Privilégiés, protégés, prioritaires, les racailles sont les fonctionnaires officieux du système (2e partie)

Publié le 29 avril 2013 - par - 2 731 vues
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(Suite de la première partie)

http://ripostelaique.com/la-racaille-et-la-rhetorique-de-la-minimisation-1re-partie.html

Justine et les brigands : une "tournante" version Marquis de Sade

Justine et les brigands : une « tournante » version Marquis de Sade

Comme je l’écrivais dans un article récent, on peut s’interroger sur l’héroïsme, sur la virilité de nos nouveaux héros, à savoir les racailles, qu’elles soient racailles de droit commun, racailles terroristes, ou les deux à la fois. Il me semble qu’un héros du crime se glorifierait de ses crimes, et ne viendrait pas les imputer à une force extérieure irrépressible telle que folie, « société » ou mauvaise nourriture… Un véritable « héros » du crime, s’il peut en exister, cracherait à la gueule de ses censeurs en déclarant : « Je tue parce que j’aime ça ! » Au lieu de ce « courage » dans le crime, qu’avons-nous devant les yeux ? Du pipi de chat, des jérémiades, des excuses de lopettes, bref : du pitoyable, du lamentable. En clair : la racaille ne s’assume pas.

Du moins, elle cesse de s’assumer dès qu’elle est prise, et même si le Système le plus criminophile, elle le sait très bien, ne lui opposera que des sanctions d’opérette, préférant le cas échéant embastiller les victimes plutôt que d’avoir à incarcérer les coupables. Les criminels d’Ancien Régime, c’était autre chose ! Ils finissaient dans les supplices après de longs passages sous la torture. Ils savaient qu’ils risquaient le pire. Eux étaient des hommes, pervertis et malfaisants, certes ; mais c’étaient des hommes. Nos « guerriers » contemporains, parfois bodybuildés, objets de tous les fantasmes, héros des ados boutonneux, sur-mâles aux yeux des ado(e)s boutonneuses, idoles des bobos et des bobotes, y compris de ceux du Syndicat de la Magistrature, ces héros-là déploient leurs forfaits dans un monde qui ne leur résiste aucunement, et même qui les favorise au plus haut point. Ils sont donc, comme leurs victimes souvent consentantes et fascinées, des châtrés civilisationnels.

C’est du reste le seul point positif dans ce monde d’inversion des valeurs : la France décadente et autocastratrice a réussi à couper jusqu’aux couilles de ses agresseurs, verticaux ou horizontaux, autochtones ou immigrés. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire, c’est déjà ce que je rappelais au philosophe Cortex.

http://ripostelaique.com/insecurite-violence-la-racaille-a-t-elle-forcement-de-lavenir.html

http://ripostelaique.com/nouvel-argument-de-la-racaille-les-cefrans-seraient-incapables-de-se-defendre.html

A noter que si l’on parle testicules, il faudrait ajouter à nos réflexions un deuxième organe en deux parties : le cerveau. Dévirilisée, décérébrée, c’est tout une civilisation qui s’enfonce dans une morale de « mangeurs de chien », comme diraient les hindous ; toute une civilisation, y compris, je le rappelle, ses propres agresseurs. Ne soyons donc pas trop pessimistes, en définitive : la racaille ne tient que par les étais du Système, et par la complaisance de la masse qui ne comprend jamais rien à rien ; la racaille ne tient que par une armature bien fragile de faux concepts, intériorisés par le grand nombre, la multitude.

La force de la racaille repose non sur du muscle, non pas même sur des armes, mais sur de l’immatériel, du vent, de l’idéologique. La racaille ne tient notamment que par ces victimes nombreuses qui, dans leur « culture », ont intégré l’idée qu’il fallait prendre systématiquement la défense des agresseurs. Or, ces notions ne sont ni muscles, ni poignards, ni fusils : elles ne sont que du vent, de l’idéologie, de la servitude volontaire maquillée en études sociologiques. La racaille est comme la monnaie, comme la dette : elle n’est rien. Elle est de la confiance en du rien. Elle siège sur un lit d’idées creuses. La « banlieue », comme ils disent, ne vit que par les « cireurs de banlieues », c’est-à-dire par du discours, des mots sans contenu, des platitudes, ainsi que le rappelait un de nos articles.

http://ripostelaique.com/Retour-sur-les-emeutes-de-2005.html

Le crime en France : un colosse aux pieds d’argile

Qu’est-ce en définitive que le crime en France ? Un colosse aux pieds d’argile. D’Alain Soral à Marine Le Pen, quoiqu’on puisse penser de ces deux personnalités politiques, il ne manque pas de voix pour dire que le rétablissement de l’ordre n’exigerait pas une grande mobilisation des forces répressives. Il suffirait d’arrêter quelques leaders de crime, bien connus des services et bien protégés du Système, des types qu’on peut neutraliser mais qu’on refuse explicitement d’arrêter, ou de sanctionner s’ils sont arrêtés. Bref : des protégés. Il suffirait aussi et surtout d’effacer la pseudo-culture d’aujourd’hui, c’est-à-dire tout simplement d’officialiser un autre discours, d’opposer de l’immatériel vertueux à de l’immatériel sacrilège. On n’imagine pas les ravages de l’immatériel sur les aspects matériels du corps social. Manuels scolaires, discours politiques, émissions télévisées, rapports bidons, tout cela est bien de l’immatériel, du discours. Au bout du compte, c’est le discours qui bloque. Contre du discours, opposons du discours ; c’est d’ailleurs ce que nous faisons dans les milieux patriotiques. On essaye, du reste, de nous en empêcher.

