1

Privé : ils ont des lits, du personnel, des masques, mais pas de patients !

0602950661947_web_tete.jpg

Des soignants s\'affairent pour évacuer un patient de l\'hôpital Emile Muller de Mulhouse, pour le transférer vers un autre établissement.

Somme-nous dirigés par des fous ? Macron, Véran et Salomon, ce trio infernal sait-il où ils va ? Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

On n’a jamais vu pareille incompétence et autant de mensonges. Tout n’est que volte-face, incohérence, demi-mesures. Mais comment font les Chinois, les Sud-Coréens et les Allemands ? Les imiter, est-ce si difficile ?

Alors que l’hôpital public est saturé et manque de tout, alors que des patients meurent faute d’équipements suffisants, on apprend que le secteur  privé attend désespérément  les malades devant des lits vides !!

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-les-hopitaux-prives-veulent-etre-requisitionnes_fr_5e777307c5b6f5b7c5461687

À croire que ce gouvernement fait tout pour sacrifier des vies. Macron se pose en chef de guerre, fait beaucoup de visites mais décide peu. Chaque soir on compte les morts.

Pendant que le professeur Raoult sauve des vies avec son traitement contre le Covid-19, le gouvernement tergiverse à cause des possibles effets secondaires. Mais entre la mort et le risque d’effets secondaires, que choisira le patient contaminé ?

Le refus de généraliser les tests pour ne confiner que les personnes contaminées n’est toujours pas d’actualité.

Mais revenons au secteur privé qui est réellement  prêt mais n’a pas de patients ! Voici ce que dit  le directeur d’une clinique privée de Vienne.

« Nous avons créé 9 lits de réanimation… nos 9 anesthésistes-réanimateurs sont mobilisés. Nous avons 3 semaines de stock de masques. Tout le personnel est prêt mais les lits sont vides ! »

« Si on veut éviter ce qui s’est passé dans le Grand Est, il faut inclure le privé dans le dispositif, ne pas concentrer tous les patients dans le public. »

« Nous sommes prêts, utilisez-nous », clame le secteur privé. Ce sont des centaines d’établissements disponibles qui attendent  de s’engager dans le combat.

« Dans les cliniques, nous avons déprogrammé 100 000 interventions chirurgicales, ce qui a permis de libérer 4 000 lits pour des patients atteints du Covid-19 », déclare  Lamine Gharbi, patron de la FHP.

C’est une course contre la montre, pourtant l’exécutif refuse de recourir au secteur privé. Pourquoi ? Mystère.

On transporte des malades du Grand Est en hélicoptère vers Toulon, d’autres en avion vers Bordeaux, d’autres en Allemagne, alors que des places restent libres dans les cliniques locales.

On monte un hôpital de campagne de 30 lits, mais les cliniques de la région sont vides.

Mais que signifie cette gestion lamentable des moyens ? On nous parle d’unité nationale et les secteurs de santé public et privé ne travaillent même pas main dans la main !!

Le patron de la Fédération de l’hospitalisation privée prévient :

« Ne reproduisons pas le drame du Bataclan, où l’on avait submergé les hôpitaux publics, alors que le privé attendait dès 23 heures dans ses blocs. »

Et pendant que les cliniques privées attendent désespérément qu’on les sollicite, dans le Grand Est, faute de lits de réanimation en nombre suffisant, on trie les patients. La « réa », c’est dorénavant réservé aux patients qui ont le meilleur potentiel de guérison.

Nous sommes dirigés par des fous criminels.

Jacques Guillemain