Principe de fraternité : coup d’État judiciaire contre la démocratie et les Français

 

Depuis quelques années, les hommes qui font semblant de nous gouverner ont l’habitude d’adopter des choses importantes l’été, lorsque tout le monde ou presque est parti en vacances. On se souvient douloureusement de l’adoption de la dérogation à l’abattage avec étourdissement

Choisissant bien son jour, le coup d’État du Conseil constitutionnel a eu lieu en catimini le 6 juillet 2018, et presque personne ne s’en est aperçu : où avions-nous donc la tête ?… Le Conseil constitutionnel a consacré dans sa décision le principe de fraternité.

https://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/07/06/aide-aux-migrants-le-conseil-constitutionnel-consacre-le-principe-de-fraternite_5326929_1654200.html

En effet, le Conseil constitutionnel a été saisi de deux questions prioritaires de constitutionnalité, dont l’une posée par l’ineffable Cédric Herrou, grand et faussement candide pourvoyeur frauduleux de migrants illégaux. Le parlement doit donc voter une nouvelle loi avant décembre 2018, élargissant la liste des actions non poursuivies à toute aide apportée aux migrants dans un but humanitaire.

Cette décision est conspuée  par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l’université Rennes 1 et vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel.

http://www.laicite-republique.org/a-m-le-pourhiet-fraternite-avec-les-migrants-illegaux-le-coup-d-etat-du-conseil.html

Anne-Marie Le Pourhiet estime que, dans le cas de la fraternité, le Conseil constitutionnel a dépassé les limites de son pouvoir et de la décence. Pour trois raisons. D’une part la fraternité n’a jamais été définie et n’a donc pas de principe normatif, c’est-à-dire de pouvoir de régulation, ensuite cette fraternité ne concerne que les Français réunis en fratrie et personne d’autre, et enfin le Conseil constitutionnel fait une erreur d’interprétation de l’article 2 de la Constitution et le falsifie.

Attardons-nous sur la fraternité : il s’agit d’une fraternité citoyenne, d’une solidarité unissant les citoyens français et seulement eux. Elle est reconnue dans l’article 2 de la Constitution et dans la devise de la République : liberté, égalité, fraternité.

Il est vrai, ajoute Anne-Marie Le Pourhiet, qu’alors que l’égalité et la liberté s’affirment comme étant un bien irremplaçable acquis de naissance, la fraternité peine à se définir.

Actuellement, l’article 72-3 de la Constitution reprend aussi ce concept de fraternité, mais il est clair que la fraternité ne s’applique qu’entre citoyens français et absolument pas aux illégaux et autres clandestins ni au monde entier. La preuve, c’est qu’elle s’étend aux habitants des territoires d’outre-mer, donc qu’elle est limitative.

De plus, d’après l’article 2 de la Constitution de 1958, et également d’après le préambule de la Constitution de 1946 qui est toujours une de nos sources, cette trilogie liberté-égalité-fraternité n’est que la devise de la République. Le principe fondateur de la République est, lui, selon le même article 2, la démocratie, c’est-à-dire le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Il est donc abusif de déclarer, comme le fait le Conseil constitutionnel, que la fraternité est un principe fondateur. C’est la volonté populaire qui est fondatrice, pas la fraternité.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006071194

Le Conseil constitutionnel a donc opéré là un détournement de texte, de mots.

 

Et les juges s’en sont emparé : ils mettent en avant la fraternité pour exonérer de toute responsabilité les passeurs, les associations humanitaires qui font du trafic de migrants leur business ; Éric Zemmour le dénonce et dit :

Quand le Conseil constitutionnel instaure la « fraternité » comme un principe constitutionnel pour défendre contre l’État ceux qui aident les immigrants illégaux, on voit bien comment les juges font de la politique au détriment de la démocratie et de la volonté du peuple.

http://www.fdesouche.com/1084083-zemmour-au-nom-de-letat-de-droit-les-juges-imposent-leur-ideologie-au-pouvoir-politique-et-donc-foulent-aux-pieds-la-democratie

La vérité est que les juges, qui ne sont pas élus, ont pris le pouvoir. C’est la domination du droit, et d’un droit arbitraire, sur le politique. Le gouvernement des juges était déjà un reproche formulé contre la Constitution de 1958. Mais aujourd’hui, les juges semblent mettre les bouchées doubles.

La volonté populaire étant le principe normatif fondateur, les juges ne peuvent donc pas faire prévaloir, par leur propre volonté idéologique subversive, un concept qui n’est pas un principe constitutionnel mais seulement un morceau de la devise, au détriment de la volonté du peuple, sans piétiner la démocratie.

