cru devoir parler sur les plateaux de télévision (comme s’ils n’existaient pas),  ils ne se sont pas gênés pour aller voter contre le candidat pro-migrants et pro-Islam Alain Juppé, d’autant qu’il s’agit majoritairement d’un électorat de droite, n’en déplaise à M. Philippot ! Une sorte de « vote utile » qui au passage a probablement eu pour effet de siphonner un grand nombre de voix à Jean Frédéric Poisson.

Les politologues auto-proclamés du système ont donc tenté de faire croire à un retournement de dernière minute des électeurs  plutôt que d’admettre que les sondeurs avaient particulièrement mal apprécié la réalité des forces politiques en présence. Comment en effet pouvait-on affirmer il y a quelques jours et surtout présenter comme une vérité scientifique, qu’untel était « devant » untel  à quelques pourcents près, en absence d’hypothèses sérieuses sur le taux de participation ? Est-ce un signe d’incompétence ou la volonté dissimulée d’agir sur l’issue du scrutin ? On ne le saura jamais !

Mais il est vrai, à la décharge des sondeurs, qu’il fut difficile de faire la part entre les intentions de votes d’adhésion et les intentions de votes de stratégie électorale, continuellement  alimentés par les effets d’annonces des instituts de sondages.  En proclamant Juppé gagnant dans tous les cas de figure, ces derniers ont incontestablement favorisé le vote « anti-Juppé ». Et il est bien probable qu’ils s’en mordent aujourd’hui les doigts !

La pratique des « primaires » à la française est à nouveau venue troubler le jeu démocratique car les règles demeurent toujours aussi ambigües pour l’électeur moyen. Certains puristes ayant le cœur « ni à droite ni au centre » se sont abstenus d’aller voter, tandis que d’autres ont estimé tout à fait légitime d’aller exprimer leur point de vue, fût-il pour un candidat d’une autre famille politique que la leur. Monsieur Sarkozy n’avait pas manqué de critiquer la pratique des primaires dès 2012. D’une part elle n’est pas dans l’esprit des institutions de la Vème République et d’autre part, elle identifie, via les listes électorales signées, les électeurs de tel ou tel bord, ce qui contrevient au principe du secret électoral. Enfin, les primaires en pesant sur l’offre électorale des présidentielles, sans toutefois appeler clairement l’ensemble de la population à voter, instituent une sorte de suffrage néo-censitaire, comme l’explique d’ailleurs très bien M. Patrick Buisson.  Mais jusqu’où cette perversion de la  démocratie ?

Philippe Fretté

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Notifiez de
Themis

Et pour preuve, voici le fameux document publié par l’ISESCO (Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture)

http://www.isesco.org.ma/fr/wp-content/uploads/sites/2/2015/05/Strat%C3%A9gieExtVFLR1.pdf

Themis

Sachez que l’Europe (dont la France) a été vendue dès 1975 à l’OPEP, ceci avec l’accord de tous nos gouvernements passés mais aussi à venir !

https://www.youtube.com/watch?v=M0h_82wLK20

La voilà donc la réponse à la question du pourquoi tous nos gouvernements nous imposent depuis 40 ans une invasion migratoire majoritairement maghrébine et musulmane ! Ils nous ont tous vendu comme du bétail et ils continueront car de l’intérêt de la nation, ils en ont rien à foutre ! Arrêtez donc d’écouter leurs discours. Quand on aime quelqu’un, on le prouve par des actes, pas par des paroles.

montecristo

Les primaires ne devraient pas exister et les sondages devraient être interdits !
Seules devraient compter les élections sans aucune indication préalable de « tendance » !

De Profundis

Le secret électoral ? Mais je m’en tamponne, je ne suis pas un électeur de droite honteux de ses convictions. Et je n’ai pas fini de surprendre les sondeurs (tous de gauche)…