Protégés, privilégiés, prioritaires, les racailles sont les fonctionnaires officieux du Système. Autrefois, le crime existait, mais à la marge ; il n’était tout simplement pas considéré comme normal. Et ce n’est pas tant la quantité de violence qui compte que la manière dont elle est envisagée. On parle ici du sens de la violence, non de son quantum. Il existe des sociétés très violentes, mais où les crimes, nombreux, restent universellement perçus comme des monstruosités ; c’est encore le cas, me semble-t-il, aux États-Unis (non que je sois particulièrement américanophile, mais c’est une qualité qu’il faut leur reconnaître). Il existe d’autres sociétés, très violentes aussi, où le criminel est une figure d’adoration de masse : telle est la France. Or, aucune société ne peut supporter un tel degré de terreur, où l’on a l’obligation légale d’idolâtrer ses bourreaux. Où les bourreaux sont en quelque sorte des divinités tutélaires. La terreur, c’est la violence appuyée sur l’inversion des valeurs. Je ne dit pas même qu’il faille en finir avec la violence en France : aucune société ne peut éliminer un certain degré de violence. Ce serait de l’idéalisme que de rêver à une existence paisible de bergers d’Arcadie, comme le rappelait le petit père Kant. Mais l’urgence est de dissocier impérativement la violence de l’inversion des valeurs. Comme je le rappelais dans ma conférence de Clermont-Ferrand, sans négliger la question des moyens, le traitement de la violence est, avant tout, culturel, c’est-à-dire, précisément, immatériel.

http://ripostelaique.com/linversion-des-valeurs-fer-de-lance-du-mondialisme-conference-de-jacques-philarchein-videos.html

Impunité et assistanat sont les deux mamelles de la France. Tout le monde le sait… au début. Personne n’a le droit de le dire. Les gens qui, comme moi, disent que les banlieues ne sont pas forcément peuplées de pauvres se retrouvent en correctionnelle, pendant que des assassins prémédités sont jugés, en correctionnelle également, pour homicide involontaire. Au final, les gens ont oublié les deux mamelles.

http://ripostelaique.com/justice-reflexion-sur-quelques-verdicts-recents.html

LA REINSERTION

L’ambiguïté sexuelle de la racaille : le règne de la « frappette » et du « barlosse »

On aimerait alors terminer cet article par un petit zeste de psychanalyse. Jamais la racaille n’a été aussi dangereuse… Jamais la racaille n’a été aussi péteuse, pardonnez le mot. Le maximum de puissance correspond au maximum de dévirilisation, et aussi de décérébration. Puisque le Système les sert avec des grâces de putain, ils n’ont plus à se donner de peine. Ces prédateurs ne sont plus que des satrapes ; ils ont a peu près autant de virilité sociale que certains eunuques qui, autrefois, gouvernaient des États. Un pouvoir démesuré fondé sur du vide. Le pouvoir d’une aristocratie dégénérée qui, cessant d’être vouée à la chose militaire, s’enfonce dans les plaisirs et les turpitudes, sûre de son immunité, fière de son usurpation, étalant sa force d’apparat, et sentant bien pourtant que le vent pourrait tourner sans qu’elle y puisse grand chose.

Il ne faut donc pas s’étonner que certains rappeurs prennent des poses étranges, masculins et féminins à la fois, hommes-objets huilés chez qui le sur-mâle pour filles soumises le dispute à l’idole crypto-gay, où l’on perçoit une sorte de glamour putassier derrière les airs de gros barbares. La petite frappe serait-elle une « frappette », un mélange de frappe et de lavette ? Le barbare ne serait-il qu’un barbare-lopette, un « barlosse » inconsistant, frère-ennemi-allié du « bolosse », le bourgeois-lopette-lobotomisé de gôche ?

http://fr.wiktionary.org/wiki/bolos

Le rappeur américain Lil Wayne (photo Internet)

Le rappeur américain Lil Wayne (photo Internet)

Jacques Philarcheïn

Post-Scriptum I

Un camarade de Riposte laïque, lisant le brouillon de mon article, me précise par mail le cas de Richard Reid:

« Tu devrais mentionner Reid, le djihadiste anglo antillais aux explosifs dans les chaussures. C’est la densité de l’émigration arabo-pakistano-musulmane qui provoque un mimétisme et modifie l’esprit de certains dans les populations d’accueil. »

Pour le cas Richard Reid, voir

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Reid

Le camarade a raison : ce mimétisme est une preuve supplémentaire de la dévirilisation de l’Occident, mais il ne faut point oublier que tout le monde, au bout du compte, est dévirilisé et décérébré par les concepts du Système.

Post Scriptum II

Au moment même où je lis les remarques de mon camarade, et où j’analyse le concept des « barlosses » (barbares-lopettes), je tombe sur une vidéo intitulée… « Les Barlos », mettant en scène de jeunes racailles blanches, « souchiennes », très déjantées,  sorte de chavs ou de wiggers à la française. Tout un programme.

http://www.youtube.com/watch?v=n22kQsisudg

 

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