Ils nous gouvernent donc et, ce faisant, piétinent la démocratie et, dans les faits, ne rendent pas la justice.

 

On le voit bien, lorsque les patriotes sont poursuivis et condamnés lourdement pour délit d’opinion et menacés de ne plus avoir le droit de s’exprimer, alors que la liberté d’expression est, justement, un des principes de la République…

On le voit bien, lorsque Génération Identitaire déploie la moindre banderole et que ses militants sont instantanément placés en garde à vue prolongée, alors que les étudiants gauchistes ont occupé des universités durant plusieurs mois, en les dégradant gravement et en portant atteinte à leur fonctionnement, sans être le moins du monde inquiétés.

On le voit bien, lorsque les migrants délinquants ont des condamnations symboliques pour leurs méfaits ou sont purement et simplement relâchés, alors que des Français sont mis en prison pour s’être simplement défendus.

On le voit bien, lorsqu’un criminel qui a lâchement assassiné une policière peut s’enfuir de sa prison et, narguant la police, se cacher sous une burka pendant des mois.

On le voit bien, lorsque la police ne peut plus contrôler les femmes en burqa car elle n’est pas soutenue par sa hiérarchie et que, plus largement, elle ne peut plus faire son travail et se voit même sanctionner quand elle le fait ; qu’elle est menacée par la racaille qui lui envoie des blocs de béton ou met le feu aux véhicules de police.

On le voit bien, quand les antifas, émanation de l’extrême gauche, tiennent le haut du pavé et ont toute l’affection laxiste des juges en cas de débordements. On le voit bien, lorsqu’un Esteban Morillo est condamné à onze ans de prison alors qu’il n’a fait que se défendre contre un petit voyou d’antifa.

On voit bien que nous sommes désormais gouvernés par l’idéologie soixante-huitarde attardée de juges éternellement extrême-gauchisants qui ne rendent plus vraiment la justice mais semblent plutôt chercher à nous défier, à nous écraser.

75 % des Français, selon plusieurs sondages, trouvent qu’il y a trop d’immigration et qu’il faut l’arrêter. Mais nos petits juges mur-des-cons trahissent la France en faisant fi de la volonté populaire et en usurpant le pouvoir contre notre volonté, en faisant tout pour aider l’immigration qui nous submerge déjà.

De ce concept de fraternité, érigé de manière scandaleuse en principe et détourné de ce qu’il était à l’origine, nous avons tout à craindre. C’est un boulevard de plus qui s’offre à l’immigration et à ses partisans aveugles, tandis que le chemin de ceux qui protestent contre cette crise majeure de notre civilisation est de plus en plus étroit et paralysé par le gouvernement des juges.

Avec ce concept, l’horizon est inquiétant : les Français pourront, pourquoi pas, se voir condamner à céder leurs biens aux migrants et ceux-ci pourront, en toute impunité, nous voler, nous dépouiller. Déjà, on voit des squatteurs, devenus impudents à force de permissivité, porter plainte pour avoir été expulsés de leur squat.

Comme le disait Ambroise Rendu : « On cesse d’être juste si l’on préfère quoi que ce soit à la justice ». Or nos juges préfèrent leur ego, leur idéologie mortifère, et se moquent bien des Français.

Sophie Durand

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4 Commentaires

  1. C’est bien connu ! Lorsqu’on ne peut plus ou qu’ on ne peut pas changer la vérité on change les mots.

  2. on connait cette « fraternisation » qui est la même que celle dispensée par les cocos aux nazis en 1939, force est de constater que cette idéologie continue à formater nos magistrats entre la maternelle et l’ENM

  3. C’est gravissime et pourtant les premiers qui devraient monter aux créneaux, les élus censés nous représenter, restent silencieux à quelques exceptions près. Notre indignation de citoyen seule ne changera rien. Il faut des changements de règles, et d’abord exiger la proportionnelle aux legislatives, il est anormal que 30% des citoyens ne soient pas représentés. Si c’était le cas, de telles anomalies ne passeraient plus comme (autrefois) une lettre à la poste.

    • En fait, il existe une quantité incroyable aujourd’hui de personnes qui méritent réellement la peine de mort soit pour les morts qu’ils ont causées soit pour ce que leurs actions vont causer dans un futur plus ou moins proche soit pour avoir détruit nos meilleures valeurs et pour continuer à le faire ! ! !

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